Arrêter le nivellemnt "par le bas", rétablir l'intérêt pour l'apprentissage et les métiers manuels, mieux accompagner le handicap
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Éducation
École, collège, lycée, université, enseignants.
Les problèmes qui ont la cote
Ceux que le plus d’inscrits vivent aussi.
- Problème n° 3 Arrêter le nivellemnt "par le bas", rétablir l'intérêt pour l'apprentissage et les métiers manuels, mieux accompagner le handicap ✋ 15914 solutions
- Problème n° 67 Comment restaurer à l’école une culture du respect, de la responsabilité et du collectif, en réaffirmant le rôle complémentaire des élèves, des parents et des… ✋ 828 solutions
- Problème n° 202 Le niveau scolaire ne cesse de baisser. Les élèves sortent de leur cursus scolaire avec des niveaux inquiétants, un niveau d'expression et d'orthographe effarant. Ils ne… ✋ 335 solutions
Les solutions qui ont la cote
Celles que le plus d’inscrits jugent les meilleures.
- Solution n° 461 On pourrait déjà commencer par remettre les élèves au travail, avec des devoirs, des DM, des interrogations surprises… Qu'on réenseigne la grammaire et l'orthographe ;… En réponse à : Arrêter le nivellemnt "par le bas", rétablir l'intérêt pour l'apprentissage et les… ★ 46
- Solution n° 293 Moins d'élèves par classe permettrait une ambiance de travail plus sereine. Une meilleure formation et une meilleure rémunération des professeurs rendraient le métier… En réponse à : Comment restaurer à l’école une culture du respect, de la responsabilité et du collectif,… ★ 33
- Solution n° 71 Il faudrait dès aujourd’hui réfléchir aux emplois de demain. Je suis dans le domaine du développement logiciel et l’arrivée de l’IA va révolutionner ces métiers. Cela a… En réponse à : Arrêter le nivellemnt "par le bas", rétablir l'intérêt pour l'apprentissage et les… ★ 25
Ils méritent plus d’attention
Encore peu lus ou sans solution, tirés au sort à chaque visite.
- Problème n° 456 Un nombre suffisant d'enseignants et d'établissements spécialisés pour les enfants en situation de handicap, ainsi que moins d'élèves par classe, favoriseraient à coup… ✋ 0sans solution
- Problème n° 1899 La gestion INHUMAINE du personnel éducatif par l’Éducation nationale. Exemple du mode d’affectation des enseignants du public. Nombreux sont les professeurs qui se… ✋ 01 solution
- Problème n° 825 Une baisse des niveaux d'apprentissage, avec un nivellement par le bas plutôt que la recherche de l'excellence. Une autorité des professeurs mise à mal par les parents… ✋ 1sans solution
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Comment restaurer à l’école une culture du respect, de la responsabilité et du collectif, en réaffirmant le rôle complémentaire des élèves, des parents et des enseignants ?
À l’école, le respect de l’autre semble progressivement s’éroder : harcèlement en ligne, insultes entre élèves, manque de respect envers les enseignants et difficultés à faire respecter les règles. Parallèlement, certains parents semblent déléguer une part croissante de l’éducation de leurs enfants à l’école, tandis que les comportements individualistes prennent davantage de place au détriment du sens du collectif.
Le niveau scolaire ne cesse de baisser. Les élèves sortent de leur cursus scolaire avec des niveaux inquiétants, un niveau d'expression et d'orthographe effarant. Ils ne savent plus effectuer un calcul simple comme un pourcentage. Les taux de réussite aux examens n'ont pourtant jamais été aussi élevés qu'aujourd'hui (67% pour le bac dans les années 80 pour plus de 90% aujourd'hui). Pourtant un élève sortant de BTS aujourd'hui ,a un niveau bien inférieur à celui d'un élève ayant décroché un BEP dans les années 80...
Le salaire des profs est en complet décrochage et ne permet plus de vivre décemment.
En tant qu’enseignante, je souhaite témoigner d’une évolution qui me préoccupe : la perte progressive de considération pour l’école et pour ceux qui y travaillent.
Les enseignants sont de plus en plus souvent contestés, parfois insultés, menacés ou agressés. La confiance entre l’école et certaines familles s’est fortement dégradée. Le professeur doit désormais trop souvent se justifier, alors même qu’il devrait pouvoir exercer son métier avec le soutien de l’institution et de la société.
Il ne s’agit pas de dire que les enseignants ont toujours raison ni que les parents ne peuvent pas exprimer un désaccord. Bien évidemment, ils doivent le faire. Mais l’école ne peut fonctionner sans un minimum de confiance et de respect envers ceux qui y exercent leur mission.
Une école ne peut pas transmettre sereinement si son autorité et sa légitimité sont constamment remises en cause.
Il est urgent de restaurer cette confiance, de mieux protéger les enseignants et de rappeler que l’autorité du professeur doit être respectée.
Redonner sa légitimité à l’école, c’est permettre aux enseignants d’enseigner et aux élèves d’apprendre dans un cadre serein.
J’ai le sentiment que nous avons peu à peu abandonné une partie essentielle de l’éducation : apprendre à vivre ensemble et à se sentir responsable d’un bien commun.L’école doit bien sûr transmettre des savoirs, Mais elle devrait aussi transmettre davantage le respect, les devoirs autant que les droits, le goût de l’effort, la connaissance de notre histoire et de nos institutions, et l’idée que nous avons tous une responsabilité envers le pays dans lequel nous vivons.
Je ne parle pas de nostalgie ni d’autorité pour l’autorité. Je parle simplement de ce qui permet à une société de tenir ensemble.
On ne peut pas demander aux citoyens de défendre les services publics, la solidarité ou l’environnement si l’on ne leur apprend plus suffisamment pourquoi ces choses nous appartiennent collectivement. J’aimerais que l’éducation civique redevienne une véritable priorité, concrète, exigeante et vivante.
Il faut sortir les parents de l'école et trouver un moyen pour qu'ils cessent de harceler les enseignants : remises en cause des sanctions, demande de copie des cours lorsque les élèves ont été absents (autrefois, on "rattrapait" les cours sans rien demander) ; les interventions des parents délégués en conseil de classe sont souvent lunaires. Les parents siègent-ils dans les tribunaux, les commissariats de police, les hôpitaux ?
Revaloriser les filières professionnelles
Restaurer l'autorité des enseignants
À quand une situation de l’ampleur du problème ? Avoir un audit clair et que la parole des directeurs ne soit plus soumise à la peur de ne pas satisfaire le rectorat et de ne pas toucher sa prime. Aujourd’hui, « pas de couille, pas d’embrouille » s’applique à tout. On garde tout caché pour ne pas traiter. Il faut se confronter aux problèmes. L’État est payé pour cela et non pour parader.
Professeurs qui ne sont plus soutenus, idéologie dans l'école publique, le harcèlement scolaire... L'éducation est notre bien le plus précieux et elle est en berne. L'école doit redevenir l'endroit où l'on apprend à lire, écrire, compter, penser.
il faut ;
- ABSOLUMENT relever le niveau de l'école publique car c'est le levier indispensable pour l'avenir de la nation pour la formation du plus grand nombre de citoyens,
- rétablir la méritocratie afin de favoriser l'ascension sociale.
Être enseignant en France aujourd'hui est une gageure... Je ne sais par où commencer tant ce dossier est critique pour l'avenir de notre pays ! Je vais donc sectionner les problèmes afin de les séparer.
3) Le recrutement enseignant et le pouvoir d'achat de ceux-ci...
Le prof français est « moins payé qu'un prof slovène »... C'est le titre d'un article que j'ai lu ce matin et qui m'a interpellé... Je suis prof des écoles en milieu de carrière et, oui, je me trouve mal payé compte tenu de ma charge de travail, des responsabilités que j'ai au quotidien et de l'aspect fondamental de mon travail pour la société...
Point d'indice gelé, perte de pouvoir d'achat de 22 % depuis le début des années 2000, écart avec le SMIC qui se réduit d'année en année pour les profs débutants, avancement lent... Quand on lorgne sur les voisins allemands, on se dit qu'il doit être tellement bon de se sentir reconnu dans son travail en recevant un salaire digne de ce que nous faisons...
L'école est là pour apprendre aux enfants pas à les éduquer, c'est le rôle des parents !
Les parents sont démissionnaires ! Et soutiennent leurs enfants quand il y a un reproche d'un professeur ! On marche sur la tête !
Ce que nous voyons aujourd’hui n’est que le symptôme d’un mal plus profond : l’abandon de l’école républicaine, le renoncement généralisé au cadre et le rôle déstabilisateur joué par une certaine presse. Au quotidien, nous subissons une démission parentale et une individualisation poussées jusqu’à l’absurde. Mon expérience récente en témoigne de manière alarmante :
— L’impunité et l’invitation à la résignation : il y a un an, ma tête a été mise à prix sur les réseaux sociaux à la suite d’une cabale orchestrée par une mère de famille. Cela fait plus d’un an que j’ai porté plainte, et l’auteure des faits n’a toujours pas été inquiétée. Lors de cet épisode, une psychologue m’a même glissé : « Il faut revoir vos idéaux à la baisse. » Mais comment me résigner, alors même que j’ai le sentiment d’avoir déjà dû renoncer à tant d’exigences ?
— Le chantage et le refus des règles : lors de la constitution des classes, des élèves ont exercé un chantage pour ne pas être séparés de leurs camarades, parfois avec l’appui de prescriptions médicales. De même, rappeler qu’une tenue doit être adaptée au cadre scolaire peut conduire à des accusations de sexisme. Pourtant, l’école doit aussi préparer aux règles de la vie collective et professionnelle.
— La responsabilité de la presse : récemment, une vingtaine d’élèves réunis devant mon lycée ont été présentés par la presse locale comme « 200 à 300 élèves » bloquant l’établissement, sans vérification auprès de la direction. En renonçant à vérifier les faits, certains médias fabriquent une réalité qui légitime les agitateurs et alimente les tensions.
