Bonjour à tous,
La région toulousaine n'est pourtant pas le fin fond de la campagne, pourtant il est extrêmement difficile, de trouver un rendez-vous en dermatologie...
La région ne manque pourtant pas de praticiens, au contraire, mais le discours est unanime : on ne prend pas de nouveaux patients, le cabinet ne pratique plus QUE de l'esthétique, le praticien part en retraite et n'a pas de remplaçant,...
Cahier de doléances
Santé
Hôpital, médecins, urgences, déserts médicaux.
Les problèmes qui ont la cote
Ceux que le plus d’inscrits vivent aussi.
- Problème n° 19 Bonjour à tous, La région toulousaine n'est pourtant pas le fin fond de la campagne, pourtant il est extrêmement difficile, de trouver un rendez-vous en dermatologie...… ✋ 284 solutions
- Problème n° 346 Le manque de médecins sur presque tout le territoire. ✋ 215 solutions
- Problème n° 149 Nous assistons depuis quelques années, je dirais depuis l'ère Sarkozy, à une désertification du médical et des professionnels de la santé dans les Côtes-d'Armor :… ✋ 142 solutions
Les solutions qui ont la cote
Celles que le plus d’inscrits jugent les meilleures.
- Solution n° 258 Les études de médecine étant prises en charge par l’État, il semble logique et nécessaire que les lauréats soient dans l’obligation de choisir une affectation proposée… En réponse à : Répartition des médecins sur le territoire français ★ 13
- Solution n° 672 Le constat : Le numérus clausus pendant des années n'a pas pris en compte l'évolution de la démographie de notre pays, à savoir le vieillissement de la population et en… En réponse à : Le manque de médecins sur presque tout le territoire. ★ 7
- Solution n° 86 Redonnons aux médecins la gestion des structures de santé. On pourrait prévoir un directeur financier pour les seconder et faire les calculs, mais ce sont les médecins… En réponse à : L’administration des hôpitaux et cliniques est, depuis de nombreuses années maintenant,… ★ 6
Ils méritent plus d’attention
Encore peu lus ou sans solution, tirés au sort à chaque visite.
- Problème n° 1910 Trop de personnes assistées, désœuvrées, sans lien avec la vraie vie. ✋ 01 solution
- Problème n° 1547 Stop aux dépassements d'honoraires. Autour de chez moi, psychiatres à 120 euros la consultation, remboursement sur la base de 50,20 euros. Je ne peux malheureusement pas… ✋ 01 solution
- Problème n° 1907 Des générations ne connaissent plus le quotidien de leur pays. ✋ 01 solution
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Le manque de médecins sur presque tout le territoire.
Nous assistons depuis quelques années, je dirais depuis l'ère Sarkozy, à une désertification du médical et des professionnels de la santé dans les Côtes-d'Armor : ophtalmologistes et autres spécialistes quasiment impossibles à trouver (celui de Lannion vient de fermer sans donner d'explications malgré les demandes du maire, la mairie ayant financé son cabinet).
À cela se rajoutent des fermetures de maternités, de services, une instabilité des services d'urgences qui sont parfois régulés, parfois non, des cliniques qui ferment (comme celle de Lannion). Des pompiers de Lannion doivent parfois aller à Saint-Brieuc, parfois dans le département voisin, à Morlaix, pour emmener les victimes, rallongeant le temps d'intervention et aggravant leurs conditions de travail.
À ceci se rajoutent des médecins généralistes qui ajoutent parfois 2 autres patientèles de confrères ayant démissionné ou étant partis à la retraite, et qui n'acceptent plus de nouveaux patients. Mais aussi des EHPAD tributaires d'une ARS totalement déconnectée de la réalité en termes d'attribution d'aides pour embaucher ou pour la création d'unités Alzheimer (appelées parfois « Cantou »).
Le problème des transports en commun réguliers étant aussi un autre problème, il éloigne les patients de leurs familles en termes de possibilité de visites.
Lutter contre les déserts médicaux est une priorité. Les Français méritent tous le même accès aux soins.
Revaloriser les salaires des soignants et leurs métiers.
L’administration des hôpitaux et cliniques est, depuis de nombreuses années maintenant, le fait d’administratifs ayant obtenu des diplômes de direction d’hôpital. Or, ces personnes ne connaissent pas le premier bout du travail des médecins et infirmières et prennent des décisions fondées uniquement sur des calculs qui excluent l’humain, dans ces métiers profondément humains. Cela donne ce que l’on voit aujourd’hui : l’absence de prise en compte des réalités de l’hôpital, les urgences qui débordent, le manque de personnel soignant, les déficits et, paradoxalement, une inflation d’administratifs qui réglementent et contraignent. Sans compter tous les fonctionnaires des ARS qui rajoutent à la lourdeur des décisions.
