Les chercheurs et enseignants-chercheurs consacrent beaucoup trop de temps à des tâches administratives, notamment pour rechercher des financements.
C'est un énorme gâchis intellectuel et économique : ce temps perdu n'est pas consacré à la valorisation de leur expertise scientifique au bénéfice de la communauté (scientifique, tissu industriel ou société tout entière).
L'ironie est que les dossiers produits sont examinés par des non-experts qui retiennent des critères parfois ubuesques (mots-clés à la mode ou critère arbitraire pour distinguer un dossier parmi d'autres tout aussi intéressants).
C'est le résultat de la raréfaction des moyens publics et d'une réponse inadaptée de l'administration publique.
Il faut réfléchir à des modes de financement plus efficaces et plus agiles, qui :
- libèrent les chercheurs qui font ce pour quoi ils ont été (chèrement) formés ;
- encouragent les axes stratégiques définis par la communauté nationale ;
- renforcent les coopérations recherche-industrie.
Les économies ne passent pas nécessairement par moins de financement, mais par un meilleur usage de nos ressources, y compris humaines !