Il est devenu bien difficile de vivre à la campagne.
1. Le chômage : les emplois sont rares en milieu rural. L’industrie y est quasi inexistante et l’agriculture se meurt. Dans mon département, le plus gros employeur est une entreprise de services à la personne.
2. Les déserts médicaux : l’accès aux soins est très compliqué et il est difficile de trouver un médecin traitant. Il faut parfois se rendre dans un autre département pour consulter un spécialiste ou accoucher. Les difficultés sont les mêmes en matière de santé mentale.
3. La fermeture des services de proximité : les bureaux de poste ferment, les centres des finances publiques s’éloignent et les délais pour rencontrer une assistante sociale deviennent interminables.
4. La petite enfance et l’enseignement : les crèches et les écoles ferment, faute de moyens et d’enfants.
5. Les transports : à la campagne, la voiture personnelle est indispensable pour aller travailler, faire ses courses ou accéder aux soins. Il est presque impossible de vivre sans véhicule, tandis que les transports en commun sont quasi inexistants.
La ruralité se meurt. Les jeunes quittent la campagne pour les grandes villes, à la recherche d’un emploi. Les villages sont peu attractifs, sauf lorsqu’ils se trouvent à proximité d’une grande ville. La situation démographique est préoccupante : les jeunes y sont bien moins nombreux que les aînés. Les commerces ferment les uns après les autres.
Il est également difficile de se loger : les logements disponibles à la location sont trop peu nombreux, et l’accès à la propriété semble réservé à une poignée de privilégiés.
Cahier de doléances · Ruralité
Problème n° 296
3 solutions proposées
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Il est impératif de briser le cercle vicieux qui pousse les jeunes actifs à quitter les territoires ruraux. Pour cela, il faut y ramener des emplois et créer les conditions qui permettront aux familles de s’y installer et d’y rester.
Rendons nos territoires plus attractifs pour les entreprises, décentralisons le pouvoir au profit des régions/départements et soutenons les agriculteurs, notamment en facilitant l’accès des producteurs locaux à la commande publique. Encourageons également l’artisanat, les commerces de proximité, la création d’entreprises et le télétravail.
Mais l’emploi ne suffit pas à lui seul. Il faut aussi améliorer l’accès aux soins, y compris à la santé mentale, développer des transports adaptés et remettre sur le marché des logements accessibles et de qualité.
L’emploi attire les familles, et leur présence contribue à faire vivre les commerces et préserve les écoles et les services. En agissant sur tous ces leviers, avec les habitants et les élus locaux, il est possible de rendre les territoires ruraux plus vivants, plus accessibles et durablement attractifs.
Il faut réindustrialiser les territoires en définissant des pôles de compétitivité par département, en mettant en place une fiscalité dédiée plus attractive. Ex. :
- Textile et chaussure dans la région de Cholet, dans le Maine-et-Loire : fiscalité plus attractive pour ces secteurs que pour les autres.
- Laboratoires pharmaceutiques à Lyon : idem.
- Pépiniéristes dans le Maine-et-Loire : idem.
- Viticulture dans les zones concernées : idem.
Il serait bien aussi que les entreprises qui perçoivent des aides du département ou de la région emploient des Lot-et-Garonnais au lieu de faire venir des personnes de l'UE ou d'ailleurs qui vont travailler pour des salaires moindres ou dans des conditions plus difficiles.
Remettre la valeur travail au plus haut niveau est absolument nécessaire pour réduire de manière drastique les détenteurs du RSA et des aides sociales.
Notre pays incite les handicapés à travailler ; simultanément, il encourage les bien-portants à vivre chichement en restant sur le canapé.
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