Natacha Polony — Ensemble, bousculons l’entre-soi politique

← Tous les sujets

Cahier de doléances

Agriculture

Paysans, élevage, pêche, alimentation, foncier.

Signaler un problème

Les problèmes sont signalés par les inscrits, puis relus avant publication. Seul le département apparaît.

Je signale un problème

Vous voulez répondre à un problème déjà signalé ? Proposer une solution.

32 problèmes signalés

Entrez dans un problème pour lire ses solutions, voter pour la meilleure ou proposer la vôtre.

Problème n° 66

Il faut rendre notre agriculture autonome, sans pesticides qui polluent notre eau et avec des engrais naturels. Comment faire pour rendre cela possible et pour que les agriculteurs soient de nouveau les « nourriciers de la France », traités dignement ?

Problème n° 179

Développer une vraie réforme agricole à long terme qui prend en compte les changements climatiques, sans pesticide. Une agriculture où les paysans arrivent à vivre de leur travail.
Que chaque région puisse nourrir ses habitants. Favoriser l'agro-agriculture, la permaculture.

Problème n° 491

Nous produisons des produits agricoles (fruits, légumes, viandes) en France qui ne sont pas consommés en France. Nous consommons des produits provenant de l’étranger. (Problème de souveraineté. De santé. De revenu pour les agriculteurs.)

Problème n° 675Avec des chiffres

On exige aujourd'hui tout de notre agriculture : nourrir la France, bannir les pesticides et garantir un revenu digne aux agriculteurs.
Mais la réalité est un mur de contradictions. Entre un modèle économique où le consommateur, étouffé par l'inflation, privilégie le premier prix, et des politiques européennes qui entretiennent une concurrence déloyale, l'agriculture française est perdante sur tous les tableaux.

Proposer de supprimer du jour au lendemain tous les phytosanitaires sans alternative viable est une utopie — c'est comme exiger de vider nos maisons de tout médicament, lessive ou produit ménager.

Alors, comment soutenir concrètement nos agriculteurs au-delà des postures idéologiques ?

Problème n° 712Avec des chiffres

La perte de notre souveraineté alimentaire et le déclin de l’agriculture.

Dans l’esprit collectif, l’agriculture conventionnelle est aujourd’hui opposée à la santé. Elle serait dangereuse avec ses produits phytosanitaires. Elle a mauvaise image, mais qui veut faire le metier de paysan ? Personne. Ils ne sont qu’une poignée.
Alors tout le monde se fiche qu’ils ne puissent plus vivre dignement de leur métier, qu’ils exercent souvent 50, 60 heures par semaine.
Le consommateur fait la loi, interdit les pesticides, les désherbants mais achète les tomates marocaines et les fraises espagnoles, elles-même produites avec ces mêmes produits interdits en France. Ou du sesame « bio » d’Inde.
Le poids de l’opinion publique oriente les choix politiques, mais en réalité, ce sont nos agriculteurs (ceux qui vouent leur vie à leurs terres, à leurs élevages) qui trinquent. Et c’est leur (sur)vie qui est en jeu.

Problème n° 447+1 personne l’a aussi écrit

Aujourd'hui, il y a une trop forte inégalité entre les petites exploitations, fragiles qui ont du mal à se verser un SMIC pour un métier difficile où on ne compte pas les heures et qui devrait permettre de nourrir en circuit court des millions de français, et les grosses exploitations de l'agro alimentaire qui profitent des aides de l'Europe et de la largesse des institutions à autoriser les pesticides sous l'action des lobbyistes

Problème n° 1068

Utilisation des pesticides classes cancérigènes par dérogation ou loi Duplomb. Les alertes des médecins, des scientifiques ne sont pas écoutés. L'explosion des cas de cancers n'alerte même pas!

Problème n° 957

Le problème : l’agriculture productiviste, polluante, qui ne respecte pas l’environnement.

Problème n° 1635Avec des chiffres

Le vrai gros problème de l’agriculture française aujourd’hui, ce sont les traités de libre-échange imposés par l’UE, avec l’aval de nos responsables politiques, qui organisent une concurrence mondiale.

Certains mettent en cause la grande quantité de normes qui pénalisent les agriculteurs français. Mais pour la majorité d’entre eux (qui ne sont pas représentés car pas syndiqués), ces normes ne sont pas le problème central. Ils ont conscience que les produits phytosanitaires sont dangereux pour la santé, que les ressources en eau sont limitées…

Le vrai problème, c’est que ces normes, elles ne sont pas respectées par les autres pays du monde entier avec lesquels nous avons des accords de libre-échange. Pourtant, leurs produits sont vendus en France dans les mêmes conditions que les produits français qui, eux, sont soumis à des normes strictes.