À cela s’ajoute une surcharge institutionnelle : harcèlement, écologie, éducation à la vie sexuelle, citoyenneté, protocoles multiples… On demande à l’école de tout prendre en charge. Ces sujets sont importants, mais le rôle premier des enseignants reste d’instruire.
Je pense qu'il faut plus d'enseignants pour des classes moins chargées. Un professeur doit pouvoir passer du temps avec les élèves en difficulté.
À mon sens, il faudrait aussi « laisser entrer » le monde de l'entreprise dans nos collèges et lycées : un professeur est souvent un adulte qui n'a jamais quitté les « bancs de l'école ». Il est souvent le plus mal placé pour parler du monde du travail, de ses réalités aux élèves.
Restaurer le respect des règles, du travail, du travail bien fait et le respect des autres est une priorité. Réaffirmer l'autorité des professeurs.
Élever le niveau de nos élèves plutôt que de s'adapter aux plus faibles.
Ras-le-bol du nivellement par le bas : la classe de maths de ma fille, où c’est le bordel à chaque cours, a pourtant 17 de moyenne. Les notes ne veulent plus rien dire, l’autorité est pointée du doigt comme une agression, voire du fascisme, et les bons élèves sont forcés de subir le diktat de ceux qui n’en ont rien à foutre. Pendant ce temps, les fils de bourges étudient du Verlaine et commencent les programmes de prépa en terminale et, comme par hasard, finissent dans les grandes écoles.
Un système éducatif à bout de souffle à l'heure de changements - d'ordre civilisationnel - fondamentaux.
Au-delà du manque de moyens ou encore de la faible rémunération des enseignants, l'école ne permet plus le partage d'un référentiel commun tant elle favorise une forme d'entre-soi.
Dans une même ville, deux collèges peuvent chacun être composés d'élèves provenant de milieux radicalement différents (catégorie sociale, origine, etc.). Je vois plusieurs conséquences à ce constat : reproduction des inégalités et donc désamour d'une partie de la population, souvent d'origine étrangère, pour l'idéal républicain, et difficulté à vivre ensemble en raison d'un entre-soi qui peut se prolonger lors des études, de la vie professionnelle etc.
Or, l'investissement dans l'ensemble de la jeunesse, qui doit assurer l'égalité/équité des chances, est un pan indispensable de l'unité de la nation ainsi que de la résolution de nombreux problèmes sécuritaires (radicalisme religieux, trafic de drogue etc.).
Cette forme de ségrégation dans les écoles me parait donc être un point essentiel à résoudre pour assurer une meilleure unité de la nation (en plus de la ségrégation dans l'espace ainsi que des flux migratoires).
Parcoursup qui accentue les inégalités. Avec 3 enfants en études supérieures et d’un âge proche (jumeaux) , il était, avant parcoursup, possible de s’organiser pour les envoyer étudier à la ville, la même, afin de pouvoir les loger dans le même appartement. Peut-être que certains investissaient leurs économies pour acheter un appartement pour les loger.
Si tous ses enfants sont disséminés à travers le pays, il devient impossible de payer 3 loyers ou d’acquérir 3 appartements sans savoir où ils vont atterrir, mais cette inégalité n’a pas été pensée, ou a été ignorée par nos dirigeants…
Être enseignant en France aujourd'hui est une gageure...Je ne sais par où commencer tant ce dossier est critique pour l'avenir de notre pays! Je vais donc sectionner les problèmes afin de les séparer.
Problème 1: Aujourd'hui prof des écoles en milieu de carrière, j'ai vu mon métier devenir de plus en plus difficile à exercer: injonctions de plus en plus nombreuses, bureaucratie lourde et décourageante, manque de confiance de la hiérarchie (il n'y a qu'à voir cette plateforme "sortiesco" qui demande de passer 30 minutes à déclarer une simple sortie à la bibliothèque...), attentes inatteignables... On ajoute à cela les effectifs de classes trop importants dans beaucoup de secteurs, rendant l'enseignement très difficile au vu des difficultés rencontrées avec certains élèves (cette année, dans ma classe, 4 élèves notifiés MDPH, 3 en attente, et d'autres en assez grande difficulté, sans pathologie... C'est difficilement gérable).
Les programmes changent trop souvent, et au final, quand on les lit, on se rend souvent compte que des personnes siégeant rue de Grenelle ont juste passé leur temps à changer la terminologie pour justifier des heures de travail.
Je vois mes collègues s'épuiser, venir en traînant les pieds, des jeunes arrivant démissionner, ou être mis en arrêt de travail au bout de quelques semaines. Ce métier que j'aime tant, je ne suis plus sûr de le faire encore longtemps... On assiste à une prolétarisation de ce métier, qui consiste à faire des professeur de simples appliquants d'une politique gouvernementale, sans tenir compte de leur expértise. (Voir les écrits de Frédéric Grimaud à ce sujet)
Il faut une refonte de l’école, et ce, dès le plus jeune âge, avec peut-être moins de matières, mais plus de niveaux pour les plus importantes. Pour les lycées, prendre en compte les futurs métiers, et notamment ceux qui n’existeront bientôt plus à cause de l’IA. Ne pas laisser les élèves partir dans des voies déjà mortes et, au contraire, anticiper l’avenir !
Il y a des filières de formation délaissées, dont nous manquons pourtant dans l’industrie : les automaticiens, par exemple. Soit parce qu’on ne sait pas expliquer aux jeunes ce métier, soit parce que le niveau demandé n’est plus en adéquation avec le niveau intellectuel des élèves qui arrivent en BTS. Je vois des classes dans le 68, par exemple, qui comptent 11 élèves à la rentrée sur 20 places disponibles. En décembre, il ne reste que 6 élèves. Des professeurs, une structure, des classes monopolisées pour 6 élèves…
D’autres filières produisent des gens avec des masters, où les gens sont payés au SMIC à la sortie et ont toujours le même salaire 10 ans après, car il y en a trop au regard du besoin du marché.
Je constate auprès des jeunes collègues sortant de l'IUFM les dégâts qui y sont commis par "pédagogisme" outrancier . L'élève au centre de l'école, la culture de la "bienveillance" les épuise et les laisse démunis face aux problèmes qu'ils rencontrent. De plus la formation aux contenus, à leur matière, laisse à désirer. Pourquoi ne pas dissoudre ces monstres que sont les IUFM pour en revenir à des unités de formation plus petites, à taille humaine, basées d'avantage sur le compagnonnage, comme l'étaient les CPR et les Ecoles Normales?
Est-il normal que des parents donnent leur téléphone à leur enfant, voire à leur nourrisson, plutôt qu'un jouet ou un livre ?
Nous accueillons 15 % d'étudiants étrangers dans nos établissements supérieurs. Et dans le même temps, nos enfants sont refusés dans des formations. Pourquoi ne pas accueillir les étudiants étrangers dans les places restées vacantes ?
Quand ferons-nous le bilan éducatif de la suppression du service national obligatoire décidée par Jacques Chirac ?
Quels ont été les impacts sur :
* Le respect de l'autorité
* La mixité sociale
* Le don de son temps à la nation
* Le dépassement de soi
* La découverte du territoire français par le déplacement dans une autre région
* La découverte d'éléments de la défense nationale et, parfois, comment donner un sens à sa vie
* La découverte de filières professionnelles
* Le passage du permis de conduire
Il faut revoir l'organisation du temps scolaire : des journées trop chargées, où les élèves, trop nombreux par classe, restent passifs pendant de longues heures. Certains programmes sont trop chargés et trop ambitieux en termes de quantité de connaissances, au détriment de leur qualité.
Comment réformer le système éducatif et amener nos enfants vers une formation efficace ?
Les inégalités sociales influencent l'accès aux connaissances et aux outils nécessaires à la compréhension des mécanismes financiers et à la gestion de son épargne personnelle et de son patrimoine.
Le problème du rythme scolaire n’a jamais été véritablement traité. Nous continuons à construire des programmes toujours plus ambitieux sur une année scolaire qui ne compte qu’environ 34 semaines de cours. À force d’empiler les connaissances, les compétences et les objectifs, nous créons une pression croissante sur les élèves comme sur les enseignants.
Le résultat est paradoxal : des journées scolaires déjà longues, des programmes difficiles à terminer et, pour beaucoup d’élèves, la nécessité de poursuivre le travail à la maison pour simplement suivre le rythme. Les devoirs, les révisions et les activités extrascolaires viennent alors s’ajouter à une journée déjà dense.
Or, un enfant ou un adolescent ne peut pas être en permanence dans l’apprentissage. Il a besoin de temps de respiration, de jeu, de sport, de culture, de sociabilité et, simplement, de ne rien faire. Ces temps de décompression ne sont pas du temps perdu : ils participent à l’équilibre, à la concentration et, indirectement, aux apprentissages.
Il faut donc cesser de répondre à chaque difficulté scolaire par l’ajout de contenu ou d’heures supplémentaires. La question devrait être : qu’est-ce que nous voulons réellement que les élèves apprennent, et quel temps devons-nous leur donner pour l’apprendre correctement ?
Repenser le rythme scolaire, c’est aussi mieux répartir les temps de travail et les temps de repos, alléger les programmes lorsque cela est nécessaire et redonner une véritable place, dans la journée et dans la semaine, aux activités sportives, culturelles, artistiques et collectives.
De nombreuses familles et familles monoparentales n'ont plus la main sur leurs enfants et se font déborder par leur incapacité ou leur laxisme éducatif. Ce qui entraîne des enfants jeunes violents, laissés à la rue sans éducation et en proie aux réseaux de drogue.
Valorisation et formation du métier d’enseignant
Lire, écrire et calculer : empêcher les difficultés de s’installer dès le primaire
La maîtrise de la lecture, de l’écriture et du calcul conditionne l’accès aux autres enseignements. Un élève qui déchiffre difficilement ou ne comprend pas les nombres doit fournir un effort supplémentaire pour suivre un cours, comprendre une consigne et travailler seul.