Réformer les critères du CEPS : la schizophrénie de la politique du médicament
L'État déplore les pénuries répétées d'antibiotiques, de corticoïdes ou de paracétamol, mais son propre bras armé tarifaire — le Comité économique des produits de santé (CEPS) — les organise indirectement. En fixant le prix des génériques au centime d'euro près selon la logique du « moins-disant », le régulateur pénalise les sites industriels français et européens qui respectent les normes sociales, environnementales et de rejets d'effluents. À l'inverse, il subventionne de fait des usines chinoises et indiennes fonctionnant au charbon et sans traitement rigoureux des déchets chimiques.
Payer 1,20 € une boîte de générique vital fabriqué en Asie est une illusion d'économie : le coût indirect (hospitalisations évitables, désindustrialisation, transports aériens d'urgence, blocages chirurgicaux) est colossal.
Constat :
Lorsqu’un patient change d’hôpital (vacances dans un autre département, mauvaise orientation par les pompiers, etc), les professionnels qui le prennent en charge n’ont pas toujours accès rapidement à l’ensemble de son dossier médical. Ils doivent rechercher les anciens comptes rendus, contacter d’autres établissements ou demander au patient de fournir lui-même des documents. Cette fragmentation fait perdre du temps aux soignants, entraîne des examens redondants et peut nuire à la continuité et à la sécurité des soins.
Répartition des médecins sur le territoire français
Depuis mon installation dans les Côtes-d’Armor, je n’ai pas réussi à trouver de médecin généraliste.
Je ne raconte pas cela pour me plaindre de ma situation. Je suis autonome, je travaille, je peux me déplacer et, jusqu’à présent, je me débrouille. Mais je prends conscience d’un profond dysfonctionnement. J’ai cherché. J’ai appelé. J’ai écrit. À la CPAM, à différentes administrations et institutions locales, départementales et nationales, jusqu’aux services du ministère de la Santé. J’ai reçu des réponses. Mais aucune n’a résolu le problème.
Chacun m’a indiqué un autre interlocuteur, une autre compétence, un autre niveau administratif auquel m’adresser. J’ai ainsi découvert une organisation dans laquelle tout le monde peut avoir correctement accompli sa mission, alors même que le citoyen reste exactement au même point. C’est peut-être ça qui m’a frappée le plus aujourd’hui dans notre fonctionnement administratif : nous avons organisé la responsabilité de chacun, mais plus personne ne semble responsable du résultat.
Je suis profondément attachée aux services publics. Je ne souhaite certainement pas leur disparition ni leur affaiblissement. Au contraire. Je souhaite pouvoir continuer à vivre dans un pays où la santé, l’éducation, la protection sociale et les services essentiels ne dépendent pas uniquement de ses revenus ou de l’endroit où l’on habite.
Mais préserver les services publics suppose aussi d’accepter de regarder leur fonctionnement avec exigence.
Lorsqu’un citoyen saisit une administration pour un problème relevant manifestement d’un service essentiel, il ne devrait pas avoir à comprendre lui-même l’architecture administrative française, identifier le bon organisme puis recommencer sa démarche.
On manque de médecins, mais on refuse des étudiants qui veulent le devenir ? Pourquoi un tel chaos ? Proposons de les former et d’imposer la localisation ! Un problème, une solution et non un pansement.
Difficulté à se faire soigner. Il faut un mois d’attente pour un rdv chez mon médecin traitant. Certains laboratoires et médecins appliquent des dépassements d’honoraires non remboursés trop importants. Il faut se recommander d’un ami pour obtenir un rdv chez un dentiste.etc….que ce soit en ville ou à la campagne
La pédopsychiatrie et la psychiatrie en général connaissent un déclin qualitatif et quantitatif. Le service public s’effondre au profit du libéral et d’un dispositif Parcours Psy qui ne peut garantir un accompagnement suffisant pour les troubles modérés à sévères.
La liste d’attente en CMP enfants (moins de 12 ans) dépasse un an pour la majorité des situations. À la suite des premiers rendez-vous d’évaluation, il y a souvent de nouveau une attente de plusieurs mois, voire d’une année, pour accéder aux soins. Ce temps est précieux pour éviter que les troubles s’installent et se cristallisent. Et il s’agit d’une problématique sociétale, car les troubles non ou mal pris en charge durant l’enfance font le lit des comportements dysfonctionnels et antisociaux à l’âge adulte.
Le manque de praticiens, généralistes comme spécialistes
J'ai entendu dire qu'il y aurait plus de cartes Vitale que de personnes existantes.
Ceci doit être contrôlé, rectifié, analysé. (IA ?)