Laisser perdurer ce système, c’est signer l’arrêt de mort de l’agriculture française.

Il faut mettre en place des barrières douanières pour sauver nos agriculteurs.

Bien sûr, certains produits que nous ne sommes pas capables de produire en France, du fait du climat par exemple, pourront toujours continuer à être échangés librement. Mais nous ne pouvons pas continuer à importer du bœuf aux hormones brésilien qui s’est nourri d’OGM et qui a conduit à la déforestation de l’Amazonie, tout en sachant que nous avons une filière française en détresse.

Problème n° 1331Avec des chiffres

Filles, petite filles d’agriculteur, ma sœur et moi n’avons pas souhaité reprendre l’exploitation familiale, car nous avons vu notre père ne pas gagner de revenus, ou très peu malgré des journées de travail harassantes. Nous avons participé enfants, adolescentes au fonctionnement de la ferme familiale durant nos vacances, les week-ends. Le modèle agricole développé dans les années 80 était voué à l’échec. Il n’est pas normal que des personnes qui travaillent plus de 10h par jour, week end compris, sans prendre de congés, n’arrivent pas à se dégager un revenu minimum et dépensent de subventions et d’aides au lieu de vivre de leur travail.

Problème n° 1172+1 personne l’a aussi écrit

Je ne comprends pas pourquoi les agriculteurs n'ont pas le salaire qu'ils devraient avoir pour le travail qu'ils produisent.

Problème n° 1059

La PAC a poussé à la surproduction et au gaspillage. 30% (au moins) de la production est jetée par le consommateur, ce qui revient à massacrer des animaux pour rien, à les élever dans la souffrance dans le cadre des élevages intensifs et il en est de même pour la production de fruits et légumes dopée par des engrais qui appauvrissent les sols.... La France n'est pas seule à décider mais devrait pousser vers l'agriculture raisonnée. Concernant la concurrence des moins disants, il faut un protectionisme constructif: interdiction d'importer des produits non soumis à des normes équivalentes aux normes françaises ou européennes. Les droits de douane obtenus pourraient financer l'aide à la conversion vers le bio ou l'agriculture durable même non bio.

Problème n° 887

J'ai l'impression que la crise agricole est si difficile à gérer parce qu'on a des profils d'agriculteurs différents, dont certains tirent parti d'un type de modèle économique (et écologique) et d'autres pas. Je n'entends pas stigmatiser tel ou tel modèle. Simplement, nous devrions offrir à chaque paysan la possibilité de garantir un seuil de revenus décent, indépendamment du modèle, de la surface traitée, etc., tant que la charge de travail est là.

Problème n° 1629

Création d'un ministère du bien-être animal, comme c'est le cas en Belgique. La matière est, à mon sens, trop importante pour être noyée dans un autre ministère.

Je ne sais pas si cette citation est bien de Gandhi, mais je la partage totalement : « On peut juger la grandeur et la valeur morale d’une nation à la façon dont elle traite ses animaux. »

Problème n° 1457

Beaucoup trop de décisions européennes ou françaises impactent négativement les réflexions, décisions et actions des agriculteurs.

Problème n° 773

Les fossés étaient entretenus par les agriculteurs avant, et ils étaient bien entretenus. Maintenant, pour des raisons budgétaires, ils le sont 2 fois en été… C'est dangereux : perte de visibilité, pas possible de distinguer un fossé. Seule possibilité pour les marcheurs : circuler sur la route… Un danger de plus !

Problème n° 1986

Un domaine occupe pour moi une place à part : l’alimentation.
Se nourrir est un geste quotidien qui n’est pas anodin pour sa dimension économique, son rôle environnemental et son impact sur la santé.

Problème n° 1832

On voit de plus en plus de produits impropres à la consommation dans les supermarchés et qui font l'objet d'un rappel pour destruction. Il faut arrêter ce gâchis. Les marques de distributeurs proposent des produits complètement hors sol et fragiles d'un point de vue microbien. Entre les DLC courtes et l'offre pléthorique de ces produits ni bons, ni sains, ni économiques, ce gâchis est un affront pour les personnes pauvres.

Problème n° 1753

Légalisation du cannabis :
- La France est le producteur numéro 1 de chanvre industriel en Europe. Il y a clairement moyen de faire du cannabis une industrie florissante et taxée en France, créatrice d’emplois (voir les retours d’expérience dans la plupart des pays qui l’ont légalisé).
- Aujourd’hui, les boutiques de CBD vendent des produits qui sont plus dangereux / plus chimiques et plus puissants que le cannabis classique : aucune loi n’encadre ça, la sphère politique est bloquée sur la molécule de THC.
- Santé publique : c’est un secret de Polichinelle, la France est le premier consommateur d’Europe. Peut-on encadrer les produits pour garantir la santé et la sécurité des citoyens ?
- Finance/emploi/ruralité : le budget de l’État a besoin de nouvelles recettes. Il suffit de prendre le chiffre d’affaires des trafiquants à la source, le marché est là.
- Les patients attendent : de nombreux tests de cannabis médical ont été réalisés en France, puis reconduits. Pourquoi ne sort-on jamais des tests ?

