L’interdiction en France du diagnostic préimplantatoire des aneuploïdies (DPI-A) prive de nombreuses personnes engagées dans un parcours de procréation médicalement assistée (PMA) de cet examen médical permettant pourtant d’améliorer considérablement le taux de réussite des tentatives de grossesse.
L’intérêt du DPI-A est vital pour prévenir les fausses couches liées aux anomalies chromosomiques.
Comme le rappelait la députée Constance de Pélichy (LIOT), première signataire de la proposition de loi transpartisane visant à légaliser cet examen, sur les quelque 88 000 fécondations in vitro réalisées chaque année en France, près de 65 000 ne donnent lieu à aucune naissance ! Ces chiffres soulignent l’importance des implantations embryonnaires non viables et la nécessité de légaliser le DPI-A, qui aurait pour effet d’améliorer considérablement les chances de concrétiser rapidement de nombreux projets parentaux, dans un contexte où toute mesure nataliste est bonne à prendre.
Cette interdiction crée également une inégalité sociale et une perte économique : les personnes qui disposent de moyens financiers suffisants peuvent se rendre à l’étranger pour accéder à cette technique payante, tandis que les autres en sont privées. Elle entraîne ainsi de grosses dépenses supplémentaires au profit d’un autre pays que la France. Il en va de même pour l’interdiction de toute GPA, qui représente un manque à gagner pour l’économie française puisque de nombreux couples dépensent des sommes très élevées pour financer une GPA légale à l’étranger.
Dans un contexte de baisse de la natalité et de difficultés croissantes rencontrées par de nombreuses personnes pour concrétiser leur projet parental, il apparaît nécessaire de réexaminer une législation qui interdit l’accès aux assistances médicales à la procréation que sont le DPI-A et la GPA.