Bonjour,
Habitant en Ardèche (07340), malgré la proximité des autres départements, nous sommes confrontés aux déserts médicaux.
Des médecins trop peu nombreux, surchargés, dont certains peuvent être largement en âge d'être à la retraite, mais qui continuent d'exercer (merci à eux). Mon médecin traitant a passé les 70 ans et continue de consulter.
Les communautés de communes nous disent que le problème de santé est majeur, mais pourtant, on ne voit rien venir. Un médicobus se déplace de village en village, mais pour quelques heures et trop peu fréquemment. Tous les médecins aux alentours refusent de prendre de nouveaux patients, ou alors il nous faut nous déplacer plus loin.
Déserts médicaux…. Postes vacants de médecins dans les hopitaux.
Placer la santé mentale comme un enjeu principal de santé publique. Les addictions y sont corrélées, entraînant des situations de violences physiques et psychologiques, de la précarité, de l' isolement social, une perte d'autonomie, et finalement, la perte de dignité humaine. Notre société ne peut accepter de laisser sur la route tout un pan d'êtres humains dans la déchéance physique et morale, sans espoir. Pour ma part, je le refuse.
Problème : le désengagement de la Sécurité sociale dans la prise en charge des soins et l'augmentation des tarifs des complémentaires santé.
Le pourcentage du montant des soins remboursés par la sécu ne cesse de se restreindre, confiant une part toujours plus importante des remboursements aux complémentaires privées, qui répercutent largement ces frais dans leur tarification aux assurés.
Or, il faut savoir que la Sécurité sociale a des frais de gestion (ce qui est prélevé sur les cotisations pour faire fonctionner le système) qui sont TRÈS FAIBLES, de l'ordre de 1 à 4 % selon les branches. Ils sont surtout TRÈS INFÉRIEURS à ceux des mutuelles santé, qui ponctionnent 20 % en moyenne des cotisations pour faire fonctionner la boîte, faire de la pub, payer les CE... et rémunérer les actionnaires, bien entendu.
BILAN : l'assuré subit une augmentation de cotisations de complémentaires santé BEAUCOUP PLUS élevée que ce qu'il aurait payé comme augmentation de cotisations sociales.
C'est un tour de passe-passe qui est défavorable au pouvoir d'achat, en plus d'être très inégalitaire. Là où la Sécu aurait pu augmenter ses cotisations de 10 €, les mutuelles les augmenteront de 12 €. Indifféremment des revenus individuels. Mais le gouvernement aura tout loisir de dire que ce n'est pas de sa faute... Et qui paye cette lâcheté ?
Comme d'habitude, ceux qui bossent, qui gagnent suffisamment pour ne pas bénéficier de la C2S ou de l'AME, et trop peu pour qu'une augmentation de leurs tarifs de mutuelle leur soit indolore...
Mon épouse est infirmière libérale et souhaite évoquer le fait que les infirmières libérales sont, beaucoup plus que les médecins, le pilier du système de santé actuel français. Sans elles, eux, ce sont des patients qui s'aggravent, des hospitalisations qui coutent très cher au lieu d'un maintient à domicile.... Elles voient les patients tous les jours, détectent les problèmes, préviennent les médecins, coordonnent les rendez-vous. Elles assurent le suivi des patients sur le long termes. Elles sont le lien direct entre le patient, les familles les médecins, les intervenants externes, les hôpitaux, les pharmacies. Et depuis peu, elles prescrivent ! Et pourtant, les médecins ne cessent d'obtenir des primes conséquentes de "bon élève" (ROSP) et primes de suivis alors que ce sont les infirmières qui en réalité réalisent tout ce travail. Et que leur travail, aujourd'hui est de moins en moins bien rémunéré.
Aujourd'hui, autour d'elle, les médecins ne sont que des prescripteurs mensuels qui ne s'occupent plus des patients mais ne sont là que pour prolonger des prescriptions mois par mois en facturant à chaque fois une consultation, sans même voir les patients puisque ce sont souvent les infirmières qui vont aux cabinets médicaux récupérer les ordonnances ou via un SMS ou un mail.
Les médecins s'autorisent aujourd'hui à ne plus faire de visites à domicile des personnes grabataires pour ne pas "perdre de temps" et que c'est donc l'infirmière qui remplit ce rôle mais sans avoir le salaire associé (2,75 € le déplacement !) : le médecin facture une consultation sans voir le patient et l'infirmière voit et gère le patient mais n'est pas payée en conséquence.
Alors que les infirmières ont du mal à partir en vacances, à trouver des remplaçants (elles ne peuvent pas fermer leur cabinet comme le fait un médecin, un kiné...), les médecins comptent sur elles pour faire des semaines de 4 jours, et pour partir plusieurs mois en vacances par an.
