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Handicap

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Problème n° 1

LE HANDICAP : LE GRAND OUBLI DE LA RÉPUBLIQUE
Je voudrais vous parler d'un sujet qui me tient à cœur : le handicap.
Père d'une petite fille de 9 ans en situation de handicap, je suis confronté chaque jour à cette réalité. Un sujet immense, qui touche 18 millions de personnes, directement ou indirectement.
Une administration qui épuise.
MDPH, CPAM, CAF… Des dossiers à répétition, les mêmes documents à fournir, les mêmes explications à redonner, et trop souvent une antipathie à peine dissimulée. Les délais de réponse sont inacceptables. Pour les familles, c'est devenu un véritable calvaire. Ce système coûte une fortune… et n'a qu'un résultat : un sentiment d'abandon.
Travailler : un droit, pas une faveur.
Que vaut une RQTH aujourd'hui ? Presque rien. Et après 40 ans ? Rien du tout. De nombreuses structures spécialisées dans la réinsertion vivent de subventions régionales, nationales et européennes. Qui contrôle leurs objectifs, leurs résultats, leur intégrité ? Personne de sérieux, sans doute.
Pourtant, beaucoup de personnes handicapées ne demandent qu'une chose : travailler, être utiles, participer. Cela améliorerait leur pouvoir d'achat sans peser sur les dépenses publiques. Car on ne vit pas, on survit, avec 1 048 € par mois.
L'école pour tous.
Accéder au savoir n'est pas un privilège, c'est un devoir de la République. Nos enfants font partie de l'avenir de la nation : eux aussi ont le droit d'avoir de l'ambition et de contribuer à la société comme tous les citoyens.
Des moyens mal employés.
Argent gaspillé dans des démarches inutiles, accessibilité des lieux publics, accès aux soins… Les aidants, accompagnants, aides-soignants et AESH sont des maillons essentiels : ils doivent être reconnus, encadrés et soutenus.
Je pourrais continuer des heures. Ce qu'il faut, c'est un immense travail de fond, une restructuration et une vision d'ensemble nouvelle. Trop souvent, le handicap est ignoré des politiques et des médias. Pourtant, c'est un enjeu majeur .

Problème n° 89Avec des chiffres

Les enseignants des collèges et lycées ne sont pas formés et n’ont pas les moyens pour mettre en œuvre l’inclusion qu’on leur impose. Les adolescents autistes Asperger, parce que leur cerveau fonctionne très bien, sont les grands oubliés de cette inclusion, alors que leur place n'est nulle part ailleurs que dans l'enseignement ordinaire.

Problème n° 145

Des délais délirants pour la prise en charge des personnes handicapées. La MDPH des Côtes-d’Armor croule sous les demandes. On en est à « 3 ans d’attente pour une prise en charge SAMSAH ou SAVS ».

Autre problème : des dossiers de demande de prise en charge en format papier, toujours… En 2026, ça n’est plus acceptable.

Problème n° 40Avec des chiffres

Il manque des accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) dans les établissements scolaires. Faute d’un accompagnement suffisant et adapté à leurs besoins, certains élèves ne peuvent pas suivre leur scolarité dans de bonnes conditions. Cette situation fragilise leurs apprentissages, leur autonomie et leur inclusion. Elle met également les familles et les équipes éducatives en difficulté. L’accès à l’école ne devrait pas dépendre de la disponibilité d’un accompagnant.

Problème n° 2

Je travaille dans le secteur du handicap dans le Vaucluse. Actuellement 300 enfants sont en attente d une place en IME. L offre de soins et d etablissement medico sociaux est bien en dessous des besoins. Le handicap est un indice de fragilité qui s ajoute frequemment a de la précarité et des prbes d acces aux soins rendant cette population extremement fragile. De plus chez les enfants en situation de handicap peut aussi souvent se rajouter des problemes lies a la protection de l enfance. La MDPH croule sous les dossiers et les services s occupant des ruptures de parcours sont debordes...les solutions ont ete jusqu a present de multiplier les associations avec chacune leur spécificité. Ce millefeuille ne peut faire que du bricolage mais ne peut accompagner au niveau educatif et des soins ce public

Problème n° 843

Tous les semestres, nous devons déclarer nos revenus à la CPAM pour la continuité de la pension d'invalidité. C'est compliqué de remplir sur le site de la CPAM.

Problème n° 69

Les transports en commun parisiens sont le plus souvent inaccessibles aux personnes en situation de handicap, ce qui exclut ces personnes d’autant plus de la vie active : arriver à l’heure au travail, par exemple, devient une gageure.
Par exemple, le RER E tout neuf a des ascenseurs jusqu’aux quais, mais les rames qui arrivent présentent une marche de 20 cm pour y entrer ! Absurde !

Problème n° 1740

À l'heure de l'IA et des moyens modernes, est-il encore acceptable que, pour un dossier MDPH reçu en juillet, les services mettent 2 mois et demi pour attester que le dossier est complet (ou pas) ? Puis 4 mois pour le traitement, donc potentiellement 6 mois !!
Il y a une grande marge de progrès !

Problème n° 1350

Les mdph selon les regions attribuent ou pas : carte cmi,aah,cdph avec des durees variablzes,2 ou 5 ans ou 10 ans
Pourquoi les criteres d attributions ne sont ils pas definis precisement :codifié et quantifié.
Pourquoi un infirmier ou un docteur est il habilité a juger des cas d autismes et de tdh alors qu ils n y connaissent pas (souvent) grand choses.Pourquoi ne peut on selon le cas avoir un specialiste par groupe de pathologie?
Pourquoi la mdph du nord est elle si opacte,lors des decisions ils n expliquent rien juste selon l artcle xxx de la secu, les dossiers medicaux transmis font pourtant foie.Oblgation de faire un recour administratif pour changer la decision et encore là ils n expliquent rien accordé ou débouter.Sinon tribunal pour faire reconnaitre ses droits.Tout cela à un cout monetaire et psychique mais mdph s en fiche.

Problème n° 1213

Je travaille comme monitrice d’atelier en ESAT. Nous avons de moins en moins de subventions et nous devons gagner de l’argent via nos ateliers. À tel point que nous devons presser les personnes en situation de handicap. Comme par exemple : 1 h de pause pour 8 h de travail, comme dans n’importe quelle entreprise, alors que nos ouvriers ont des pathologies où il faudrait avoir le temps de souffler dans la journée.

J’ai l’impression de rentrer dans une maltraitance institutionnelle. Alors que, quand je suis entrée dans ce métier, nous avions du temps pour nous occuper des personnes. Aujourd’hui, on n’entend même plus parler d’humain dans le médico-social, mais de chiffres.

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