À l’entrée en sixième en 2025, 15,1 % des élèves ne parviennent pas à lire correctement 90 mots en une minute, seuil attendu en fin de CE2. Seuls 61,1 % atteignent les 120 mots attendus en fin de CM2 (DEPP, résultats consolidés publiés en février 2026). Ce test mesure l’automatisation de la lecture ; il ne suffit pas, à lui seul, à mesurer la compréhension.
Les résultats de sixième montrent aussi des progrès sur plusieurs années : le constat doit donc porter sur les difficultés persistantes et les écarts entre élèves. À 15 ans, PISA 2025 relève néanmoins que 36 % des élèves français restent sous le niveau de base en mathématiques et 33 % en compréhension de l’écrit (OCDE).
Les évaluations existent déjà. L’enjeu est de mieux relier le repérage à une aide pédagogique rapide, adaptée et suivie, sans faire dépendre cette aide des ressources financières ou de la disponibilité des parents.
Comment garantir un enseignement solide pour tous et une intervention suffisamment précoce pour les élèves en difficulté, avant que les lacunes ne s’accumulent et ne limitent leurs choix d’études ?
Je suis étudiant ingénieur, venant de Province, j'ai fait ma prépa à Paris pour repartir en école en Province. Que ce soit au lycée, en prépa, en école: comment expliquer qu'une quantité non négligeable des étudiants (ingés en tout cas) méprisent un temps soit peu la France (au sens de la Nation), alors que ces derniers sont passés par les parcours les plus élitistes qu'ils puissent exister dans notre pays ? C'est encore plus frappant chez les parisiens. La trahison des élites commence ici, j'en suis convaincu. En résumé: La France n'est qu'un vieux concept pour votre grand-père raciste, et le drapeau un bout de torchon.
Quand en prépa parisienne ou en école de Province, aimer la France c'est être fasciste ou raciste (vécu personnel et témoignages du peu d'étudiants de mon milieu qui sont animés par un certain patriotisme): comment oser une France au futur ? Je passe sur les professeurs (à Paris ou non), qui n'hésitent pas à amener l'endoctrinement politique au sein même de l'établissement scolaire ! Être pour la France est devenu une position politique, ça n'est même pas un postulat partagé, en France !?
A quoi bon régler tous les problèmes que je lis actuellement sur ce cahier, si les patriotes manquent à l'appel dans les années/décennies à venir ? Une France sans français fiers de l'être et moteur de son esprit pour la faire vivre, est-ce encore la France ? Il faut former des patriotes. Comment ? Excellente question.
Plus de profs et moins d eleves en classe.
La trop grande ouverture des établissements scolaires sur le monde extérieur et ses luttes politiques et societales
Tout cela induit de la violence, de l’irrespect, un grand gâchis avec des résultats catastrophiques au classement PISA
Des enseignants mal payés, mal recrutés, mal considérés et non défendus par l’administration
Le fait de se mêler d’éducation avec l’enseignement d’un « catéchisme » dans les domaines de l’écologie, de la sexualité….
Problème complexe, accumulation de difficultés dans l’Éducation nationale, les unes engendrant les autres. Statut des enseignants en berne, ce qui donne le ton de l’ensemble : traitements, mais aussi considération, soutien hiérarchique. Le statut du savoir est aussi dévalué : il faut faire tourner la planche à diplômes, produire de bons chiffres. Ces deux éléments contribuent déjà à détériorer le « climat scolaire », comme on dit dans le jargon des réunions (seule chose qui ne manque jamais dans l’EN).
Les réformes qui se succèdent à une vitesse inouïe, alignant tout à la baisse, sont une des causes, ainsi que les emplâtres administrés (culture intensive du projet au lieu du cours, poussière sous le tapis pour masquer les problèmes internes des établissements, notamment la discipline). Gestion de plus en plus locale et de moins en moins nationale, avec, en parallèle, soumission des enseignants à des techniques managériales coercitives et locales (fin de la parité syndicale, gestion locale des carrières, pouvoirs accrus des chefs administratifs directs) pour les contraindre à suivre (surnotation indispensable pour les résultats des contrôles continus locaux, projets…).
Il est impossible de faire un inventaire complet, une dégradation en amenant une autre.
Remettre le numérique à sa juste place dans l’Éducation nationale, c’est-à-dire comme un outil à utiliser occasionnellement. Dans certaines écoles du Finistère, publiques et/ou privées, les enfants, à peine rentrés de l’école, doivent ouvrir Internet avec l’aide d’un adulte pour aller sur le site de leur établissement et accéder à une page qui leur donne accès aux devoirs de la semaine à l’aide d’un code ! Ils sont ravis ! L’Éducation nationale se dégage petit à petit de sa responsabilité de transmission de l’instruction, déléguant cette tâche à des machines.
La revalorisation des filières professionnelles.
Une baisse des niveaux d'apprentissage, avec un nivellement par le bas plutôt que la recherche de l'excellence.
Une autorité des professeurs mise à mal par les parents trop souvent.
Des emplois du temps qui ne favorisent pas les apprentissages : sport le matin pour mieux éveiller les esprits (prouvé par de nombreuses études), semaine de 5 jours, moins de vacances scolaires, mais des journées laissant plus de place au sport, à l'art ou à la musique.
L'école n'est plus un ascenseur social. L'accès au cursus de l'enseignement supérieur se fait sur des activités/compétences apprises en dehors de l'école, souvent dans des contextes de formations complémentaires privées et payantes qui ne permettent pas à tous d'y avoir droit.
Mieux rémunérer les professeurs, mais avec une évaluation des compétences de transmission.
L'État finance des formations supérieures sans toujours mettre suffisamment en relation le nombre de places proposées, les perspectives professionnelles offertes aux étudiants et les besoins prévisibles du pays.
Il peut en résulter simultanément des filières formant davantage de diplômés que le marché du travail ne peut raisonnablement en absorber et, à l'inverse, des pénuries durables dans des professions essentielles.
Cette absence de pilotage constitue un mauvais usage de l'argent public, mais également une forme de tromperie envers les jeunes lorsqu'ils consacrent plusieurs années à une formation offrant très peu de débouchés professionnels.
Dans le même temps, la France peut chercher à combler certaines pénuries en recrutant des professionnels formés à l'étranger. Dans le domaine médical notamment, cela peut conduire à attirer des médecins dont la formation a été financée par des pays qui ont eux-mêmes besoin de ces professionnels.
Les réformes de l'Éducation nationale se succèdent sans que leurs résultats soient toujours mesurés de manière simple, indépendante et durable.
Les moyens engagés ne suffisent pas à apprécier l'efficacité du système. Les citoyens devraient pouvoir savoir précisément si les élèves maîtrisent mieux ou moins bien les fondamentaux et quelles méthodes donnent réellement des résultats.
Comment revaloriser le métier d’AESH afin qu’il permette d’en vivre dignement, tout en proposant un modèle économiquement soutenable pour l’État ?
Ce que propose l'etat comme rémunération aujourd'hui a ses aesh est indigne.
Je travaille en seine St Denis et dans ma classe un enfant autiste ne peut à aucun moment s intégrer. J ai une classe de ce1 que je suis depuis le CP. Il n a toujours pas été redirige vers un ime et rien ne bouge. Il est accompagné d une aesh qui n'a pas les capacités de s occuper de ce cas de figure trop extrême pour pouvoir faire quoi que ce soit en classe.
L'école est devenue le terrain de jeu des hommes et des femmes politiques, sans qu'aucun d'entre eux n'y attache réellement de valeur.
Le niveau scolaire est en sévère perte de vitesse depuis 20 ans. Les enseignants sont déconsidérés par la population dans son ensemble et par leur hiérarchie en tout premier lieu. Le recrutement des enseignants est aussi nivelé par le bas, dans la mesure où il y a peu de candidats. La violence (verbale et physique) dans les classes et les cours de récréation est un phénomène quotidien. Les bâtiments scolaires sont trop souvent délabrés. Les parents sont intrusifs.
Il est très compliqué de se réorienter. Après 15 ans de carrière dans un domaine, je souhaiterais changer de filière et faire un BTS ou une licence pro. Cela est assez compliqué de trouver un financement et de garder un pouvoir d'achat correct afin de ne pas être en difficulté pendant la période de formation. Et il y a bien trop d'organismes de formation où l'on sent qu'il y a une concurrence féroce entre eux (il faut également que la formation soit certifiée par l'État, il y a bien trop d'arnaques ou de formations qui ne déboucheront sur rien).
Il est évident pour moi que, s'il doit y avoir des aides, cela doit être dans un domaine de réorientation où il y a de la demande de la part des employeurs. Et ces formations doivent se faire majoritairement en alternance pour acquérir une première expérience professionnelle dès la formation.
1) Réflexions autour des prochaines lois de finances discutées au Parlement : la dernière a fait émerger la suppression de 4 000 postes d’enseignants, suppression justifiée par le gouvernement par la baisse de la démographie scolaire. Si la baisse est réelle, ne serait-il pas plus judicieux de percevoir cette baisse démographique comme une opportunité de faire baisser sensiblement le nombre d’élèves par classe ?
2) Réflexions sur le maillage territorial des écoles, notamment en zone rurale. La promesse républicaine était la présence d’une école dans chaque commune du territoire. Force est de constater que de plus en plus de communes en sont dépourvues, avec un sentiment d’éloignement des services publics chez les citoyens. Si les regroupements pédagogiques intercommunaux peuvent parfois être choisis, la mise en place de ces derniers peut parfois être mal vécue par les élèves, leurs familles, les municipalités et les équipes enseignantes. Il convient, à mon sens, d’avoir une réflexion sur ce sujet. Les sujets de carte scolaire sont également primordiaux.
3) En lien avec le maillage territorial des établissements scolaires, une réflexion sur le bâti scolaire dans le cadre du réchauffement climatique est à mener.
4) Le manque d’attractivité du métier d’enseignant est important, tant d’un point de vue pécuniaire que de la perception de ces derniers par les citoyens.
5) Réflexions sur le statut du directeur d’école suite à la loi Rilhac.
6) Réflexions pour un retour prépondérant de la citoyenneté dans les classes, dans le premier degré comme dans le second.