Concernant les dépenses de santé, je suis surpris de n’entendre jamais les parlementaires aborder le sujet des fausses ordonnances. Sujet pourtant régulièrement évoqué comme un fléau par les pharmaciens.
Si cela peut marginalement concerner des individus opérant seuls, le sujet de préoccupation concerne davantage les réseaux, très organisés, qui peuvent ainsi obtenir « gratuitement » des médicaments afin de les expédier et de les revendre à l’étranger (essentiellement vers l’Europe de l’Est ou vers l’Afrique). Ce trafic semble très rémunérateur pour les contrevenants, mais présente un risque majeur pour les dépenses de santé, autant que pour la pénurie de certains produits.
L’édition de fausses ordonnances est, selon les professionnels concernés, de plus en plus bluffante, facilitée par les outils numériques de plus en plus performants.
Engorgement des services d'urgences, lié au traitement de trop de bobologie, au manque de moyens humains (radiologues, chirurgiens...) et techniques (lits, radiologie). Gros problème d'organisation. Manque de médecins en milieu rural.
On manque de médecins dans beaucoup de régions. On doit augmenter le nombre d’étudiants qui valident leur 1re année de médecine. Nos enfants vont dans des pays limitrophes pour faire leurs études car, en France, même avec un bon niveau, c’est très compliqué de valider la 1re année de médecine.
Il est également nécessaire de restreindre le nombre de médecins dans certaines régions et de les aider à s’installer dans d’autres. Un peu comme les notaires qui doivent racheter une clientèle.
Constat : un accès aux soins sévèrement restreint Je réside dans une région rurale, malheureusement qualifiée de désert médical. Dans le meilleur des cas, il faut attendre trois mois pour obtenir un rendez-vous, que ce soit pour voir un médecin généraliste ou un spécialiste. Pour certaines spécialités, ce délai peut même dépasser six mois. Les répercussions pour les patients et les urgences La rareté des professionnels de santé et l'allongement des délais d'attente rendent l'accès aux soins plus compliqué et contribuent à la saturation des services d'urgence. Des pistes de réforme envisageables Ne serait-il pas temps de reconsidérer les conditions d'installation des jeunes médecins, par exemple en leur demandant d'exercer leurs premières années dans les zones les plus affectées par le manque de personnel médical ? Ne faudrait-il pas aussi revoir les dispositifs qui limitent le nombre de médecins formés, afin de mieux répondre aux besoins de la population ?
Urgences saturées
Les gens meurent aux urgences faute de prise en charge.
Les malades restent sur des brancards parfois plusieurs jours.
La crise du COVID a montré à quel point le milieu hospitalier et la santé sont importants et vital !
On a passé tous les soirs à applaudir les soignants pour les remercier.
6 ans plus tard, les conditions sont affreuses, les financements sont coupés, des lits sont supprimés, des hôpitaux sont fermés, les salaires sont dérisoires pour le travail qui est fait.
Impossible de trouver des rendez-vous rapidement pour un médecin spécialiste (plus d'un an d'attente pour avoir un rendez-vous chez un dermatologue).
J'ai passé plus de 6 ans sans aucun médecin traitant car plus aucun médecin ne prend de nouveau patient. Et donc si j'ai un problème suffisamment grave je vais passer 3h dans la salle d'attente des urgences.
Aujourd'hui, il est impossible de recruter de nouveaux aides-soignantes, infirmières. Plus personne ne veut faire un travail où on se retrouve à se faire insulter par des patients excédés, pour un salaire proche de celui du SMIC.
Ma fille est autiste "léger" mais cela ne signifie pas que vivre au quotidien soit facile. Je vais dire une horreur, mais si elle était en fauteuil, elle pourrait être "elle" et pas masquer systématiquement. Pourtant les TSA ont tellement de choses à nous apprendre, et ont des qualités qui pourraient s'avérer très productives !
Les certifications ! Récurrentes, stressantes, culpabilisantes et centres de toute la mobilisation de la machine administrative ! Bien évidemment, de bonnes pratiques émergent de cette grande messe. Pour autant, accompagner des personnes en situation délicate se résume t-il à la tenue d'un dossier informatisé ? La certification passée toujours le même désarroi, les mêmes difficultés voire la même solitude ! L'allocation des moyens pose question. La multiplication des postes administratifs dans le soin est elle garante de l'amélioration de la qualité des soins et de la réduction des coûts ? Les usagers jugeront...Le temps passé aux tâches administratives est du temps perdu pour les personnes en besoin de soin. Le problème à terme : la perte des vocations !
