Tout d'abord, je tiens à vous remercier d'offrir à beaucoup d'entre nous la possibilité de reprendre goût à l'engagement politique. Faire en sorte de cesser de subir, mais avoir la volonté de participer et d'agir, de partager.
J'ai 59 ans et j'ai cessé de voter contre depuis de nombreuses élections. J'aimerais enfin pouvoir voter pour. J'espère que vous m'offrirez cette possibilité. Je le crois. Il y a une certaine urgence à ce qu'un autre mouvement contrecarre celui en cours, belliqueux et dangereux.
Les doléances sont très nombreuses, mais elles ont presque une même cause, un dénominateur commun, entre incompétences et prédations.
J'habite la campagne, un endroit que j'aime et respecte beaucoup. Très belle région du sud Vienne, la Charente limousine. Paisible. Enclavée.
Plus de transports en commun, ou faméliques. Peu de travail — de moins en moins. Paupérisation d'une grande partie de la population. Villages et villes moyennes qui se vident. Superbe patrimoine architectural rural qui pâtit de ce mécanisme de l'abandon.
À l'origine, terre d'élevage. Nombreux bocages, bois, forêts — chênes surtout —, rivières.
Là apparaissent les prédateurs. Nombreux investisseurs à qui l'on offre légalement de procéder à la saignée.
En premier : les promoteurs privés de l'énergie. Éoliennes surtout rentables pour ces différentes sociétés et les fonds de pension étrangers, leurs actionnaires. Juteux contrats d'investissement sur 25 ans.
Un détail : éoliennes qu'on importe de Chine.
Hectares recouverts de panneaux photovoltaïques. Autres prédateurs, même système.
Je n'oublie pas le dumping chinois, là encore, sur ce savoir-faire de notre industrie, qu'on a laissé étouffer sans rien dire.
D'autres mutilations à venir, je crains.
Mais certains aussi agissent pour contrer, et c'est heureux, même si ça doit s'avérer vain. Je pense aux nombreuses associations qui se sont créées pour tenter de ralentir ce processus.
P.-S. : Je ne suis en rien contre les énergies renouvelables.