7) Réflexions sur la prise en charge réelle de l’inclusion scolaire dans les écoles.
Acculturer dès le collège aux mécanismes éco, à la gestion des finances perso (courses, alimentation, cuisine…), au crédit, à l’épargne, au pratico-pratique sur le fonctionnement des banques, aux impôts, à la façon de refaire une CNI, aux basiques du contrat de travail, de la protection sociale, etc. Car même si c’est le boulot des parents, malheureusement, les jeunes sans diplômes et laissés à eux-mêmes pourraient mieux se débrouiller…
Échec à l’université et paupérisation des étudiants
Le maintien d'une école en milieu rural, et tout particulièrement en zone de montagne où les transports sont difficiles, est un enjeu important d'aménagement du territoire et d'égalité pour les enfants dans l'accès à l'instruction. La suppression d'une école est une des causes de désertification.
La baisse du niveau scolaire me semble intimement liée à l'addiction des enfants aux écrans, malheureusement entretenue par l'Éducation nationale. Le « tout numérique » (devoirs sur Pronote, QCM sur Internet, travail personnel sur ordinateur...) oblige collégiens et lycéens à posséder un téléphone portable et empêche les parents de contrôler ce que font les enfants en ligne. Et il est bien tentant, pour des adolescents, de jouer aux jeux vidéo ou d'aller sur les réseaux sociaux plutôt que de travailler. Actuellement, dans notre lycée, plus de livres scolaires papier, mais pas non plus de livres numériques. Plus rien, aucun support, excepté Google et l'IA pour obtenir des informations...
Après avoir suivi une journée de cours entière, les élèves doivent continuer à fournir un travail personnel à la maison sous forme de devoirs et de leçons à apprendre.
Il me semble que cela n'est pas pertinent et efficace pour améliorer le niveau des élèves. Il suffit de constater le recul des élèves français au niveau des pays de l'OCDE (classement PISA).
Au vu des différentes situations familiales françaises dans notre pays, les élèves qui rentrent chez eux à l'issue de l'école ne bénéficient pas tous d'un soutien parental, familial ou autre pour les aider à réaliser cette charge de travail journalière supplémentaire.
En règle générale, en fin de journée, ce n'est pas le moment idéal pour réaliser des apprentissages, surtout quand on vient de passer près de 8 heures en salle de classe.
D'autre part, les parents peuvent avoir des emplois du temps professionnels qui ne permettent pas d'être présents afin d'aider les enfants à réaliser leur travail.
Exemple : horaires décalés de travail, absences d'un ou des parents (gardes, etc.), famille monoparentale, etc.
Dans toutes les familles, les enfants ne possèdent pas de grands-parents ou de membres de la famille pouvant assurer une présence en termes de soutien scolaire après la journée de classe. Les parents ne possèdent pas tous les compétences scolaires ou pédagogiques pour assurer une aide efficace à leurs enfants (suivant les niveaux scolaires).
Toutes les familles n'ont pas les moyens financiers de payer une personne qui apporte une aide aux devoirs des enfants.
Quand un parent rentre tardivement de sa journée de travail et qu'il doit, une fois rentré, passer parfois plusieurs heures à aider son enfant à terminer son travail scolaire pour le lendemain, cela, de mon point de vue, n'est pas adapté au bien-être de l'enfant sur le plan pédagogique.
Donc, suivant ces différentes situations familiales, cela peut créer une forme d'inégalité et un sentiment de frustration pour certains élèves et familles. C'est le rôle de l'école !
Gestion des élèves difficiles et agressifs qui ralentissent énormément le travail de la classe.
Ce n'est pas aux instituteurs et aux professeurs de faire la police.
Scolarité et tenue vestimentaire
L'enseignement scientifique enseigné au lycée (2 h par semaine) manque d'intérêt pour les lycéens qui ont choisi des options à dominante scientifique : mathématiques, physique, SVT ou encore NSI.
Plus d’intérêt pour l’école et les matières enseignées.
La gestion d’une classe élémentaire devient de plus en plus difficile pour les professeurs des écoles. Ils accueillent des élèves qui exigent des adaptations particulières, autant au niveau des apprentissages qu’à celui des comportements perturbants. Les professeurs s’épuisent et ne savent plus comment enseigner à un groupe d’élèves tellement hétérogène. Ils ne peuvent plus avoir d’exigences vis-à-vis des élèves à cause d’un manque de temps et de disponibilité. Ils ont tendance à baisser le niveau pour que ce soit gérable au quotidien. Ils doivent prévoir toutes les activités d’adaptation pour les élèves qui bénéficient d’une AESH. Celle-ci n’a pas de formation pédagogique et débarque dans la classe sur des plages horaires non appropriées. Les professeurs doivent adapter leur emploi du temps selon les disponibilités de l’AESH. Comment faciliter la prise en charge de ces élèves au sein d’une classe et d’une école ?
Les rythmes scolaires sont épuisants pour les élèves et inadaptés à leurs besoins biologiques et cognitifs.
- Au collège, les élèves peuvent faire des journées de 7 h de cours. Commencer à 8 h / 8 h 30 et finir à 17 h. Dans mon collège, le matin, les élèves enchaînent 4 h de cours avec seulement 12 minutes de pause en milieu de matinée. Oui, précisément 12 minutes. Si l'on compte le temps de sortir de leur salle de classe et de rejoindre la cour de récréation, il ne leur reste que quelques minutes pour souffler, manger un goûter, se dégourdir les jambes, aller aux toilettes... Se défouler, jouer librement, se reposer ? Pas le temps, il faut déjà retourner en cours...
- Au lycée, des journées de cours qui commencent à 8 h et finissent à 18 h. Avec le temps de transport, certains élèves se lèvent à 6 h du matin et rentrent chez eux à 19 h. 32 h de cours par semaine. Le travail personnel en plus. C'est ce que j'ai vécu comme élève... Ce n'est franchement pas favorable aux apprentissages et c'est dangereux pour la santé mentale.
Respect
C'est une notion qui n'existe plus.
Il serait temps de remettre du respect à tous les niveaux : respect entre les enfants et les parents, respect envers les professeurs, respect envers les autorités.
Un professeur d’école doit maîtriser toutes les matières et tout enseigner. Un professeur des écoles ne devrait enseigner que les fondamentaux : lire, écrire, compter, plus les matières d’éveil : sciences, histoire, géographie, instruction civique. Les activités artistiques et sportives devraient être dispensées par des professeurs spécialisés pour offrir un enseignement de qualité à nos élèves. L’enseignement artistique et sportif est un enseignement au rabais, ne développant pas les capacités musicales et créatives des élèves. C’est du bricolage.
La SÉGRÉGATION sociale inacceptable entre secteur public et privé.
La dégradation de l'école publique entraîne une fuite vers le privé qui aggrave les fractures que connaît notre pays. L'école publique concentre alors toutes les difficultés, tandis que les établissements privés rassemblent les enfants issus des milieux les plus favorisés. Il est stupéfiant de voir que, dans certains secteurs, l'IPS (indicateur de positionnement social) le plus faible des établissements privés (autour de 110) correspond à peu près à l'IPS le plus élevé des établissements publics.
Les enfants de milieux sociaux différents ont peu de chances de se rencontrer, ce qui représente une menace pour la cohésion sociale. La promesse républicaine d'égalité des chances est clairement rompue.
Chaque professeur d’école enseignant en CP choisit sa méthode de lecture parmi toutes les méthodes éditées, ou il peut aussi en élaborer une en proposant des photocopies à lire. Comment orienter ces professeurs vers l’adoption d’une méthode 100 % syllabique et arrêter l’utilisation de photocopies à lire au lieu d’un manuel ? Lire dans un manuel est impératif.
La gestion INHUMAINE du personnel éducatif par l’Éducation nationale. Exemple du mode d’affectation des enseignants du public.
Nombreux sont les professeurs qui se retrouvent affectés à des centaines de kilomètres de l’endroit souhaité, ce qui donne lieu à des situations inacceptables humainement et parfois absurdes.
Je peux parler de nombreux collègues que j’ai rencontrés et qui ont vécu de telles situations : une collègue professeure de gestion affectée au Mans alors que son mari et ses enfants étaient à Nice ; une collègue professeure d’allemand affectée à côté d’Angers alors qu’elle venait de Nantes et qui, tous les matins, empruntait la même autoroute qu’un collègue qui, lui, faisait le chemin inverse ; une collègue avec un enfant en bas âge affectée à 200 km de chez elle dans l’académie d’Orléans-Tours ; une collègue professeure de SVT affectée à une centaine de kilomètres de chez elle en fin d’été, qui a dû changer ses enfants d’école en urgence et vivre séparément de son mari avant de pouvoir revenir ; un collègue professeur d’espagnol qui a passé le concours à Nantes et s’est vu affecté près de Tours. Celui-ci, comme d’autres, a finalement renoncé à son concours car il ne pouvait pas envisager de laisser sa femme et son jeune enfant derrière lui...
Personnellement, j’ai été affecté à 130 km de l’agglomération de Strasbourg, où je voudrais vivre, et me vois contraint de vivre séparément de mon conjoint. Il y a pourtant des postes vacants à Strasbourg, mais on les attribue à des contractuels. Une grande partie de mon salaire part donc dans les trajets en train et le deuxième logement que nous sommes obligés de louer. Nous devons payer la taxe d’habitation pour ce logement car il est considéré comme une résidence secondaire. Tout cela me dégoûte !
Je risque en plus de devoir attendre des années avant d’obtenir un poste dans le secteur que je vise.
Cette situation nourrit la pénurie d’enseignants en dissuadant de nombreux candidats ou en entraînant des démissions.
Faisons participer les étudiants pour mettre à niveau leur établissement ! 60 milliards pour l’Éducation nationale et le bâti est vétuste ! C’est un manque de respect pour les jeunes !
