Souveraineté nationale : protéger nos industries, notre agriculture et nos secteurs stratégiques
LE PROBLÈME
Depuis plusieurs décennies, la France a perdu une partie de ses capacités industrielles et de son autonomie dans des secteurs pourtant essentiels à son fonctionnement.
La mondialisation, les délocalisations, les fermetures d'usines et les rachats d'entreprises stratégiques par des groupes étrangers ont progressivement renforcé notre dépendance économique.
Trois exemples illustrent cette situation :
1. L'industrie pharmaceutique
Le Doliprane, médicament emblématique produit en France, est désormais contrôlé par un fonds d'investissement américain à travers le rachat d'Opella. Même si sa production française est actuellement maintenue et fait l'objet d'engagements, cette opération pose la question du contrôle à long terme de nos capacités pharmaceutiques.
Les médicaments essentiels ne devraient pas devenir une source de vulnérabilité en cas de crise internationale ou de rupture d'approvisionnement.
2. L'agriculture française
Nos agriculteurs doivent respecter des normes sanitaires, environnementales et sociales exigeantes, qui entraînent des coûts de production importants.
Parallèlement, certains produits agricoles importés de pays extérieurs à l'Union européenne sont issus de systèmes de production soumis à des obligations différentes.
Les importations de volailles ukrainiennes illustrent notamment les inquiétudes liées aux écarts de coûts et aux conditions de concurrence.
Comment demander à nos agriculteurs de respecter des règles strictes tout en les exposant à une concurrence qui ne supporte pas nécessairement les mêmes contraintes ?
3. Le raffinage pétrolier
La France a perdu une part importante de ses capacités de raffinage. Plusieurs sites historiques ont fermé ou ont été reconvertis.
Cette évolution a accru notre dépendance aux importations de carburants raffinés, notamment de gazole.
Nous dépendons déjà de l'étranger pour une grande par