Pour cela, il faut y aller avec méthode et mobiliser différents leviers :
- Organiser une rencontre avec tous les entrepreneurs français pour leur demander leurs besoins et co-construire un plan secteur par secteur. Il faut trouver des entrepreneurs pour développer plusieurs filières en termes de souveraineté et d'écologie. Ça peut être de la production de médicaments, du développement de technologies low-tech, du développement d'économies circulaires avec du recyclage, ou la relance de filières comme le bois et le textile, par exemple, etc.
- Il faut des banques qui prennent leurs risques. Trop de banques refusent des prêts de manière arbitraire. Les entrepreneurs ont besoin d'investir et ça passe par le prêt bancaire. Les banques ne jouent pas leur rôle.
- Il faut une commande publique qui se dirige vers la production française, avec une garantie de commande publique. Les collectivités territoriales réalisent près de 50 % des achats publics nationaux. Au lieu d'acheter des panneaux solaires chinois ou des produits d'autres industries étrangères, il faut orienter la commande vers le français. Même s'il y a une contrainte européenne, c'est faisable. On peut tenir un discours permettant de gagner du temps, mais au moins, on relance l'économie française.
- Il faut revoir les normes filière par filière. Les normes sont nécessaires, elles protègent notre santé et notre environnement. Mais certaines d'entre elles sont inutiles, contradictoires et même délétères.
- Il faut aussi organiser un programme de formation. Car cette relance d'activités va nécessiter de former des gens et surtout des jeunes. Il faut co-construire avec les entreprises pour savoir comment on peut organiser cette formation afin qu'elle soit bénéfique sur le long terme.
Ces mesures permettront de relancer l'activité et le travail en France. C'est une condition nécessaire pour rehausser le taux d'emploi. Ainsi, il y a moins de personnes qui dépendent des aides du système et plus de personnes qui contribuent aux cotisations.