Créons dans chaque établissement une équipe d’étudiants pour négocier, arbitrer, suivre et coacher les entreprises qui réactualisent leur établissement. Les entreprises devront leur proposer des devis (par local : toilettes, salle de classe, etc.) avec des prix et les spécifications de ce qu’elles proposent… L’équipe des étudiants se comportera en chef de projet. Ce seront des TP pour les étudiants.
Les entreprises ont tendance à profiter des ministères… Et là, les étudiants pourront négocier, analyser, corriger, pénaliser (si nécessaire), communiquer et contrôler de bout en bout… le projet.
Évitons de passer par de longs et fastidieux appels d’offres (on palliera un appel d’offres avec des devis de plusieurs entreprises)… Avec cette solution, on maîtrise les coûts, on intéresse et on responsabilise les étudiants.
Le redoublement ?
Comment penser que tous les enfants ont les mêmes compétences ?
Certains cerveaux développent leurs capacités intellectuelles plus lentement que leurs capacités physiques ou artistiques.
Pourquoi bâcler le cursus scolaire en ne laissant pas la chance aux élèves d'assimiler les bases avec un peu plus de temps, surtout lorsqu'il s'agit des bases de la lecture et du calcul élémentaire (très bon pour la réflexion) ?
Comment remettre les professeurs au cœur de l'enseignement et redorer son blason, lui qui était au centre du savoir et de la transmission ? Alors que « Professeur » était un titre honorifique, il est aujourd'hui devenu désolation et moquerie.
Le respect des élèves envers leurs professeurs passe par une légitimité et le respect de l'institution envers ses professeurs, et le salaire fait partie du sujet (« un professeur qui pèse, ça a plus de gueule et donc plus respectable »).
Doit-on rééduquer les parents ?
Doit-on réenseigner l'éducation civique dès la maternelle, et cela jusqu'au collège ?
Comment donner conscience aux élèves que l'apprentissage, c'est la richesse et l'émancipation ? Comment donner envie d'apprendre aux enfants avant qu'ils soient adultes ?
Les classes surchargées.
Je suis face à des classes de 25 à 28 élèves dans un collège d'éducation prioritaire. Cet établissement fait partie de ceux qui concentrent le plus de difficultés scolaires, qui accueillent des élèves très agités et qui demandent un encadrement et un accompagnement particulièrement soutenus. Il n'est pas possible de garantir un enseignement de qualité et d'apporter à chaque élève l'aide dont il aurait besoin dans des classes surchargées.
Le manque insupportable de reconnaissance envers les enseignants et le « prof bashing ».
Quand on dit qu’on est enseignant, la première réaction de votre interlocuteur ressemble souvent à : « Ah, les vacances ! Et seulement 18 h de travail par semaine ! »
Sincèrement, je peux en témoigner, les vacances ne pèsent pas lourd face à l’extrême difficulté de ce métier.
En réalité, entre les heures devant élèves, la préparation, les corrections, le suivi des élèves et des nombreux cas particuliers (échanges avec les parents, avec les collègues, prise de connaissance des aménagements, mise en place des aménagements, rédaction des rapports d’incidents et mise en retenue, etc.), le remplissage des cahiers de texte, les réunions, la lecture des mails, la rédaction des appréciations en fin de trimestre, les préparations des conseils de classe, les projets (ex. : échange scolaire), l’autoformation, etc., il m’arrive, en période scolaire, de faire des semaines qui tendent vers les 50 h. Et je travaille quasiment tous les week-ends.
Les vacances sont plus que méritées, car le temps scolaire face aux élèves est usant, éprouvant, et le sommeil s’en voit souvent impacté. Mais là aussi, souvent, une grande partie des vacances est occupée par la préparation des cours. Celle-ci demande un temps considérable, un certain calme et du recul qu’il est difficilement possible d’avoir pendant le marathon scolaire que représente chaque période.
J’ai fait l’exercice de pointer mes heures pendant une année entière. Lissé sur l’année, je travaille beaucoup plus que tous ceux qui sont aux 35 h.
Je suis inquiète de voir que les enfants et les adolescents utilisent l'IA pour faire leurs devoirs, pour tout.
Nous, nous sommes adultes et nous avons nos acquis qui nous permettent d'être critiques vis-à-vis des réponses de l'IA. Mais qu'en sera-t-il dans 25 ans ? Quand les enfants nés en 2025 auront grandi avec l'IA qui est partout ? Il me semble qu'il faut les préparer à ne pas se laisser manipuler. Et à savoir chercher les informations pour les croiser et se faire une opinion.
Pouvoir enseigner et apprendre dans une école qui protège
L’école doit garantir aux élèves des conditions d’apprentissage sûres et aux personnels la possibilité d’exercer leur mission avec une autorité respectée. Les insultes, menaces, agressions et situations de harcèlement compromettent ces deux objectifs.
Selon la DEPP, en 2024-2025, les écoles ont signalé 4 incidents graves pour 1 000 élèves, et les collèges et lycées, 14 pour 1 000. Ces signalements sont en léger recul par rapport à l’année précédente. Ils recensent les faits remontés dans l’enquête, pas l’ensemble des violences vécues. Les victimes sont, à parts presque égales, des élèves et des personnels.
Les auto-évaluations réalisées en novembre 2025 identifient une situation de harcèlement chez 3 % des écoliers interrogés, 4 % des collégiens et 2 % des lycéens. Ces résultats reposent sur des atteintes répétées déclarées par les élèves et sur leur perception de la vie scolaire.
Des dispositifs existent déjà : programme Phare, numéro 3018, procédures disciplinaires et protection fonctionnelle des agents publics. Le défi est de garantir leur application effective, avec des interlocuteurs disponibles, des décisions suivies et une protection qui dure.
Une règle connue, une alerte prise au sérieux et une réponse proportionnée rendent l’autorité de l’école crédible. Cela suppose de soutenir les personnels victimes, de protéger les élèves, y compris contre les violences d’adultes, et de permettre aux familles de contester une décision par des voies identifiées.
L’objectif est une école où les difficultés sont traitées rapidement, où les victimes ne restent pas seules et où chaque élève peut continuer à apprendre.
Orientation en apprentissage encore très majoritairement faite par défaut pour des jeunes jugés incapables d’aller plus loin scolairement.
Enseignant en lycée agricole, je forme de jeunes paysagistes en 2nde notamment, et en bac pro ensuite. On n'a aucun moyen ! Une tondeuse pour 30 jeunes, par exemple. On nous demande de faire des chantiers d’aménagement au sein du lycée avec... RIEN ! Nous avons besoin de matériaux : sables, ciment, bois. Des choses que l'on retrouve sur des chantiers normaux de conception paysagère actuels, mais ce n'est pas possible. Je dénonce ici la disparité qu'il y a entre lycées, agricoles pour ma part. On continue à faire le taff dans des conditions de m... mais on le fait quand même, et rien ne change. Pas de matériel, 30 jeunes à occuper tant bien que mal.
Des lycées de ma région regorgent, eux, de matériels récents. Je bave...
On donne aujourd'hui à l'école et aux professeurs (quel que soit le niveau) beaucoup trop de rôles. Les enfants ne veulent/savent plus lire ou compter, mais savent qu'il faut trier les poubelles.
Redressement du niveau scolaire : L'école doit retrouver son rôle d'instruction et d'émancipation. Il est impératif de renforcer les exigences fondamentales, d'élever le niveau d'exigence pour l'obtention du baccalauréat et de revaloriser la transmission des savoirs.
36 élèves par classe, on n'en laisse un certain nombre sur la route. Par contre on supprime des postes au nom de la démographie.
Des enseignants mieux préparés à enseigner et accompagnés dans la durée
Maîtriser une matière, savoir l’expliquer, faire progresser des élèves de niveaux différents et conduire une classe nécessitent une préparation solide, puis une formation régulière au contact du terrain.
L’enquête TALIS 2024, publiée par la DEPP en 2025, montre que six enseignants sur dix à l’école élémentaire et un sur deux au collège ne jugent pas leur formation initiale de grande qualité.
Au collège, selon l’OCDE, seuls 17 % des enseignants ayant jusqu’à cinq ans d’expérience déclarent disposer d’un mentor, contre 26 % en moyenne dans les pays participants de l’OCDE. Par ailleurs, 35 % des enseignants français de collège déclarent que les formations suivies dans les douze derniers mois ont amélioré leur enseignement, contre 55 % en moyenne dans l’OCDE.
Ces données décrivent des perceptions, pas une mesure directe des compétences. Elles concernent aussi une situation antérieure à la réforme engagée en 2026, dont on ne peut pas encore évaluer les résultats.
Cette réforme prévoit déjà un master rémunéré pour les lauréats concernés, des stages progressifs et du tutorat. Le défi est désormais de garantir la qualité réelle de ces parcours, puis de prolonger l’accompagnement après la formation initiale.
Une formation utile doit aider à préparer un cours, repérer une incompréhension, enseigner la lecture ou les mathématiques, gérer un conflit et adapter une activité. Elle exige des formateurs compétents, des collègues disponibles et du temps effectivement dégagé. Sans ces conditions, l’obligation de se former risque de rester une formalité.
Des enseignants au bon endroit, avec des équipes qui peuvent durer
Le recrutement enseignant s’améliore, mais les résultats nationaux ne suffisent pas à garantir une équipe complète et stable dans chaque établissement.
Selon le ministère, 98,5 % des postes du concours externe de professeur des écoles sont pourvus en 2026, contre 92,1 % en 2025. Cette progression accompagne une session exceptionnelle réunissant les nouvelles voies à bac+3 et les voies transitoires à bac+5. Elle doit être confirmée dans la durée. Dans l’enseignement professionnel, seuls 85,7 % des postes du concours externe de professeur de lycée professionnel sont pourvus en 2026.
Réussir un concours et disposer immédiatement d’un enseignant formé devant chaque classe sont deux réalités différentes. Il faut aussi faire correspondre les recrutements aux disciplines et aux territoires, puis permettre aux enseignants de s’y installer.
La stabilité mérite également un suivi précis : selon la DEPP, 17 % des enseignants fonctionnaires du premier degré public ont changé d’établissement à la rentrée 2025. Ce chiffre inclut les mutations souhaitées et ne mesure donc pas, à lui seul, une instabilité subie.
