Le vrai gros problème de l’agriculture française aujourd’hui, ce sont les traités de libre-échange imposés par l’UE, avec l’aval de nos responsables politiques, qui organisent une concurrence mondiale.
Certains mettent en cause la grande quantité de normes qui pénalisent les agriculteurs français. Mais pour la majorité d’entre eux (qui ne sont pas représentés car pas syndiqués), ces normes ne sont pas le problème central. Ils ont conscience que les produits phytosanitaires sont dangereux pour la santé, que les ressources en eau sont limitées…
Le vrai problème, c’est que ces normes, elles ne sont pas respectées par les autres pays du monde entier avec lesquels nous avons des accords de libre-échange. Pourtant, leurs produits sont vendus en France dans les mêmes conditions que les produits français qui, eux, sont soumis à des normes strictes.
Laisser perdurer ce système, c’est signer l’arrêt de mort de l’agriculture française.
Il faut mettre en place des barrières douanières pour sauver nos agriculteurs.
Bien sûr, certains produits que nous ne sommes pas capables de produire en France, du fait du climat par exemple, pourront toujours continuer à être échangés librement. Mais nous ne pouvons pas continuer à importer du bœuf aux hormones brésilien qui s’est nourri d’OGM et qui a conduit à la déforestation de l’Amazonie, tout en sachant que nous avons une filière française en détresse.