Je travaille comme monitrice d’atelier en ESAT. Nous avons de moins en moins de subventions et nous devons gagner de l’argent via nos ateliers. À tel point que nous devons presser les personnes en situation de handicap. Comme par exemple : 1 h de pause pour 8 h de travail, comme dans n’importe quelle entreprise, alors que nos ouvriers ont des pathologies où il faudrait avoir le temps de souffler dans la journée.
J’ai l’impression de rentrer dans une maltraitance institutionnelle. Alors que, quand je suis entrée dans ce métier, nous avions du temps pour nous occuper des personnes. Aujourd’hui, on n’entend même plus parler d’humain dans le médico-social, mais de chiffres.