Avocat libéral, je gagne très correctement ma vie, mais le niveau actuel des prélèvements obligatoires a perdu tout fondement républicain. Il relève désormais de la confiscation pure et simple.
Un exemple concret : j’ai récemment facturé un dossier 6 000 € TTC à une jeune entreprise, après lui avoir pourtant accordé une remise. Pour cette structure, la charge financière est très lourde. Or, sur ces 6 000 € :
1 000 € partent directement en TVA (base hors taxe à 5 000 €).
Sur les 5 000 € restants, les cotisations sociales (URSSAF, CNBF, ordre), les charges de structure et l'impôt sur le revenu absorbent 2 540 €.
Résultat net pour le professionnel : 2 460 €.
L’État et les organismes sociaux détruisent dans mon cas ainsi près de 60 % (exactement 59 %) du montant total déboursé par le client.
En contrepartie, la défaillance des services publics est totale : à titre d’exemple pour une consultation médicale à 55 € (en secteur 2 à Paris), l'assurance maladie rembourse des sommes insignifiantes (récemment 6,90€ faute de parcours de santé). Parallèlement, le régime de retraite de base chez les avocats demeure dérisoire, autrement dit je dois la prevoir moi même…
L’État détruit le consentement à l’impôt en pénalisant simultanément l’acheteur, le producteur de services et la compétitivité du pays, tout en rompant le pacte d'un service public protecteur.
Cahier de doléances · Économie
Problème n° 1568
1 solution proposée
Pour restaurer le sens du travail et relancer l'activité, une règle d’or constitutionnelle doit être instaurée : l’État ne doit jamais prélever plus de la moitié de la valeur ajoutée créée.
1. Plafonner les prélèvements cumulés : le total cumulé (TVA + charges sociales + impôt direct) ne doit en aucun cas excéder la moitié (50 %) de la facture finale payée par le client.
2. Créer un choc de pouvoir d'achat et de compétitivité : avec ce plafond, dans mon exemple réel, la même prestation pourrait être facturée 5 000 € au client (au lieu de 6 000 €), tout en laissant 3 000 € nets à l'indépendant (au lieu de 2 460 €).
Laisser la majorité de la richesse à celui qui la produit et à celui qui la finance déclenche un cercle vertueux immédiat : coût réduit pour les entreprises clientes, hausse du pouvoir d’achat pour les indépendants et réinjection directe des liquidités dans l’économie réelle. Et puis surtout : on retrouvera enfin le sens de l’impôt, la participation à la collectivité.
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