Le défi consiste à identifier les postes durablement vacants et les équipes dont le renouvellement répété fragilise le suivi des élèves. Une politique d’affectation doit tenir compte du logement, des déplacements et de la vie familiale, tout en préservant les droits à la mobilité.
L’objectif est double : rendre les postes difficiles à pourvoir plus accessibles et permettre aux enseignants qui le souhaitent d’y construire une carrière durable.
Rémunération des enseignants : reconnaître durablement le métier, en priorité à l’école primaire
La rémunération doit permettre d’attirer des candidats qualifiés, de conserver les enseignants et de reconnaître leur responsabilité dans la formation des élèves. Au primaire, cette responsabilité est déterminante : les professeurs des écoles construisent les apprentissages dont dépend toute la suite de la scolarité.
Le diagnostic doit tenir compte des revalorisations récentes. Selon la DEPP, les enseignants fonctionnaires ou assimilés percevaient en moyenne 3 090 € nets mensuels en 2024, avec une hausse de 4,3 % après inflation par rapport à 2023. Cette moyenne, tous niveaux et toutes anciennetés confondus, ne décrit toutefois ni le salaire d’un débutant ni celui d’un professeur des écoles en milieu de carrière.
L’attractivité demeure inégale. En 2025, les concours du premier degré public comptaient environ deux candidats présents par poste, et seulement un à Créteil et Versailles (DEPP). Ces chiffres ne permettent pas d’attribuer les difficultés au seul salaire : logement, affectations, conditions d’exercice et perspectives de carrière interviennent aussi.
La question est donc celle d’une rémunération de base suffisante et prévisible, avec une progression lisible. Les missions supplémentaires doivent être rémunérées, mais elles ne doivent pas devenir le passage obligé pour améliorer son revenu.
Comment engager une revalorisation durable, prioritaire pour le primaire, sans annoncer des montants nets trompeurs ni faire reposer son financement sur des économies administratives encore hypothétiques ?
1 assistante sociale pour un bassin enseignement ( elbeuf) soit 2 lycées de 1200 élèves chacun 3 ou 4 collèges, et des écoles. Idem pour les infirmières! Que devient.la protection de l enfance là dedans . Honteux!
L'inclusion ! Chouette idée… au départ.
Aujourd'hui, les classes de certains CAP ne sont constituées que d'élèves en situation de handicap ? Où est l'inclusion ?
Les profs ne sont pas formés au handicap. Nous devons tenter de créer des séquences sans outils et sans aide. Oups ! Sauf passer le CAPPEI, qui est un certificat très difficile à obtenir, et sur notre temps perso ! Comme d'habitude…
Prof d’éco-gestion en lycée pro depuis 22 ans, je vois que le niveau est tiré vers le bas. On nous oblige, au moment du bac et des corrections, à remonter les notes. Pourtant, au sortir du CM2, les élèves ont acquis des savoirs et des compétences. Il y a donc, pour moi, un problème au collège, c’est certain.
Au LP, je m’efforce et m’épuise, mais ce n’est pas grave, à utiliser au moins 1 h par semaine pour faire des débats sur l’actualité ou sur des sujets qui les intéressent. Et oui, pourquoi n’ont-ils pas de philosophie et des heures de français qui s’amenuisent ? Ah oui, pour en faire de bons et « simples » ouvriers sans avis ! Je dis NON ! À chaque débat, l’élève doit avoir son avis et essayer d’imaginer pourquoi un autre élève de la classe a un avis différent. L’empathie et la compréhension de l’autre sont les clés du monde qui arrive, j’en suis certain.
Je suis plombier chauffagiste depuis 25 ans. Il m'a été proposé d'aller enseigner dans un AFPA pour une période de deux mois pour former sept personnes à devenir « aide plombier »… Personne au sein de l'établissement n'a su me dire ce qu'était un « aide plombier », mais visiblement, les entreprises de la région avaient besoin de main-d'œuvre. Enseigner est très gratifiant, mais comment le faire lorsque, sur sept personnes, seule une maîtrisait à peu près notre langue… Ne serait-il pas préférable de leur apprendre le français avant de les diriger vers une formation ?
De plus, le salaire proposé pour être formateur est juste une blague, inacceptable. D'autant que les formateurs de cette association font face à de gros manques de moyens. C'est dommage, l'apprentissage est primordial à mon avis.
Parcoursup est vomi par beaucoup. Il me semble que c’est un faux problème.
Parcoursup est une interface entre lycéens et écoles post-bac.
Ce n’est pas Parcoursup qui trie, qui utilise un algorithme, qui oriente. Ce sont les écoles post-bac qui choisissent leurs futurs élèves selon leur capacité d’accueil.
Il est vrai que cette étape est stressante pour les lycéens et leurs familles. Mais avant Parcoursup (et APB), la procédure papier était plus opaque que maintenant. De plus, la visibilité des différentes formations et la facilité pour candidater sont un réel progrès avec Parcoursup.
Ma fille, en petite section de maternelle, est mise toutes les semaines devant un dessin animé après la sieste… Le maître assure que le contenu est adapté : n’y a-t-il pas mieux à faire avec des enfants de petite section ??
Mon fils aîné, en CP, a un manuel de mathématiques (Hachette) avec des QR codes afin qu’il puisse faire des exercices sur le téléphone de ses parents…
Comment expliquer aux gens les dangers des écrans sur le développement du cerveau des enfants si l’école publique les expose aussi tôt sans voir le problème ? Complètement schizophrène !
Société :
La différence entre le salaire et les aides accordées (chômage / RSA) ne donne pas envie d’aller au travail pour certains !!!
Difficulté des futures familles à trouver des crèches.
Baisse de motricité et des capacités physiques de nos jeunes.
Depuis plusieurs décennies, j'assiste à une baisse du niveau d'exigence à l'école ainsi qu'au délitement de l'autorité des adultes au sein des établissements. J'ai 50 ans et j'ai un enfant de 18 ans. Mon parcours scolaire se termine en 1995, année de réforme du baccalauréat et début de la baisse de l'exigence de travail. S'ensuit un parcours universitaire tout en étant maître d'internat.
J'ai assisté durant six années (collège-lycée) à une érosion progressive du niveau scolaire ainsi qu'à la montée du refus d'autorité et à la remise en cause même des enseignements proposés. Cette tendance s'est amplifiée tout au long de la scolarité de mon enfant qui, à l'entame de ses études supérieures, reconnaît les lacunes accumulées tout au long de sa scolarité.
La remise en cause de l'autorité des professeurs (tant au niveau des savoirs, des savoir-faire et des savoir-être) par les élèves et parfois leurs parents a pour conséquences la baisse du niveau d'exigence et l'abandon de certains enseignements. Elle influence négativement la cohésion nationale.
Mouvement lycéen. Quelques réflexions personnelles :
➡️ Condamnation de toutes les violences. Inadmissible de voir ces agents de l'État agressés (personnels de l'Éducation nationale, policiers, pompiers…). Ces lycées vandalisés, ce mobilier urbain détruit, etc. Insupportable et terrifiant aussi de voir nos jeunes (parfois nos propres enfants) blessés, parfois gravement.
➡️ Méfiance vis-à-vis de toutes les récupérations possibles. D'où qu'elles viennent. On serait bien naïfs de ne pas voir que ce mouvement est travaillé, comme à chaque fois historiquement, par des forces politiques qui cherchent soit à l'instrumentaliser, soit à s'en servir pour leur propre agenda, leurs propres objectifs.
🫵 Mais franchement, chacun de nous voit bien, au fond de lui, notamment s'il est parent d'élève, que nous sommes face à un problème de FOND. La colère des jeunes ne peut être mise de côté, réduite à des émotions adolescentes, des récupérations politiques, voire à du « jeune-bashing », comme on le lit/voit parfois.
🤔 Quelle école donne-t-on à nos jeunes, quel avenir au sens large ? Quelle place pour la jeunesse dans notre société ?
L'Éducation nationale, comme l'hôpital, a été abandonnée par les gouvernants. Ses métiers sont dévalorisés, sous-payés, ringardisés même. Le recrutement est devenu problématique, les exigences attendues au concours sont en chute libre, la machine bricole à tout-va… pour faire quoi ? Donner l'illusion que la promesse républicaine tient toujours…
Le niveau général des élèves baisse.
Problème avec la maternelle et l'apprentissage de la lecture:
Durant plus de dix ans, j'ai tenu la fonction de déléguée aux parents d'élèves des différentes classes de ma fille jusqu'à la fin de sa scolarité en 2022, ce qui m'a permis d'observer de l'intérieur les différents dysfonctionnements de l'école. Et Dieu sait qu'ils sont nombreux !
- Tout d'abord, depuis quand précisément les élèves passent en classe supérieure même s'ils ne le méritent pas ? (insuffisance de leur moyenne générale, problèmes de comportement tout au long de l'année. L'école n'a-t-elle pas un rôle pédagogique ? Passer en classe supérieure sans avoir fait le moindre effort avec des résultats catastrophiques : cela est-il pédagogique ? Quel est le message que l'on veut faire passer ? A quoi sert l'effort dans ce cas-là ?
- Certains profs, un fois leur certification obtenue, ne jugent pas utile d'organiser des cours structurés afin que les élèves comprennent. J'en veux pour preuve des profs de langue donnant des photocopies et disant aux élèves d'aller chercher la signification des mots sur Google alors qu'eux ouvrent un livre ou jouent sur leur téléphone. Véridique et fréquent !
- Les suggestions d'orientations se font souvent en dépit du bon sens pour cause d'incompétence des profs vis à vis du monde extérieur (de l'entreprise). Il n'y a pas suffisamment de passerelles entre le monde éducatif et le monde du travail dans son ensemble. Résultat : les profs ne comprennent rien à l'extérieur et donc ne peuvent pas être personnes ressource dans les logiques d'orientation des jeunes.
- Beaucoup trop de phénomènes de racket liés au signes extérieurs de richesse provocateurs dans certains cas.