J'habite dans les Yvelines, dans une zone urbanisée. Et pourtant, il est impossible de trouver un nouveau médecin traitant depuis le décès du mien, il y a 2 ans. Les déserts médicaux ne sont pas réservés aux territoires ruraux. Il faut impérativement augmenter le nombre de médecins formés.
Bonjour,
Nous sommes un couple avec deux enfants. La santé dans le 04 est vraiment compliquée… Pas de médecin, ou très peu, des délais d’attente très longs et obligés de partir à 100 km pour consulter.
La tarification à l’activité (T2A) a sonné le glas de la médecine française.
La santé n’a pas de prix, mais elle a un coût. Celui-ci doit être supporté pour assurer le bien-être de la population.
La T2A a instauré une logique purement financière à la santé : on vend des soins désormais comme n’importe quel bien de consommation. La question de la pertinence du soin n’existe plus, la redondance n’est jamais traquée, la prévention n’intéresse personne : seule la vente de produits de santé (soins, médicaments, dispositifs, consultations) est au cœur du système.
Cette évolution est dramatique car, malgré l’explosion de la charge financière des coûts de santé pour l’État, la santé globale des Français ne fait que se dégrader.
Cette T2A ne profite qu’aux acteurs privés (labos, fournisseurs de matériel médical…) et pille les finances publiques.
Le système de santé est mal organisé, les patients sont mal conseillés. La médecine générale a démissionné de son rôle central, car prise au piège d’une consultation au tarif ridicule.
Les coûts de la vieillesse et de la santé nous ruinent, et pourtant le service rendu devient tellement faible qu’on préfère légaliser l’euthanasie plutôt qu’être capable de répondre aux besoins de la population.
L’objectif du système de santé actuel est de créer des richesses (artificielles car ponctionnées sur les finances publiques) pour se financer, et ça n’est plus soutenable.
La financiarisation de la santé est inquiétante. Elle me semble aller de pair avec la prolétarisation des praticiens.
L'on voit disparaître dans nos villes les pharmacies indépendantes pour laisser place à des enseignes dont le modèle économique repose sans doute sur la vente des produits les plus lucratifs. Le personnel, transformé en vendeur de savonnettes, y est de moins en moins investi.
Idem pour les cabinets dentaires, les centres d'ophtalmologie…
Comment mieux contrôler ce secteur ?
Le recrutement de personnels soignants et de médecins fixes au sein de structures de soins devient de plus en plus difficile, ce qui nuit à la prise en charge et à la continuité des soins. En effet, ils sont nombreux à préférer travailler en intérim pour faire des remplacements : meilleure rémunération (très nettement), pas d’implication au sein d’une structure avec ses obligations de présence, les week-ends, les gardes pour les médecins, la participation aux instances, etc.
Trop de personnes assistées, désœuvrées, sans lien avec la vraie vie.
Des générations ne connaissent plus le quotidien de leur pays.
De nombreux médecins « ne prennent plus de nouveaux patients » ; dont acte. Mais est-ce l'esprit du serment d'Hippocrate ? Pour autant, chez ces médecins, des patients déménagent, décèdent (malheureusement), etc. Alors pourquoi n'existe-t-il pas une plateforme ? Une bourse aux places disponibles à l'échelle des territoires ? Ce serait tellement bien :)
Depuis des dizaines d’années, la politique de santé n’a été établie que sur le seul critère ÉCONOMIQUE.
Le résultat est dramatique, inégal, et le système est en grand danger.
Les sauvetages en montagnes qui contraignent les équipes et coûtent très cher .
Nous n'avons plus de médecins généralistes depuis avril 2026. Deux sont partis en début d'année et le troisième a suivi en avril, alors que nous avons une maison de santé ouverte depuis une dizaine d'années. Seule solution pour l'instant : une téléconsultation assistée d'une infirmière. Le recrutement de nouveaux médecins s'avère très problématique et aucune date ne se profile à l'horizon.
Madame Polony sera sans doute sensible à ce problème puisqu'elle est elle-même fille de médecins.
On voit se dégrader les conditions d'accès aux soins depuis plusieurs années et l'on fait trop souvent porter la responsabilité aux médecins, qui font face à un désaveu des pouvoirs publics et à un « doc bashing » organisé qui les décrédibilise auprès des populations. La valorisation de leurs actes techniques est parmi les plus basses de France. Ces actes n'ont pas été revalorisés depuis des années. Certains actes (radiologie, par exemple) viennent d'être revus à la baisse. Les complémentaires santé se désengagent des remboursements, reportant la faute sur les praticiens. On vient de supprimer le remboursement des prescriptions des médecins en secteur III et bientôt, on en viendra peu à peu à la suppression du secteur II. L'activité libérale est dévalorisée par rapport au secteur public alors que, selon les régions, celle-ci produit plus de 70 % des actes chirurgicaux. La médecine libérale est en danger et, avec elle, tout le système de santé est au bord de la rupture. C'est un long travail de sape des gouvernements successifs qu'il est peut-être encore temps de stopper.
