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Cahier de doléances · Santé

Problème n° 149

Nous assistons depuis quelques années, je dirais depuis l'ère Sarkozy, à une désertification du médical et des professionnels de la santé dans les Côtes-d'Armor : ophtalmologistes et autres spécialistes quasiment impossibles à trouver (celui de Lannion vient de fermer sans donner d'explications malgré les demandes du maire, la mairie ayant financé son cabinet).

À cela se rajoutent des fermetures de maternités, de services, une instabilité des services d'urgences qui sont parfois régulés, parfois non, des cliniques qui ferment (comme celle de Lannion). Des pompiers de Lannion doivent parfois aller à Saint-Brieuc, parfois dans le département voisin, à Morlaix, pour emmener les victimes, rallongeant le temps d'intervention et aggravant leurs conditions de travail.

À ceci se rajoutent des médecins généralistes qui ajoutent parfois 2 autres patientèles de confrères ayant démissionné ou étant partis à la retraite, et qui n'acceptent plus de nouveaux patients. Mais aussi des EHPAD tributaires d'une ARS totalement déconnectée de la réalité en termes d'attribution d'aides pour embaucher ou pour la création d'unités Alzheimer (appelées parfois « Cantou »).

Le problème des transports en commun réguliers étant aussi un autre problème, il éloigne les patients de leurs familles en termes de possibilité de visites.

Depuis Côtes-d'Armor (22) · 4 octobre

2 solutions proposées

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Solution n° 1203Préférée des inscritsNiveau : État

Il paraît que beaucoup d’étudiants en médecine reçoivent une aide de l’État, sans qu’il leur soit demandé de contrepartie. Pourquoi ne pas obliger les nouveaux médecins à s’installer dans des déserts médicaux pendant quelques années ? Il est temps, mais dans bien d’autres domaines aussi, que l’État qui donne devienne un donnant-donnant plus juste pour le contribuable.

Je ne suis pas spécialiste, mais je suis certain que le système hospitalier est un mille-feuille administratif qui demanderait une gestion plus pragmatique au niveau de son budget (on manque d’infirmières, de sages-femmes et, plus généralement, de personnes sur le terrain). Peut-être alors serait-il souhaitable de supprimer certains postes pour en créer d’autres plus utiles.

Faute de mieux, on veut pallier les déserts médicaux par un système de téléconsultation. L’expérience que j’en ai, c’est une très mauvaise connexion qui s’est terminée au téléphone.

Depuis Hérault (34) · 5 octobre
Solution n° 1309Niveau : État

La part de solution que je propose ici concerne en fait le dégorgement du système de maladie au profit du soulagement du système de santé, où qu’il soit sur le territoire.

Expat, je vis dans un pays où même certains médecins, dont le cabinet fonctionne plus que bien, font au moins une session de cours pour se former en homéopathie (encore impensable en France, je pense…).

La combinaison de ces deux savoirs permet bien souvent de soulager les patients (enfants comme adultes) avant qu’ils encombrent les cabinets médicaux ou même les urgences. Et ce, pour des maux qu’il faut soigner avant qu’ils ne s’aggravent, mais qui n’ont pas besoin d’intervention médicale directe.

Je sais bien que ce sujet est tabou, mais les dépenses de « santé », en coûts et en temps, sont pour beaucoup de pays européens si énormes… qu’il serait judicieux et salvateur de prendre au sérieux cette possibilité.

Je l’ai vécu avec mon enfant et le vis encore maintenant : il nous arrive de consulter un médecin, spécialiste ou généraliste, mais cela est d’une rareté suffisante pour que notre assurance maladie gagne probablement plus avec nous qu’elle ne dépense. Et le temps que nous prenons, hors cabinet ou salle d’urgence, à régler notre problème de façon homéopathique laisse plus de capacité horaire pour celles et ceux qui ont vraiment besoin de consulter.

Je pense que mon pays d’accueil pourrait lui aussi profiter davantage de ce fait. Mais, comme en France, tout ce qui n’est pas reconnu officiellement reste de l’obscurantisme.

Dans un autre pays européen, lorsque vous commandez sur Internet une trousse homéopathique d’urgence (avec les 20 produits courants), vous recevez cela rapidement et sans problème.

Le problème est tellement coriace en France que, lorsque vous arrivez à commander cette trousse, vous la recevez aussi, oui, mais… avec des fioles vides !

Donc le Français n’a même pas le droit de décider ce qui peut l’aider à recouvrer la santé ou pas…

Cela devrait changer et nécessite en ce sens une détermination politique courageuse. Mais le but, qui serait alors de rénover l’accessibilité aux soins pour tous et partout, pourrait être… disons… encouragé.

Depuis 99 · 5 octobre

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