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Cahier de doléances · Recherche

Problème n° 49

Les chercheurs et enseignants-chercheurs consacrent beaucoup trop de temps à des tâches administratives, notamment pour rechercher des financements.
C'est un énorme gâchis intellectuel et économique : ce temps perdu n'est pas consacré à la valorisation de leur expertise scientifique au bénéfice de la communauté (scientifique, tissu industriel ou société tout entière).
L'ironie est que les dossiers produits sont examinés par des non-experts qui retiennent des critères parfois ubuesques (mots-clés à la mode ou critère arbitraire pour distinguer un dossier parmi d'autres tout aussi intéressants).

C'est le résultat de la raréfaction des moyens publics et d'une réponse inadaptée de l'administration publique.

Il faut réfléchir à des modes de financement plus efficaces et plus agiles, qui :
- libèrent les chercheurs qui font ce pour quoi ils ont été (chèrement) formés ;
- encouragent les axes stratégiques définis par la communauté nationale ;
- renforcent les coopérations recherche-industrie.

Les économies ne passent pas nécessairement par moins de financement, mais par un meilleur usage de nos ressources, y compris humaines !

Depuis Moselle (57) · 4 octobre

4 solutions proposées

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Solution n° 1496Préférée des inscritsNiveau : État

En termes de financement de la recherche publique, il faudrait rééquilibrer les choses entre dotation récurrente et financement sur projet, pour libérer du temps aux chercheurs pour faire de la science concrète et non sur papier...

Aujourd'hui, en fonction des appels à projets, on tourne autour de 10 % de réussite... Autrement dit, 90 % du temps passé à rédiger des projets, c'est du temps en partie perdu, et donc de l'argent... Sur tous ces projets, certains sont certainement perfectibles, mais on peut raisonnablement penser que plus de la moitié sont clairement d'excellente qualité...

Pour financer nos projets, jusqu'à récemment, on nous disait de soumettre nos projets à l'ANR (pour la plupart). Maintenant, vu que l'ANR n'a plus suffisamment d'argent, on nous dit qu'il faut aller chercher de l'argent à l'Europe... Sauf pour des thématiques/sujets de recherche particuliers, qui a envie de monter et de gérer un projet « usine à gaz », avec X partenaires européens, où on passe plus de temps à faire du reporting, de l'administratif, de la communication, qu'à faire de la science ?...

Vu notre situation financière actuelle, ne faudrait-il pas réduire notre contribution au « pot commun » de l'UE pour réorienter une partie de ces crédits directement vers notre recherche ?

Comme mentionné dans un autre témoignage, le crédit d'impôt recherche (CIR) doit impérativement être réformé, peut-être réduit et donné en contrepartie d'une réelle recherche pour l'innovation, et non comme une énième niche fiscale. La majeure partie de l'enveloppe actuelle du CIR devrait être réorientée vers les universités, qui, pour la plupart, sont en déficit chronique. Redonner les moyens aux universités et aux instituts de recherche de faire un enseignement et une recherche de qualité.

Depuis Finistère (29) · 5 octobre
Solution n° 50Niveau : État

Il est toujours bien plus facile de poser des diagnostics que de proposer des solutions, mais je me risque à l'exercice.

1. Le CIR doit être réorienté pour réellement financer la recherche et l'innovation au service de notre industrie.
Ce ne doit pas être une niche fiscale qui compense les niveaux de taxation des entreprises.

2. S'inspirer de nos voisins européens : financement pluriannuel des laboratoires qui s'engagent sur des axes de recherche et une stratégie clairement identifiée, adossés à des partenaires industriels chaque fois que c'est possible.
Une fois le financement sécurisé, la production scientifique suivra bien plus sûrement.

Depuis Moselle (57) · 4 octobre
Solution n° 314Niveau : État

Le problème semble ici autant la disponibilité des ressources financières que le temps utilisé — déjà et seulement — à leur recherche.

L’utilisation de ce temps pourrait peut-être faire l’objet d’une formation professionnelle ? Cela permettrait de mettre à disposition des chercheurs un profil dont le travail serait de personnaliser le meilleur des financements pour une recherche et le scientifique qui en a besoin pour cela. La question serait ensuite de savoir qui serait l’employeur de ce spécialiste financier et sous quelle proportion, sachant que la recherche scientifique est aussi d’intérêt général.

Depuis 99 · 4 octobre
Solution n° 1072Niveau : État

Il faut bien distinguer les frais de fonctionnement et les appels à projet. (ANR, PEPR,etc.)

Quand l'ancien PDG du CNRS dit au parlementaire « vous nous avez piquer 1/2 milliard € en 2 ans », il faut juste écouter des revendications des chercheur, enseignant chercheur titulaires, enseignant chercheur contractuel, les doctorants, le personnel administratif, les personnelles techniques.

(il y a des institutions qui maîtrisent bien ce système notamment le coté géologique de France)

Depuis Charente-Maritime (17) · 5 octobre

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