Ce qu’on nomme « diagonale du vide » dépérit. Montluçon a perdu un quart de ses habitants : 56 000 en 1975, 33 000 en 2023. Conséquences : effondrement des commerces et petits commerces, des restaurants, des activités sociales qui font le rire, le plaisir, le bonheur des gens. Saint-Dizier, Vierzon, ont perdu + 25 % de leurs populations sur les quarante dernières années. Decazeville, 50 % de sa population. Cela rend le territoire moins attractif, intensifiant les déserts médicaux, l’absence d’investissement, piscines municipales ou absence d’universités. Le serpent se mord alors la queue : moins de perspectives d’avenir, ces territoires se vident, encore moins de perspectives.
Les Vosges ou la Meuse deviennent petit à petit des villes-dortoirs, avec une population travaillant en Suisse, au Luxembourg. Le coût de l’immobilier n’en est pas moins cher, car ces territoires deviennent la proie des maisons secondaires des Parisiens. Les municipales ne combattent pas cet état de fait, ce qui donne la situation absurde qu’un Meusien qui souhaiterait vivre à Verdun n’a pas de perspective d’emploi, donc aucune possibilité d’acheter une maison dont le prix se décuple avec les maisons secondaires. Ce Meusien est confiné dans l’arrière-pays, loin de villes aux accès complexifiés puisque le réseau ferroviaire a été démantelé dans ces régions. C’est le processus à Alençon dans l’Orne, les Parisiens achètent des maisons secondaires et contraignent les locaux à se déporter dans l’arrière-pays, là où il y a encore moins de travail et moins d’activité sociale.
Cahier de doléances · Ruralité
Problème n° 4808
1 solution proposée
- Relancer l’industrie dans la diagonale du vide en investissant autour des villes (Nevers, Montluçon, Verdun, Tulle, etc.).
- La mise en activité industrielle attirerait l’investissement immobilier, ce qui permettrait de réduire la difficulté à se loger et peut-être aussi le coût global de l’immobilier en France, puisque l’offre deviendrait plus vaste.
- Miser sur une ville : décider d’investir dans l’industrie et dans le bâtiment pour transformer une de ces petites villes du centre en ville de + 70 000 habitants. On pourrait implanter une faculté (d’agriculture) réputée.
- Connecter les départements de la diagonale du vide à un réseau ferroviaire et de trams qui épouse leur singularité et leur forme, qui relierait Verdun à Brive-la-Gaillarde et Rodez (et pas Paris qui n’a pas d’utilité concrète pour la vie des habitants). Ce réseau permettrait un déplacement entre les zones d’activités économiques, naturelles, culturelles, sociales, ce qui favoriserait une économie de zone, mais aussi cela permettrait de lutter contre les déserts médicaux : les jeunes médecins et infirmiers pourraient utiliser ce réseau de train et de tram pour se rendre sur le lieu de travail et profiter des bénéfices d’une grande ville le soir. Le transport rendrait la zone attractive.
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