Un modèle de financement du sport fragilisé et de plus en plus contraint :
- baisse ou tension sur les financements publics de l’État et des collectivités,
- forte dépendance du mouvement sportif aux subventions publiques,
- augmentation des coûts de fonctionnement des clubs : déplacements, équipements, énergie, assurances, emplois, organisation des compétitions,
- difficulté à diversifier les ressources sans augmenter fortement le coût supporté par les licenciés,
- décalage entre les ambitions affichées pour le sport et les moyens réellement disponibles.
Une crise du modèle bénévole sur lequel repose pourtant une grande partie du sport français :
- difficulté croissante à recruter et surtout à fidéliser les bénévoles,
- concentration des responsabilités sur un nombre réduit de dirigeants,
- vieillissement d’une partie des dirigeants et difficulté de renouvellement générationnel,
- responsabilités juridiques, administratives et financières de plus en plus importantes,
- multiplication des normes et démarches administratives,
- attentes croissantes envers les clubs alors que leur fonctionnement reste largement bénévole,
- difficulté à concilier bénévolat, vie professionnelle et vie personnelle.
Une contradiction entre professionnalisation attendue et fonctionnement associatif :
- l’État, les fédérations et les collectivités demandent davantage de structuration, de compétences, de transparence et d’évaluation,
- les clubs doivent gérer des sujets devenus complexes : RH, comptabilité, subventions, sécurité, VSS, développement durable, communication, numérique, santé, inclusion…
- mais les moyens humains supplémentaires ne suivent pas nécessairement,
- le bénévole est progressivement amené à exercer des missions proches de celles d’un professionnel, sans rémunération et avec un temps disponible limité.