Rien ne va plus . Le système maltraité a la fois les enfants et les enseignants.
L'école publique perd de sa valeurs par manque de moyens et démagogie.
Les plus aisées vont vers le privée....
10 % des cours ne sont pas assurés car les enseignants ne sont pas remplacés.
Mauvaise gestion du temps des étudiants et des professeurs des écoles.
Journée trop longue pour les étudiants et les professeurs.
Coupures dans l'emploi du temps.
Travaux extrascolaires pour les étudiants et les professeurs.
On réduit l'exigence année après année.
Des exemples concrets :
- le nombre de textes étudiés pour le bac de français ;
- l'intégration du contrôle continu dans le bac ;
- la suppression du redoublement (je ne sais pas s'ils sont revenus dessus) ;
- la réduction du nombre d'heures de cours chaque année ;
- ...
L'enseignement catholique tend à devenir trop axé sur la transmission de l'Évangile de façon un peu trop traditionnelle en ce moment, et parfois à contourner la laïcité.
La place publique est polluée par la religion. Elle est devenue plus identitaire qu'elle ne l'était et illustre très bien le malaise vécu par le peuple qui ne se reconnaît plus dans les valeurs de son pays. Cela répond de plus en plus au besoin d'appartenance. Si la République est laïque, il n'en demeure pas moins que la France a une histoire judéo-chrétienne qu'il ne faut ni renier ni nier.
Quelles sont les valeurs de la République ? Comment se caractérise-t-elle ? Ces sujets sont développés à l'école, mais restent très abstraits.
Les élèves qui quittent le collège et entrent au lycée manquent cruellement de méthodologie. Ils n'ont pas appris à apprendre, ne savent pas mettre à profit les savoirs qui leur ont été transmis. Pour beaucoup, le programme ne leur paraît d'aucune utilité. Ils sont assommés par des programmes que l'on distille sur tout leur cursus. On leur demande de faire un stage de fin de 3e sans leur donner les outils pour aller le chercher, se repérer et comprendre le monde professionnel.
Résultat : à l'entrée au lycée, ils n'ont pas les prérequis pour s'autonomiser. Cela se constate dans leur manière passive d'apprendre. Or, pour devenir un citoyen accompli, un adulte autonome, il faut être en capacité de comprendre son environnement pour s'y repérer, de mettre en place des stratégies, de savoir se fixer des objectifs étape par étape.
Les jeunes ont besoin d'apprendre à être autonomes, d'apprendre à apprendre, de comprendre leur monde pour mieux s'y situer.
Ce n'est pas quand l'enfant commence à décrocher qu'il faut l'aider à raccrocher, c'est avant même qu'il n'y pense. L'école doit être un espace d'émancipation qui modèle de futurs adultes conscients, pas un abattoir où l'attention est concentrée sur ceux qui suivent, et tant pis pour les autres.
Les manifestations des lycéens ne devaient pas aboutir à un blocus complet des lycées ni empêcher ceux qui le souhaitent d'entrer et de travailler.
Comment mieux protéger les élèves face au harcèlement scolaire, lorsque chacun peut être tenté de renvoyer la responsabilité à l’autre ?
Depuis 2021, le programme pHARe a renforcé la prévention et la prise en charge du harcèlement, avant d’être généralisé et rendu obligatoire en 2023. La loi du 2 mars 2022 a également créé un délit spécifique de harcèlement scolaire.
Pourtant, on dénombre toujours autant de cas. Si ce n'est plus.
Que faire lorsqu’un élève parle mais que sa parole est minimisée ? Lorsqu’un établissement préfère éviter les « vagues » ? Lorsqu’un parent refuse d’envisager que son enfant puisse être auteur de harcèlement ? Lorsqu’un témoin sait mais n’ose pas parler ?
Comment éviter que l’inaction des uns ne permette aux actes des autres de continuer ?
Comment mieux définir la responsabilité de chacun : élèves, parents, témoins, personnels éducatifs et institution ?
Et surtout, comment garantir qu’un signalement entraîne une réponse rapide, adaptée et réellement protectrice pour la victime, sans attendre que la situation devienne dramatique ?
J’ai été frappé par le contraste entre votre pensée sur l’école — transmission, exigence, instruction, que je suis depuis déjà longtemps — et votre récente vidéo, qui reprend largement le discours convenu sur le manque de moyens.
Je me souviens que votre critique portait encore, il y a quelques mois, sur la philosophie globale du projet et sur le désastre de ses résultats, camouflés sous les truquages et mensonges des examens.
Bien sûr qu’il faut mieux payer les professeurs et leur donner de bonnes conditions de travail. Mais votre originalité était précisément de rappeler que la crise de l’école est d’abord une crise de sa mission : instruire et transmettre.
Ne perdez pas ce fil-là. Vous êtes la seule à pouvoir porter ce regard à un niveau politique, c’est-à-dire dans le monde de l’action.
Ça ne m’empêchera pas de vous soutenir.
Avec toute ma sympathie.
L'EN est devenue une "fabrique à crétins".
Sous prétexte de ménager les susceptibilités , la recherche de l'excellence est interdite.
L'encadrement est pléthorique et déconnecté du terrain. Il finit par être coûteux et inefficace.
Une grande partie des enseignants distribue une idéologie et non un enseignement.
Le classement PISA l'a montré, nos étudiants sont de moins en moins bons chaque année. Alors que certains pays rafflent systématiquement les prix nobels, la France n'en obtient que très très rarement.
De plus, même si cela est peut être lié à notre langue, pourquoi sommes nous toujours aussi mauvais en langues étrangères alors que nos voisins latins (espagnols et italiens) parlent souvent bien mieux anglais que nous.
Moins un problème qu'une question à poser, à soulever, et des pistes ou des solutions, au moment d'une échéance électorale qui peut lui donner la force et l'efficacité nécessaires.
En question : le poids de l'école (un service public) et des valeurs républicaines dans la société française, l'autorité des enseignants, leur formation, leur motivation, leur rémunération : ces points forment un système.
Un levier historique : la baisse démographique à l'école, d'où des décisions à prendre sur l'emploi enseignant et éducatif, l'organisation de la scolarité, le dynamisme territorial, corrélativement, bien sûr, aux finances publiques.
Les enseignants contractuels en CDI : les oubliés de l’Éducation nationale
L’Éducation nationale emploie durablement des enseignants contractuels, y compris dans le premier degré. Après plusieurs années d’exercice, certains obtiennent un CDI et peuvent ainsi enseigner pendant toute leur carrière au sein du service public.
Pourtant, leur statut reste beaucoup moins structuré que celui des enseignants titulaires : déroulement de carrière peu lisible, modalités de revalorisation variables, perspectives d’évolution limitées, mobilité et affectations moins sécurisées.
Cette situation est paradoxale : l’Éducation nationale reconnaît suffisamment les compétences de ces enseignants pour leur confier des classes et les employer durablement en CDI, avec les mêmes programmes et les mêmes responsabilités pédagogiques que leurs collègues titulaires, mais sans leur offrir un véritable déroulement de carrière.
Les contractuels en CDI ne devraient plus être considérés uniquement comme une réponse aux difficultés de recrutement. Ils sont désormais, pour certains, des enseignants durablement installés dans le service public. Leur statut doit donc être pensé comme tel.
Apparement, il existe un problème dans les collèges et les lycées: Les professeurs, les proviseurs, les directeurs ont peur des parents. C'est grave. Les parents trop souvent agressifs font le lit de cette peur. J'ai vu un proviseur appeler la gendarmerie pour harcèlement parce qu'un parent très calme voulait faire inscrire son enfant à une activité périscolaire, alors qu'il restait encore de la place pour cette activité. C'est très dommage d'en arriver là... mais je comprends aussi le proviseur devant l'insistance de ce père qui a finalement réussi à faire inscrire son fils par un autre moyen.
Les professeurs, enseignants ont peur des parents, ont peur de certains adolescents mais que faire : la peur est un sentiment que ne se commande pas !!!
L'école ne joue plus du tout son rôle de brassage et de cohésion sociale : de véritables ghettos (d'enfants de CSP- et de CSP+) se sont consolidés année après année.
Je suis professeur des écoles depuis 2001, directrice depuis 2007. J'ai été également principale adjointe de collège durant 2 ans.
Vécu de l'intérieur, le système Éducation nationale montre des dysfonctionnements bien pires encore que ce que l'on peut observer de l'extérieur.
La multiplication des commandes administratives, facilitées par les applications (souvent défectueuses), nourrit un monstre. Ce monstre, c'est principalement le personnel d'encadrement dont la carrière et les promotions se font au gré de sa capacité à communiquer. Il n'est pas rare de voir des postes occupés quelques mois, ces postes étant des marchepieds pour les ambitieux.
Combien de projets lancés en fanfare et abandonnés quelques mois après pour une autre cause ?
Derniers exemples : le plan maths pour les filles ; pire, la NEFLE, des millions d'euros dépensés pour un abandon au bout de 2 ans et des projets en plan...
Bref, des discours, de la communication, de l'hypocrisie et des personnels qui tentent de survivre.
Les retraites plombent les finances publiques et le système actuel a prouvé ses limites, n’ayant plus assez d’actifs. Les gens qui travaillent actuellement ne peuvent pas non plus partir en retraite à 70 ans sous prétexte qu’il faut financer un système dont ils ne pourront même pas bénéficier et qui ne repose que sur leur seule bonne volonté. Tout cela en permettant à certains de ne pas travailler de leur vie, de bénéficier malgré tout d’aides gouvernementales et d’obtenir un minimum vieillesse auquel ils n’auront jamais participé.
Être enseignant en France aujourd'hui est une gageure... Je ne sais par où commencer tant ce dossier est critique pour l'avenir de notre pays ! Je vais donc sectionner les problèmes afin de les séparer.
4) L'inclusion des élèves à besoins particuliers.
