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Cahier de doléances · Éducation

Problème n° 1048

Durant plus de dix ans, j'ai tenu la fonction de déléguée aux parents d'élèves des différentes classes de ma fille jusqu'à la fin de sa scolarité en 2022, ce qui m'a permis d'observer de l'intérieur les différents dysfonctionnements de l'école. Et Dieu sait qu'ils sont nombreux !
- Tout d'abord, depuis quand précisément les élèves passent en classe supérieure même s'ils ne le méritent pas ? (insuffisance de leur moyenne générale, problèmes de comportement tout au long de l'année. L'école n'a-t-elle pas un rôle pédagogique ? Passer en classe supérieure sans avoir fait le moindre effort avec des résultats catastrophiques : cela est-il pédagogique ? Quel est le message que l'on veut faire passer ? A quoi sert l'effort dans ce cas-là ?
- Certains profs, un fois leur certification obtenue, ne jugent pas utile d'organiser des cours structurés afin que les élèves comprennent. J'en veux pour preuve des profs de langue donnant des photocopies et disant aux élèves d'aller chercher la signification des mots sur Google alors qu'eux ouvrent un livre ou jouent sur leur téléphone. Véridique et fréquent !
- Les suggestions d'orientations se font souvent en dépit du bon sens pour cause d'incompétence des profs vis à vis du monde extérieur (de l'entreprise). Il n'y a pas suffisamment de passerelles entre le monde éducatif et le monde du travail dans son ensemble. Résultat : les profs ne comprennent rien à l'extérieur et donc ne peuvent pas être personnes ressource dans les logiques d'orientation des jeunes.
- Beaucoup trop de phénomènes de racket liés au signes extérieurs de richesse provocateurs dans certains cas.

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1 solution proposée

Solution n° 1222Niveau : État

Ne condamnons pas les enseignants : réparons l’institution scolaire

Le constat sur la baisse d’exigence et le passage sans le niveau requis est juste, mais accuser les professeurs est une erreur de cible :

* Le passage automatique : il ne relève pas des enseignants, mais de consignes rectorales et budgétaires imposées d’en haut pour limiter le coût du redoublement.
* La pédagogie dégradée : l’abandon du cours magistral structuré au profit d’activités floues sur écran découle directement des dogmes imposés en formation des maîtres (INSPE).
* La mission de l’école : le rôle républicain d’un enseignant n’est pas d’agir en recruteur d’entreprise, mais de transmettre un socle solide de savoirs fondamentaux et d’esprit critique, indispensable à toute réussite ultérieure.

Pour refonder l’école, cessons d’attaquer les exécutants : réhabilitons la transmission des savoirs, restaurons l’autorité du maître et redonnons au conseil de classe le pouvoir souverain de valider le niveau d’un élève.

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