Je pense qu'il faut prendre le temps de dialoguer sur la question de l'euthanasie sans diaboliser (en simplifiant à outrance) les pays dans lesquels elle est en place depuis de nombreuses années, comme c'est le cas en Belgique ou aux Pays-Bas. Ce choix intime ne peut être traité de manière aussi légère.
Les prescriptions médicales de transport abusives. Il y en a trop. Il faut se faire soigner au plus proche de son domicile. Si on choisi un autre établissement plus loin alors il faut assumer le transport. J'ai vu des patients faire 400 km tous les jour pendant plus d'1 mois pour la radiothérapie et la sécurité sociale a accepté l'entente préalable !!
Je travaille en centre de cancérologie. A plusieurs reprises on se voit confronté à des étrangers en situation irrégulière ou venant d'arriver sur le territoire avec un titre de séjour pour se faire soigner. La dernière personne en date à eu un traitement complet qui avoisine les 200000 euros ! Pourquoi devenons payer ses soins ? Il y en a combien comme ça ? Il
Stop aux dépassements d'honoraires. Autour de chez moi, psychiatres à 120 euros la consultation, remboursement sur la base de 50,20 euros. Je ne peux malheureusement pas offrir ce luxe à mon fils, et il n'y a plus de psychiatre (et très peu de psychologues) dans les CMP.
Je suis allé en service de réanimation pour une embolie pulmonaire pendant 12 jours. À ma sortie, j’ai demandé par curiosité ce que mon passage avait coûté à la société : 22 000 € !
Le système de santé français est en soins palliatifs depuis plusieurs années, mais les choses s'accélèrent ces derniers mois...
Je suis infirmière libérale dans un secteur rural. Mon quotidien me fait faire énormément de kilomètres, rémunérés à 0,35 cts à partir du 5e et plafonnés à 300 km/j. Autrement dit, aujourd'hui, nous perdons de l'argent en allant travailler...
Dans les semaines à venir, et c'est déjà le cas par endroits, des soignants libéraux vont refuser de prendre en charge des personnes trop éloignées de leur cabinet. Ce sera encore une perte pour notre ruralité, qui a déjà perdu ses bureaux de poste, ses commerces, ses services publics, etc.
Le taux d'installation est en train de basculer en négatif, c'est-à-dire qu'il y a plus de professionnels qui arrêtent leur activité que d'installations... Et pourquoi ? Une lourdeur administrative, un climat nous suspectant toujours de malhonnêteté lors de la facturation de soins, une nomenclature de nos actes tellement compliquée à connaître que l'erreur est aisée, des médecins pas réprimandés lors de la rédaction d'ordonnances non utilisables ou refusées par la CPAM (erreur de date, prescription trop floue, mauvais mot utilisé...).
Bref, ce métier, je l'aime, je l'exerce depuis bientôt 30 ans. Mais là, ça devient compliqué de rester motivée quand je commence à ne plus être sereine en fin de mois, alors que le travail est bien là et effectué.
Plus jamais ça !
En octobre 2024, la CPAM a testé en Loire-Atlantique et en Vendée un nouveau logiciel, ARPÈGE, destiné à calculer les indemnités journalières. Il devait ensuite être généralisé à toute la France. Le logiciel a plutôt bien fonctionné pour les arrêts simples, mais il s'est retrouvé en difficulté avec les dossiers complexes : arrêts longs, prolongations, temps partiels thérapeutiques, accidents du travail ou maladies professionnelles. Résultat : des milliers de dossiers ont été bloqués, et certaines personnes malades sont restées des semaines ou des mois sans recevoir correctement leurs indemnités. La CPAM a dû verser des acomptes et faire venir énormément de renforts pour traiter les dossiers manuellement. Finalement, la généralisation d'ARPÈGE a été abandonnée. 99,7 % des dossiers avaient été transférés correctement, mais les 0,3 % problématiques représentaient quand même 16 000 dossiers. C'est typiquement le genre de projet informatique où un très bon « taux de réussite » global peut masquer un problème humain considérable.
Transfert en production sans passer par la case préprod dans un projet informatique : c'est impossible. C'est pourtant ce qui s'est passé, sauf qu'il y avait des humains derrière !
Attention aux choix d'économies (choix du contrat avec la SS2I) qui engendrent au final des dépenses supplémentaires pour pallier les manquements…
Les déserts médicaux français, dignes d'un pays sous-développé : le problème ne date pas d'hier et personne n'a encore trouvé de solution. Comme c'est bizarre. Mais à qui profite donc cette situation… ?
