L'immigration est abondante à notre époque en France et apporte des cultures connaissant bien peu de nos bases et de nos essentiels. Cela abaisse le contact et augmente la difficulté à l'école.
Cahier de doléances · Immigration
Problème n° 58
3 solutions proposées
Votez pour celle qui vous semble la meilleure : une voix par personne, que vous pouvez déplacer.
Je propose au demandeur d'asile une dictée et un questionnaire afin de savoir s'il connaît les coutumes, les principes, les lois et la culture française (qui nomme-t-on le Roi-Soleil ? Citez trois fables de La Fontaine. De qui vient la célèbre citation « Je pense donc je suis » ? Qu'est-ce que la courtoisie ? Qui est Claude Monet ? De quand date la Révolution française ?…).
Mais allons ! 90 % des Français sont incapables de répondre à vos questions !
Je pense que l’intégration ne devrait plus commencer le jour où une personne arrive en France. Lorsqu’une installation durable peut être préparée, elle devrait commencer dès le moment où la République décide d’accueillir cette personne. L’arrivée sur le territoire deviendrait ainsi le début d’un parcours déjà organisé, et non une découverte improvisée de la France.
Nous pourrions créer un Programme national d’intégration obligatoire pour toute personne admise à s’installer durablement dans notre pays. Lorsque cela est possible, une première partie commencerait avant même le départ : apprentissage du français, découverte de l’histoire de France, de ses institutions, de ses principes, des droits et des devoirs qui organisent la vie collective.
Le futur arrivant pourrait également connaître à l’avance le territoire où il sera accueilli, le besoin auquel son admission répond lorsqu’il en existe un, le référent qui suivra son parcours et le Parrain de la République qui l’accompagnera. Lorsque l’arrivée ne peut pas être anticipée, notamment dans certaines situations d’asile, cette organisation commencerait dès que le droit de s’établir durablement en France est reconnu.
Cette démarche pourrait être formalisée par un Pacte français d’accueil et d’intégration. Je le vois comme un engagement réciproque. La France s’engagerait à organiser l’accueil, les formations, le suivi administratif et les conditions nécessaires à une installation réussie. En retour, le nouvel arrivant s’engagerait à suivre le programme, à participer aux enseignements prévus et à respecter les obligations qu’il aurait acceptées.
Chaque personne disposerait d’un Référent de la République, interlocuteur institutionnel unique chargé de coordonner l’ensemble de son parcours. Son rôle serait de suivre les démarches, d’identifier les difficultés et de mobiliser les administrations compétentes lorsque cela est nécessaire.
À ses côtés, un Parrain de la République remplirait une mission différente. Le référent représenterait les institutions ; le parrain représenterait davantage la société. Il pourrait aider à comprendre les usages de la vie quotidienne, faciliter les rencontres, expliquer certains codes sociaux et créer ce lien humain qu’une administration ne peut pas toujours produire.
Je pense que cette dimension est importante. Une administration peut ouvrir un droit, expliquer une règle ou organiser une formation. Elle ne peut pas, à elle seule, permettre à quelqu’un de trouver progressivement sa place dans une communauté.
Chaque nouvel arrivant pourrait également disposer d’un espace numérique personnel regroupant son calendrier de formation, ses évaluations, les objectifs fixés, ses échanges avec son référent et les ressources nécessaires. Ce dossier unique permettrait d’éviter que plusieurs administrations interviennent successivement sans connaître le travail déjà accompli.
Tous les six mois, une évaluation pourrait mesurer les progrès réalisés : maîtrise du français, connaissance des institutions, participation au programme, insertion professionnelle et autres objectifs fixés. Mais cette évaluation devrait être réciproque. Elle devrait aussi permettre de vérifier que la France a effectivement tenu ses propres engagements.
Il me semble essentiel de distinguer la difficulté du refus. Celui qui essaie réellement mais rencontre des obstacles devrait bénéficier de davantage d’aide, de formations complémentaires ou d’un accompagnement renforcé. En revanche, le refus volontaire, répété et injustifié de respecter les engagements pris pourrait avoir des conséquences sur le droit au séjour ou l’autorisation de travail, dans les conditions prévues par la loi.
Les résultats de ces parcours pourraient enfin être anonymisés et étudiés à l’échelle nationale afin d’identifier ce qui fonctionne, ce qui échoue et ce qui doit être amélioré. Le programme d’intégration lui-même évoluerait ainsi en fonction des résultats réellement observés.
Je crois que cette organisation permettrait de changer profondément notre manière d’accueillir. La République ne se contenterait plus d’autoriser une installation en espérant que l’intégration se fasse avec le temps. Elle préparerait les conditions de cette intégration chaque fois que cela est possible, et les organiserait immédiatement lorsque l’arrivée ne pouvait pas être anticipée.
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