Problème n° 1494

Beaucoup trop de personnes ( donc d'électeurs) parlent d'agriculture sans la connaître. On peut ajouter l'incohérence de ceux-ci entre leurs " préconisations" et leurs actes d'achat alimentaires...

Problème n° 1485

L'immense majorité des agriculteurs continue de travailler même en étant malade ou hors d'état de le faire. La Mutualité sociale agricole verse une indemnité journalière insuffisante par jour en cas de maladie ou d'accident du travail. Une journée de remplacement d'un éleveur coûte cher, ce qui rend le recours au remplacement très difficile. Les agriculteurs doivent alors s'en remettre à la solidarité familiale ou amicale pour remplacer temporairement le travailleur malade, faute de dispositifs institutionnels suffisants. Le manque de protection sociale et l'obligation de travailler malgré la maladie entraînent une détérioration grave et précoce de la santé des personnes qui nourrissent la population. De plus, bien que les agriculteurs soient incités à souscrire une assurance privée complémentaire (qui ne verse en moyenne qu'environ 35 à 40 € de plus par jour), peu peuvent se le permettre. Étant donné que 42 % des paysans touchent le RSA et que 80 % ont un revenu inférieur au Smic brut, très peu ont les moyens de payer ces assurances.

Problème n° 1169Avec des chiffres

En matière d’agriculture, l’on est confronté à des problèmes multiples, au premier rang desquels figure celui de la souveraineté alimentaire. Si l’on définit cette notion comme la capacité d’un pays à produire sur son sol les denrées nécessaires à nourrir sa population, il faut admettre que l’agriculture en France n’en est plus capable. Ce constat a un impact double : pour les producteurs et pour les consommateurs.

Côté producteurs. Les paysans sont de moins en moins nombreux et ceux qui sont encore là sont confrontés à une concurrence déloyale en provenance de l’étranger (normes sociales et environnementales, accords de libre-échange…). Ces deux phénomènes, en s’auto-alimentant, créent un véritable cercle vicieux.

Côté consommateurs. La baisse du pouvoir d’achat pousse naturellement à rechercher les prix les plus bas. Conséquence : les producteurs étrangers sont favorisés face aux producteurs français, ce qui fragilise davantage ces derniers. Ce phénomène est encouragé par la grande distribution qui, sous couvert de défense du pouvoir d’achat, étrangle les producteurs nationaux et fait massivement appel aux importations.

Au final, nos producteurs ne peuvent pas lutter contre la concurrence étrangère. Les consommateurs n’ont d’autre choix, par manque de moyens, que d’acheter « pas cher » des produits dont certains posent de réelles questions en termes de qualité, les condamnant à la malbouffe.

Dans ces conditions, comment faire en sorte que les producteurs puissent vivre de leur travail tout en permettant aux consommateurs d’accéder à des denrées de qualité à un prix abordable ?

Problème n° 769

Il est nécessaire que les régions agricoles aient des services de minibus réguliers et non à la demande pour le déplacement des habitants. Mais ce service ne doit pas être juste à la charge des entreprises.

Problème n° 458Avec des chiffres

Les droits de succession sont devenus un véritable frein au maintien des activités viticoles au sein des familles. Aujourd’hui, certains financiers ou grands groupes industriels français ou étrangers font main basse sur les meilleurs terroirs et contribuent à augmenter la valeur du foncier de par les moyens qu’ils ont à disposition. Résultat : les jeunes agriculteurs ont plus de mal à s’installer.

Partager cette page

Le lien s’ouvre sans compte et affiche son image sur les réseaux.

Faire un don Je souhaite être informé

Rejoindre le mouvement

Je souhaite être informé

L’inscription est gratuite, et le don facultatif. Laissez votre adresse : vous recevrez votre invitation par courriel.

Protection de vos données. Les deux champs sont obligatoires. Natacha Polony traite ces informations, ainsi que la source de votre visite, sur la base de votre consentement, uniquement pour vous tenir informé de ses prochaines étapes et mesurer la provenance des participations. Votre inscription est enregistrée dès l’envoi du formulaire. Vous pouvez retirer votre consentement et exercer vos droits à tout moment. En savoir plus sur vos droits et l’utilisation de vos données.

Déjà inscrit ? Connectez-vous.