Née en cité et donc en ZEP, j’ai bénéficié de temps d’activités (fin des cours 15 h 30 et activités jusqu’à 17 h, gratuites) sans compter les MJC et tout était à proximité. Je pensais évoluer dans la société en devenant agricultrice et en faisant grandir mes enfants au vert. Eh bien mes enfants ont tellement peu de propositions d’épanouissement et de découvertes d’ateliers (artistiques ou artisanaux). J’ai l’impression de leur offrir un cadre de vie tellement moins varié. En campagne si vous voulez que vos enfants découvrent la vie, il faut se battre. Travailler, faire le taxi, chercher les bonnes infos, rien ne vient à vous et c’est tellement plus chronophage et cher… Finalement notre ado n’a qu’une hâte, c’est de quitter sa campagne, c’est dommage.
D’ailleurs même quand ils ont l’âge de se débrouiller pour sortir, tout est un frein, pas de bus les mercredis après-midi ni les week-ends. On ne met plus ou beaucoup moins les enfants sur des scooters ou autres mobylettes, on ne les laisse plus faire du stop, trop dangereux. Vu le prix des voitures d’occasion, on ne leur achète pas de voiture, de toute façon ils n’auraient pas de quoi y mettre de l’essence…
Cahier de doléances · Ruralité
Problème n° 8802
1 solution proposée
Recensement dans les campagnes et adaptation des lignes de bus, en quantité plus importante, dans des horaires judicieux et avec des véhicules appropriés (les bus pour 60 places remplis avec 10 personnes ne sont pas rares)
Considérer la ruralité comme les ZEP, avec découverte de l’art et de l’artisanat l’après-midi. En effet, les enfants qui n’ont pas la chance d’avoir des parents motorisés et/ou motivés sont très seuls en ruralité.
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