L’immigration semble aujourd’hui non contrôlée. C’est peu de le dire, et chacun le voit, ce qui fait monter les votes d’extrême droite. Or, ces personnes doivent trouver une place dans notre société — cela s’appelle l’insertion — ou sinon repartir.
Cahier de doléances · Immigration
Problème n° 93
7 solutions proposées
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Et surtout mettre en place une immigration choisie telle que la pratique le Canada. La France a besoin de l’immigration du fait de son déclin démographique, mais cette immigration doit être choisie et contrôlée. Une grande partie de l’immigration doit être sélectionnée selon des critères économiques (qualification, expérience…) et des besoins du marché du travail. Et bien sûr, à une adhésion sans faille aux valeurs républicaines de la France.
Il existe des associations qui tentent de trouver des emplois pour tous ces migrants, mais elles sont débordées et ne font, de fait, qu’un travail partiel. Il faudrait :
- mieux contrôler les frontières ;
- un guichet unique, d’État, avec un ministère dédié à l’immigration qui doit rendre des comptes, pour étudier chaque cas avec diligence et bienveillance, mais exigence aussi.
Ceux qui ne veulent pas s’intégrer (langue et culture, travail) devront repartir et ne pas être logés par l’État, et encore moins traîner dans des tentes le long du boulevard de la Villette !
Je pense que toute décision d’accueil durable devrait engager la République et le nouvel arrivant
Je pense que la politique migratoire relève d’abord de la souveraineté nationale. La France ne devrait ni considérer l’immigration comme un droit automatique à entrer sur son territoire, ni refuser par principe d’accueillir. Elle devrait décider en fonction de ses besoins, de ses capacités et de ses devoirs humanitaires, dans le respect des engagements juridiques qu’elle a librement souscrits.
Mais toute décision d’accueil crée une responsabilité. Lorsqu’une personne a vocation à s’installer durablement en France, la République ne devrait pas se contenter d’autoriser son arrivée puis de la laisser naviguer entre plusieurs administrations. Aujourd’hui, préfectures, OFII, OFPRA, France Travail, CAF, Assurance maladie, Éducation nationale, collectivités et associations interviennent chacun sur une partie du parcours, sans qu’une autorité soit réellement responsable de l’intégration dans son ensemble.
Je pense que nous pourrions confier cette mission à une responsabilité unique, en réorganisant si nécessaire des structures existantes plutôt qu’en en créant une nouvelle. Cette autorité suivrait le parcours dans sa globalité : langue, emploi, logement, scolarisation des enfants, démarches administratives, compréhension des institutions et création de liens avec la population. Elle devrait pouvoir savoir où en est chaque personne, quelles difficultés subsistent et ce qui empêche encore son intégration.
L’objectif serait simple : ne plus gérer une succession de procédures, mais accompagner un véritable parcours humain jusqu’à l’entrée pleine et entière dans la communauté nationale.
Je pense également que l’intégration devrait être une obligation réciproque. La République aurait le devoir d’offrir un accompagnement clair, exigeant et adapté. En retour, celui qui choisit de s’établir durablement en France devrait s’engager à suivre ce parcours et à accomplir les démarches nécessaires pour rejoindre pleinement la Nation.
Ce parcours comprendrait notamment la maîtrise de la langue française, la connaissance de l’histoire de France, de ses institutions, des droits et des devoirs attachés à la vie en République, ainsi que la compréhension et le respect des principes fondamentaux qui régissent notre pays.
Le droit de s’établir durablement pourrait être lié à la réussite de ce parcours, selon des critères objectifs, transparents et identiques sur tout le territoire. L’intégration ne devrait pas être seulement déclarée : elle devrait pouvoir être constatée dans les actes et dans les progrès accomplis.
Des évaluations régulières permettraient de mesurer ces progrès, d’identifier les difficultés et d’adapter l’accompagnement. Il ne s’agirait pas de surveiller les personnes, mais de vérifier que le parcours avance réellement et de donner à chacun les moyens de satisfaire aux exigences qui lui sont demandées.
Cette intégration ne devrait pas être seulement administrative. Elle pourrait aussi s’appuyer sur des citoyens engagés, capables d’accompagner les nouveaux arrivants dans la découverte du pays, de ses usages et de sa vie quotidienne, notamment à travers les Parrains de la République.
