Natacha Polony doit se positionner comme la candidate du progrès scientifique et technologique, de l’innovation et de la souveraineté industrielle. Elle doit porter une ambition positive, rationnelle et humaniste, capable de réconcilier excellence scientifique, prospérité économique, justice sociale et transition écologique.
La France doit retrouver une ambition scientifique et industrielle pour ne pas devenir dépendante des innovations conçues et produites à l’étranger.
1. Investir massivement dans la recherche et l’innovation
Programmer un effort national pluriannuel et ambitieux de recherche et développement, public et privé, avec un objectif de 4 % du PIB à terme.
Concentrer les investissements sur les technologies stratégiques de demain :
- Physique quantique, informatique quantique et nouveaux matériaux.
- Superintelligence artificielle, robotique et automatisation.
- Biotechnologies, génomique et médecine personnalisée.
- Énergies décarbonées, hydrogène et stockage de l’électricité.
- Nanotechnologies, spatial et cybersécurité.
Renforcer les moyens du CNRS, du CEA, de l’INRIA, de l’INSERM, des universités et des laboratoires publics. Mieux financer les chercheurs, simplifier les procédures administratives et soutenir les équipements scientifiques de pointe.
2. Garantir notre souveraineté technologique
Réduire nos dépendances stratégiques en développant nos propres capacités de conception, de production et de maîtrise technologique.
Soutenir les filières françaises et européennes des semi-conducteurs, des composants électroniques, des processeurs, des ordinateurs quantiques, de l’intelligence artificielle, des batteries, des médicaments et des technologies de santé.
Développer des infrastructures nationales de calcul intensif, des modèles d’IA performants et des solutions numériques souveraines.
3. Mettre la robotique et l’intelligence artificielle au service de l’humain
Faire de l’automatisation un levier d’amélioration des conditions de travail, de la productivité et de la qualité de vie.
Développer des robots capables de prendre en charge les tâches pénibles, répétitives ou dangereuses, notamment dans l’industrie, l’agriculture, le bâtiment et les établissements médico-sociaux.
Accélérer le développement de la robotique d’assistance aux personnes âgées et handicapées et déployer des outils d’intelligence artificielle pour soulager les professionnels de santé et simplifier les services publics.
4. Faire de l’innovation un moteur de la transition écologique
Mettre l’IA et la robotique au service de la protection de la nature et de la lutte contre le réchauffement climatique.
L’intelligence artificielle permettra notamment d’optimiser la consommation d’énergie et la gestion des ressources naturelles. La robotique pourra considérablement améliorer le tri et le recyclage des déchets, notamment des plastiques, contribuant ainsi au développement de l’économie circulaire.
L’IA pourra également contribuer à la captation et à la valorisation du carbone, ainsi qu’au développement d’une agriculture plus durable grâce à une utilisation ciblée de l’eau, des engrais et des traitements.
La biodiversité pourra être mieux protégée grâce à des capteurs et des drones associés à l’IA, capables de surveiller les forêts, les océans et les espèces menacées, afin de détecter rapidement les activités illégales telles que la déforestation et le braconnage.
5. Faire de la France une puissance attractive pour les talents et les entreprises innovantes
Mieux rémunérer les chercheurs, renforcer les formations scientifiques dès le plus jeune âge, faciliter les passerelles entre recherche publique et entreprises et développer les incubateurs technologiques.
Créer des fonds d’investissement stratégiques de long terme pour accompagner les jeunes entreprises innovantes et éviter que nos découvertes et nos fleurons technologiques soient systématiquement rachetés par des intérêts étrangers.
Renforcer les coopérations entre universités, grandes écoles, laboratoires, PME, ETI et grands groupes industriels.
Notre ambition : ne pas subir la révolution technologique, mais en devenir l’un des moteurs.
Natacha Polony pourrait incarner une troisième voie entre conservatisme technophobe et laisser-faire technologique : celle d’une France indépendante, innovante et ambitieuse, qui investit dans la science, maîtrise ses technologies stratégiques et met les découvertes au service du bien commun.
La France ne doit pas être une simple consommatrice des technologies conçues ailleurs. Elle doit redevenir une nation qui invente, qui produit, qui soigne, qui protège et qui rayonne.
Ne cessons pas de rendre la vie meilleure grâce aux progrès scientifiques et technologiques.