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Cahier de doléances · Laïcité

Problème n° 695

Il me semble aujourd'hui urgent d'inverser une tendance lourde : celle de mettre en avant ce qui nous différencie plutôt que ce qui nous rassemble. La multiplication des revendications communautaires et l'affichage des appartenances particulières effritent peu à peu notre capacité à « faire société ».
Dans cette perspective, la religion relève selon moi d'un choix intime, d'une relation strictement privée entre un individu et sa conscience. Elle n'a pas à s'afficher dans la sphère publique ou les interactions du quotidien. Lorsque je m'adresse à un professionnel — à la banque, dans un commerce ou au travail —, je souhaite échanger avec une personne pour ses compétences et son rôle social, sans que sa foi ou ses croyances ne me soient imposées à travers des signes caractéristiques.
Par ailleurs, nous ne pouvons ignorer la portée de ces symboles quant à la liberté individuelle, notamment celle des femmes. Même lorsque des signes ostensibles sont portés de manière apparemment libre en France, leur banalisation dans l'espace public renforce la pression sur celles qui n'ont pas ce choix. Notre pays a une responsabilité vis-à-vis de toutes les femmes qui, ici ou ailleurs, subissent la contrainte et la violence de dogmes restrictifs.

Depuis Seine-et-Marne (77) · 4 octobre

3 solutions proposées

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Solution n° 696Préférée des inscritsNiveau : État

Pour vivre ensemble de manière apaisée, nous devons nous retrouver autour d'un socle commun et de ce qui réunit tous les citoyens.
L'effacement des symboles religieux protège l'espace commun et garantit le droit de chacun à ne pas être confronté à l'intimité spirituelle d'autrui.
Retrouver le sens du commun exige de réaffirmer la laïcité, la neutralité, seule capable de préserver l'égalité et de nous rassembler au-delà de nos différences.

Depuis Seine-et-Marne (77) · 4 octobre
Solution n° 1298Niveau : État

Même à l'heure actuelle, certains députés font la confusion entre laïcité et interdiction. Or, il s'agit du contraire. Il s'agit de préserver l'intimité de chacun. Le droit de chacun à pratiquer sa spiritualité, ses croyances, mais à l'intérieur de son cercle privé. L'État, les agences de l'État ou toutes les institutions dépendant de l'État n'ont pas à se mêler de religion, afin de ne pas préférer l'une aux autres et afin de garantir la liberté de chacun.

L'une des solutions serait de réexpliquer aux Français adultes ce que sont en réalité la laïcité et la loi de 1905. Par ailleurs, nous devons éduquer les enfants en ce sens.

Depuis Loire-Atlantique (44) · 5 octobre
Solution n° 2084Niveau : État

Il est évident que la banalisation du voile met la pression sur celles qui ne le portent pas. On ne peut pas le considérer formidable ici et abominable en Iran.
Pourtant, même si l'usage dans notre pays est d'être discret avec sa foi, ce n'est pas le port du voile en lui-même le problème, mais les revendications qui vont avec : et le voile au boulot, au sport, burkini à la piscine, je suis avocate et je veux plaider en voile... Cependant, l'interdiction n'est pas une solution, car elle renforce l'opposition (sauf dans les situations où il faut un cadre protecteur pour les dirigeants, comme dans les fédérations sportives).
Le religieux ne fixe pas les règles de vie en commun.

La reconquête républicaine prendra du temps et elle passera par l'instruction, l'histoire, la littérature si bien décrite dans le livre de Mme Polony.

Mais pas que... Il me semble indispensable de relancer les classes bilingues en rajoutant l'arabe.
C'est une langue vivante comme les autres. Il doit bien exister une littérature humaniste et laïque qui puisse être abordée au collège et qui sortirait de la prédominance idéologique des réseaux sociaux, des chaînes télévisées étrangères.
Donnons à lire des textes conformes avec nos valeurs républicaines.

Depuis Hérault (34) · 6 octobre

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