Après une hospitalisation d'un mois en hôpital psychiatrique pour une bouffée délirante aiguë, ma fille est sortie de l'hôpital avec un traitement qui devait être contrôlé chaque jour par une infirmière. Nous n'avons pas trouvé d'infirmière ou d'infirmier. Le psychiatre devait la voir une fois par mois. N'ayant pas le temps, il fait une consultation téléphonique. La dernière a eu lieu en août, la prochaine est prévue fin novembre. Pas de suivi par un psychothérapeute comme prévu. Pas de disponibilité. Les conséquences de cet épisode psychotique sont importantes et on sait que le traitement médicamenteux ne suffit pas.
Trop de transferts des compétences de la Sécurité sociale vers les mutuelles.
Augmentation du ticket modérateur.
Problème de transport. La ligne R fonctionne très mal, or le nombre d’usagers augmente de façon exponentielle : plus de logements et plus de travailleurs pour Paris.
La Région n’apporte pas de solution.
Je vis dans l’Aube et l’offre de santé y est au plus bas. SOS Médecins Troyes est limite obligé de se déplacer jusqu’à Bar-sur-Aube, la sous-préfecture, pour pallier le manque de praticiens.
Il faut compter près d’un an d'attente pour obtenir un rendez-vous chez certains spécialistes. Quand mon fils en bas âge tombe malade, c’est systématiquement SOS Médecins ou une cabine de téléconsultation. Il n’a même pas 3 ans et n'a toujours pas de médecin traitant. Quant à un rendez-vous avec un neuropédiatre, c’est plus de six mois de délai et j'ai du me déplacer à Reims.
Je ne parlerai même pas de la situation catastrophique de l’hôpital de Troyes — sans remettre en cause le travail des soignants, qui font ce qu'ils peuvent, mais qui sont totalement débordés.
Je pense que nous avons trop de strates administratives : Etat - Région - Département - EPCI - Communes.? Chaque strate a son "pré carré" et son budget.
Nous devrons mieux organiser l’accès aux médecins dans les territoires qui en manquent
Aider l’hôpital afin d’assurer une prise en charge digne au patient. Que les hôpitaux Ruraux soit soutenus… car actuellement ils sont abandonnés… on leur demande de faire des économies qui ne sont pas possible !
Les citoyens vivant en campagne paient les mêmes impôts que les citadins et malheureusement ils n’ont pas accès aux soins, aux spécialistes comme en ville.
Il me faut parcourir 1h (aller ) de route pour amener ma fille voir un ORL …
Les difficultés sont nombreuses, la population vieillissante et les ARS ferment encore plus de lit dans nos hôpitaux.
Ne parlons même pas de la santé Mentale… très peu de lit et de spécialistes
Je pense que les médecins ne devraient plus être impliqués dans l’attribution des droits
La prévention en santé : 2 pourcent du budget global.
Alors meme qu'on sait l'impact que cela a n9tamment en petite enfance....
L'accès aux soins est difficile : rendez-vous à longue échéance, participation forfaitaire sur les dépenses de médicaments, sortie des remboursements de certains médicaments, temps d'attente extrêmement long dans les hôpitaux, au service des urgences, tension (bien compréhensible) dans les services.
- Manque cruel de moyens pour les services de santé.
- Des moyens financiers encore trop timides ou inexistants pour soutenir la santé mentale (la fameuse « grande cause nationale » depuis presque deux ans).
- Accroissement du nombre de burn-out en entreprise, avec des salariés sous pression, des managers toxiques et pervers, des patrons qui valident des comportements pervers ; la non-compréhension des personnes neurodivergentes (qui sont pourtant une force en entreprise, mais considérées comme instables ou non fiables par manque de compréhension).
- Pas assez d'actions pour lutter contre le harcèlement scolaire (qui laisse des séquelles psychiques à l'âge adulte).
Nos petites communes et notre département sont à la recherche de médecins, et les hôpitaux sont en difficulté dans certaines communes du 47.
Il y a quelques années, des médecins du SMUR disaient : certains et la plupart des médecins généralistes de la commune ne font pas ce qu’ils devraient faire au niveau des premiers soins en consultation. L’hôpital est sans médecin et il faut surtout attirer les médecins qui ont la vocation, et pas pour les primes et enveloppes.
Pour ma part, j’ai dû faire appel à un généraliste et, plus tard, à un chirurgien de Toulouse pour être guérie en deux consultations et une intervention. Cela a pris deux mois, le temps d’une programmation au bloc, contre des consultations qui duraient depuis plus de deux ans pour des maux de tête et des sinusites à répétition.
En 2013, je participe à un parcours de santé sportif à Marmande contre la mucoviscidose. J’ai les capacités sportives pour faire ce genre de parcours.