PAS DE PLACE... C'est la réponse que nous recevons lorsque nous voulons orienter nos élèves en situation de handicap dans les domaines du langage dans des classes « ULIS ». On laisse donc ces élèves dans des classes « classiques » en demandant aux enseignants d'assurer l'inclusion de ces enfants en personnalisant le travail... On ne gère pas les pathologies de cette façon, et surtout pas sans être formé ! Pas de place non plus dans les ITEP, les SEGPA... On vend l'inclusion comme si c'était une chose magnifique, et en montrant méchamment du doigt ceux qui oseraient dire que certains enfants ont besoin de structures spécialisées... C'est invivable pour ces enfants, leurs familles, et aussi leurs enseignants...
La mesure phare d’E. Macron et de ses ministres successifs (J.-M. Blanquer notamment, mais aussi E. Geffray, DGESCO pendant 5 ans, numéro 2 du ministère) est le dédoublement des GS, CP, CE1. Le coût de cette mesure est très élevé : 800 millions par an. Que d’argent dépensé pour rien, parce que les résultats sont quasiment inexistants : les évaluations nationales en témoignent (cf. les rapports de la DEP) ! Et pourtant, ce dédoublement est toujours mis en avant par les macronistes de tous bords. Si nos élèves sont faibles aux évaluations PISA et TIMSS, une des causes est bien les difficultés que rencontre l’école avec un certain nombre d’élèves, dans le 1er degré notamment, en REP+ et en REP, mais aussi, pour d’autres, en zone ordinaire. Ils y sont certes moins nombreux, mais leur nombre est significatif. Si ce dédoublement est intéressant, pourquoi cela ne marche-t-il pas ? La réponse se situe au niveau des démarches pédagogiques et didactiques, par conséquent des compétences des enseignants. Dédoubler ne sert à rien sans modification importante des démarches et dispositifs que la réduction du nombre d’élèves permet.
Par ailleurs, l’opposition syndicale aux documents d’accompagnement des programmes estampillés Blanquer, donc repoussoirs pour ces organisations professionnelles, n’en a pas facilité l’usage, ce qui est fort regrettable. J’ai vu (lorsque j’étais IEN) et je vois encore (dans les cahiers de mes petits-enfants) de graves erreurs dans les deux domaines essentiels de l’apprentissage de la lecture et des mathématiques. La majorité des enseignants est dépourvue de solutions face aux difficultés des élèves et pourtant, celles-ci sont nombreuses et accessibles.
L’autre maillon faible est le collège. Celui-ci a été conçu sur la base d’un petit lycée. Cela se révèle être aujourd’hui une grave erreur. Il faut le réformer d’urgence.
Être enseignant en France aujourd'hui est une gageure... Je ne sais par où commencer tant ce dossier est critique pour l'avenir de notre pays ! Je vais donc sectionner les problèmes afin de les séparer.
2) Une école à plusieurs vitesses...
Une école primaire est bâtie, entretenue et gérée par la mairie de la ville dans laquelle elle est installée, là où un collège dépend du département, et un lycée, de la région...
Cela crée des inégalités inacceptables entre les élèves ! Ainsi, un élève scolarisé dans une commune « riche » aura accès à une école moderne, équipée de moyens dernier cri, avec un bâti en bon état, là où un élève scolarisé dans une commune « pauvre » devra supporter les locaux vétustes, le manque de moyens matériels, les conditions de travail compliquées (froid l'hiver, chaud l'été...).
Enseignant dans une commune pauvre qui regroupe 7 groupes scolaires (7 écoles maternelles et 7 écoles primaires), j'observe cela au quotidien. Je complèterai que, dans cette commune, trois groupes scolaires sont situés en REP+ et bénéficient, eux, de subventions se chiffrant en dizaines de milliers d'euros pour les rénovations du bâti et la réalisation de projets.
Mon école n'étant pas située dans ces secteurs de la ville, elle ne bénéficie de rien. Sauf que force est de constater que, si les indicateurs sociaux sont un peu plus élevés, les élèves ont un niveau scolaire similaire et méritent eux aussi de meilleures conditions de travail...
Le niveau d'anglais est désastreux et les relations avec les pays étrangers pas toujours faciles.
Propriété industrielle et intellectuelle. Pour les salariés bien souvent spoliés par leur patron (dont je fais partie), pour les fonctionnaires mal reconnus. Pourtant, aujourd'hui, on ne parle que d'innovation, et elle doit être valorisée, favorisée et récompensée.
Revenir aux fondamentaux au primaire : un élève doit sortir du cycle en sachant parfaitement écrire, maîtriser la grammaire et l'orthographe, lire de façon fluide et calculer. Il faut réintégrer « la culture » du respect de l'autorité et intégrer les parents dans cette démarche. Le reste viendra après, mais comment construire un avenir sérieux et solide sans la maîtrise parfaite de ces bases ? Ensuite, il est nécessaire, au collège, de réapprendre l'histoire de France, ce qui a construit notre pays, notre nation, sans rien dissimuler. Viendront ensuite, au lycée, les apprentissages plus techniques, plus pratiques, plus ciblés.
La question de la cohésion nationale vers des valeurs républicaines partagées : comment faire sens dans un parcours citoyen fragmenté et le rendre efficace en actes sur un territoire ? Comment mettre en place un continuum républicain ?
L’éducation dans son ensemble. Et l’IA ne va pas aider. Les universitaires ne savent plus écrire, entre autres.
Un nombre suffisant d'enseignants et d'établissements spécialisés pour les enfants en situation de handicap, ainsi que moins d'élèves par classe, favoriseraient à coup sûr les conditions d'apprentissage. D'autant plus si on choisit de limiter l'utilisation du numérique et de stopper le développement de l'intelligence artificielle !
Second problème que je souhaite évoquer : la baisse du niveau de nos élèves…
J’ai été le témoin, jeune instituteur, de la refonte des programmes de l’école et des collèges, sous l’influence de pédagogistes comme Monsieur Philippe Meirieu.
Alors qu’on massifiait l’arrivée des élèves au collège puis au lycée, on a opté pour un enseignement intellectuellement jubilatoire, mais qui ne s’adressait qu’à une élite : apprendre à apprendre plutôt qu’apprendre… Et vous savez où l’on en est.
Comment retrouver une cohésion sociale et comment faire aimer la France aux plus jeunes ? Comment se rencontrer entre citoyens, malgré les différences de milieu social ? Si le service militaire n'est pas l'unique solution, un service national obligatoire d'un an à la fin des études semblerait utile.
J’ai débuté par l’École normale d’instituteurs, pour devenir instituteur, en 3 années de formation ultra pratiques, en permanence aux côtés d’élèves dans ce qu’on appelait alors des classes d’application. Les instits, choisis par l’École normale, nous les regardions enseigner. Ils nous laissaient la main pour des séquences de plus en plus longues et assuraient un « débriefing » avec nous et tous les collègues de la promotion. Nous étions 14 élèves « apprentis-instituteurs ». Au cours de ces 3 années de formation, j’ai dû passer 2 ans sur le terrain, dans des classes.
Puis je passe mon CAPES de musique et, malgré ma formation d’instit, on m’oblige à faire cette année de formation pédagogique post-CAPES. Le CPR ! Une horreur absolue : un universitaire qui nous parle de la relation pédagogique, à 80 dans un amphi ! J’ai hurlé ma colère et je suis parti de cette tartufferie.
Aujourd’hui, en toute fin de carrière, je sais que les politiques, dans les années 80, se sont trompés :
Ils ont calqué la formation des désormais professeurs des écoles sur la formation des profs, en 5 ans d’études universitaires, complètement théoriques. Et lorsqu’un sortant de concours découvre des élèves après le CAPES et qu’on s’aperçoit qu’il n’est pas fait pour ça, c’est trop tard… J’ai été tuteur de sortants de concours et, lorsque je m’apercevais que ce jeune enseignant n’était pas fait pour l’être, dans le pire des cas, il refaisait un an de formation avant d’être titularisé quand même… Compliqué de dire à un étudiant bac+5 qu’il n’est pas fait pour enseigner…
Actuellement, on oblige les élèves à passer le bac, alors qu'ils ne sont pas tous faits pour les études.
Un simple test de lecture de 10 pages en fin de 3e permettrait de voir lesquels sont intéressés par les études et lesquels ne le sont pas. Et ce n'est pas grave : on peut très bien réussir sa vie et sa carrière professionnelle en étant manuel. Actuellement, on n'a plus assez de maçons ou d'électriciens dans le pays...
Les revendications actuelles des lycéens qui se plaignent de cadences infernales sont représentatives du fait que certains ne sont pas du tout à leur place et n'ont rien à faire dans une filière les amenant au bac, général ou technologique.
1. Programmes trop chargés et trop changeants.
2. L'excellence et le travail ne sont plus valorisés.
3. La notation par compétences acquises ou non ne permet pas de mesurer réellement des progrès : tous les élèves arrivent en 6e, bons ou pas.
4. Problèmes de respect des enseignants, des adultes dans l'école, des autres enfants.
5. Charge de travail administratif trop lourde : il faut tout justifier et tout expliquer en remplissant des documents qui servent souvent à alimenter des statistiques nationales et dont on ne voit pas l'utilité dans le quotidien d'une classe.
Les problèmes dépassent largement le cadre scolaire.
Temps de vacances estivales beaucoup trop long : 2 mois.
Tous les parents n'ont pas 2 mois de vacances estivales et n'ont pas tous un soutien familial et/ou financier pour gérer cette longue période de vacances scolaires et faire garder leurs enfants. Durée d'absence trop longue pour les élèves sans école : oubli des apprentissages.
Prime d'allocation scolaire
Il me semble essentiel de conserver Parcoursup : ce site centralise des informations précieuses pour les parents et les lycéens sur les formations disponibles, les critères d'admission et les débouchés. Sa suppression ne supprimerait pas la sélection à l'entrée de certaines études — elle obligerait juste les candidats à renvoyer des dossiers papier (?) à chaque établissement.
Adéquation collège/classe d'âge
Comment accueillir correctement des élèves en situation de handicap sans les moyens humains promis ?
Au collège, les cours de technologie sont, pour certains, totalement déconnectés de la réalité.
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