Il me semble également juste de distinguer clairement la difficulté du refus. Une personne qui apprend lentement, rencontre des obstacles ou échoue temporairement devrait continuer à être accompagnée. En revanche, le refus volontaire, répété et injustifié de participer au parcours pourrait entraîner le non-renouvellement ou le retrait du droit au séjour, dans les conditions prévues par la loi.
Cette exigence ne suppose pas d’effacer les origines. Chacun doit rester libre de conserver ses attaches familiales, culturelles, religieuses ou linguistiques. Mais ces appartenances ne devraient pas se substituer à l’appartenance politique commune. Elles peuvent enrichir une identité personnelle ; elles ne peuvent remplacer la Nation.
Je crois donc que nous devrions regarder l’accueil et l’intégration comme une seule décision. Une République responsable ne se contente pas d’autoriser une personne à vivre sur son territoire. Elle lui donne les moyens de rejoindre pleinement la communauté nationale et lui demande, en retour, d’accomplir sa part du chemin.
Il faut développer très fortement l'aide à l'intégration : maîtrise de la langue ET DES COUTUMES. On ne peut plus continuer à recevoir autant de migrants sans imposer les limites à une bonne intégration dans notre pays. En Italie, de nombreux migrants entrent dans des associations d'aide à la personne. Il n'est pas nécessaire d'avoir un gros bagage intellectuel pour aider les personnes : un peu de cœur pour s'intégrer et se sentir aimé des autres.
Le tout cadeau donné aux migrants arrivant en France ne doit pas exister. Il ne faut pas attirer la moitié de l'Afrique avec des promesses qu'on ne peut plus tenir.
Au-delà de l'immigration, il y a la question de l'intégration. Il y a, d'une part, un manque de moyens et d'accompagnement chez nos nouveaux arrivants, mais il y en a trop. Résultat : nous sommes débordés.
Il faut, dans un premier temps, couper toutes les voies d'immigration temporairement, pendant environ un an. L'Allemagne l'a fait il y a quelques années, c'est juridiquement possible. Nous laissons uniquement les étudiants étrangers. Pendant ce laps de temps, il faut traiter les migrants sur place. En parallèle, il faut aussi revoir nos conditions d'accueil pour mettre en place une exigence plus importante dans les voies légales et surtout illégales de cette immigration.
Ensuite, renvoyer les migrants, c'est facile à dire. Encore faut-il que les pays acceptent de les récupérer, notamment pour les OQTF. Il faut donc engager une diplomatie avec les pays de départ pour qu'ils reprennent leurs habitants.
Il faut également comprendre pourquoi les gens partent de chez eux. Avant d'arriver en France, les gens quittent leur propre pays. Guerre, conditions économiques, conditions climatiques, persécutions, etc. Il faut, une nouvelle fois, engager un travail diplomatique pour que les gens ne partent pas de chez eux.
L’immigration choisie, utilisée dans de grandes démocraties (Canada, p. ex.), est une piste, car on a besoin d’immigrants, mais surtout pour combler nos déficits d’emplois.
Prendre ses responsabilités et aussi faire des choix éclairés, et savoir les expliquer en les justifiant.
La montée de l'extrême droite est un signal dramatique dans l'histoire et est due à un besoin de protection et de renfermement contre ce que l'on craint. L'immigration est une opportunité qu'il faut savoir accompagner et réguler. Il faut être courageux pour le dire sans partir dans les travers de l'extrême droite.
Nos services publics ne sont plus dimensionnés pour offrir un service à la hauteur des Français. Le service public doit profiter aux personnes qui en ont besoin, et une immigration non accompagnée, non intégrée dans la société française, va nécessiter un besoin de service plus important et plus longtemps. Une immigration choisie facilite l'intégration (solution simple et élitiste). Une immigration sociale coûte d'autant plus qu'elle n'est pas suffisamment accompagnée.
Faisons le choix de réguler pour mieux accompagner et intégrer dans le système actif l'immigration de demain. Et faisons un effort pour accompagner et mettre en activité l'immigration d'hier qui ne trouve pas sa place. L'éducation et l'industrialisation sont des clés pour l'intégration.
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