Le parcours est normalement entièrement sécurisé, selon les difficultés de ce parcours tout-terrain, par les pompiers et le service SMUR en place avec un médecin.
Le terrain était plutôt humide, car il tombait une fine pluie, et glissant. Durant un obstacle, mes baskets étant plutôt boueuses, j’ai glissé du haut d’un obstacle à près de deux mètres de haut. Le sol n’était pas sécurisé ! Je suis tombée à même le sol, sur le dos.
Le médecin sur le parcours n’a pas détecté de fracture ni ne m’a envoyée passer une radio à Marmande, malgré l’intervention des personnes avec qui j’étais inscrite. Il n’a à aucun moment, malgré plusieurs auscultations, dit d’aller vérifier s’il s’agissait bien d’un tassement de vertèbres, comme il l’avait diagnostiqué, contre une réelle fracture.
Il m’a laissée repartir en voiture, seule, jusqu’à mon domicile à plus de 50 km. Les jours qui ont suivi, je suis allée au SMUR de Villeneuve, où la médecin qui m’a auscultée puis envoyée à la radio a de suite détecté une fracture. Elle m’a de suite envoyée au Tripode à Bordeaux. Résultat : fracture T10 L12.
À tout moment, j’aurais pu être inf
Faire en sorte que les malades mentaux qui refusent obstinément les souhaits qui leur sont prescrits soient contraints à se soigner pour leur protection et celle des tiers.
Le Finistère croule littéralement sous le trafic de stupéfiants...Police et gendarmerie sont débordées. Dans mon quartier à Quimper, ce sont les riverains qui se sont chargés de déloger les dealers. Des comités de quartier se créent un peu partout nous avons décidé de nous occuper de ce fléau nous-mêmes. Je choisis volontairement de situer cette problématique dans le thème de la santé car les addictions sont en train de ruiner notre société.
Manque d'infirmières libérales pour les soins à domicile des personnes dépendantes ou en perte d'autonomie. Elles se déplacent, mais passent en « coup de vent ». Les soins pour la toilette sont expédiés...
Le Finistère sud est en pénurie de médecins généralistes
Depuis 2024, le droit à l’IVG est inscrit dans la Constitution. Or, il existe aussi une clause de conscience selon laquelle un médecin ou une sage-femme n’est pas tenu de pratiquer une IVG. Cette clause est également applicable aux étudiants, même s’ils sont tenus d’acquérir les connaissances nécessaires… Comment, dans ces conditions, garantir la formation des futurs médecins à la pratique de l’IVG et la pérennité du droit à l’IVG ? De plus, il arrive que des internes acceptant de pratiquer l’IVG se retrouvent seuls avec des co-internes qui refusent et doivent consacrer tout un stage de 6 mois à faire uniquement des avortements.
L’hôpital et les soins coûtent cher et l’administration hospitalière rencontre souvent des difficultés pour recouvrer le coût des soins.
Concernant l’informatisation des données de santé, deux problématiques :
- Il faudrait que tous les établissements de santé, publics et privés, fonctionnent avec un seul et unique logiciel partagé, au lieu que chaque hôpital ou clinique ait son propre logiciel. Ce logiciel serait à sécuriser comme un coffre-fort par une direction des systèmes d’information digne de ce nom et relevant de l’État français, sur le modèle de ce que fait la Défense aujourd’hui.
- Le DMP (dossier médical partagé), tel qu’il a été mis en place, est insuffisant pour comprendre les démarches médicales pour le patient. C’est un simple catalogue de comptes rendus de radios, de biologie… intéressant pour récupérer un compte rendu, mais insuffisant pour comprendre le suivi d’une maladie chronique, par exemple, et encore moins d’une polypathologie. Il faudrait le structurer par spécialité (onglets que le patient ou le praticien peut créer) pour le suivi de chaque problème médical. Par exemple, un onglet cardiologie avec tous les comptes rendus de cardiologues, au lieu que tout soit mélangé.
C’était déjà le cas avec l’ancien carnet de santé, et on a reproduit peu ou prou la même chose.
Les pouvoirs publics pourchassent aujourd’hui les salariés en arrêt de travail afin de réaliser des économies de santé. C’est pourtant aujourd’hui la seule option pour les mêmes salariés qui souhaiteraient parfois pouvoir recourir au télétravail dans des situations compatibles. En effet, l’employeur n’est nullement obligé d’accepter cette solution, même si le poste permet le télétravail. Les employés, dans le meilleur des cas, sont souvent renvoyés vers la médecine du travail qui, compte tenu des délais de réception, manque cruellement de réactivité et rend la solution impossible dans les situations les plus simples (entorses…).
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