Dossier de l’autoroute 412 en Haute-Savoie : projet initié dans les années 80, annulé par le Conseil d’État en 1997 et remis sur la table en 2019.
Depuis 5 ans, toutes les strates de l’administration — État, région, département — font le nécessaire pour que le projet aboutisse.
Les pressions d’un groupe agroalimentaire international basé dans le secteur auraient favorisé le redémarrage de cette infrastructure.
Tout ceci en dépit des avis défavorables de différentes agences environnementales et de nombreux recours motivés et déposés depuis des années.
Nous le savons, favoriser le transport automobile dans le futur va à l’encontre des actions nécessaires pour la diminution des GES.
De plus, présents quotidiennement sur le terrain depuis fin août 2026, habitants et défenseurs de la nature constatent de multiples irrégularités sur les chantiers de l’A412.
Plusieurs obligations strictes de l’autorisation environnementale (un document de plus de 100 pages assorti de 250 pages d’annexes) ne sont pas respectées.
Tout est fait pour contourner la démocratie citoyenne et court-circuiter la justice, pour invoquer ensuite le « fait accompli ».
La signature tardive de l’autorisation environnementale, suivie du démarrage quasi immédiat des travaux et de leur intensification, vise à prendre de vitesse la justice et à court-circuiter l’action des défenseurs de la nature et du bien commun.
- 180 hectares de zones vertes seront impactés, dont 70 ha de terres agricoles et 55 ha de zones humides riches en biodiversité.