Lire, écrire et calculer : empêcher les difficultés de s’installer dès le primaire
La maîtrise de la lecture, de l’écriture et du calcul conditionne l’accès aux autres enseignements. Un élève qui déchiffre difficilement ou ne comprend pas les nombres doit fournir un effort supplémentaire pour suivre un cours, comprendre une consigne et travailler seul.
À l’entrée en sixième en 2025, 15,1 % des élèves ne parviennent pas à lire correctement 90 mots en une minute, seuil attendu en fin de CE2. Seuls 61,1 % atteignent les 120 mots attendus en fin de CM2 (DEPP, résultats consolidés publiés en février 2026). Ce test mesure l’automatisation de la lecture ; il ne suffit pas, à lui seul, à mesurer la compréhension.
Les résultats de sixième montrent aussi des progrès sur plusieurs années : le constat doit donc porter sur les difficultés persistantes et les écarts entre élèves. À 15 ans, PISA 2025 relève néanmoins que 36 % des élèves français restent sous le niveau de base en mathématiques et 33 % en compréhension de l’écrit (OCDE).
Les évaluations existent déjà. L’enjeu est de mieux relier le repérage à une aide pédagogique rapide, adaptée et suivie, sans faire dépendre cette aide des ressources financières ou de la disponibilité des parents.
Comment garantir un enseignement solide pour tous et une intervention suffisamment précoce pour les élèves en difficulté, avant que les lacunes ne s’accumulent et ne limitent leurs choix d’études ?