Ici aussi, il peut être salutaire de prendre un peu de distance pour évaluer le problème autrement. Ici, le problème des dépenses de santé. Leur hauteur et leur évolution (environ 3 % de plus chaque année ?) sont dangereuses pour celles et ceux qui ont vraiment besoin de ces prestations.
Ne s’agit-il pas d’environ 353 milliards pour 2025 ? Ce qui fait un coût d’environ 15 € par jour et par citoyen français (environ 66 millions) ?
Mais on devrait peut-être réagir en les voyant comme des dépenses de maladie et non de santé, et tenter alors de réduire ces dépenses en honorant la santé pour protéger les malades de la précarité.
Cela est juste une idée, un exemple, mais si l’on donnait à chaque citoyen 2 € par jour de non-maladie (somme totale versée le premier quart de l’année d’après), ceux qui ne sont pas un seul jour malades toucheraient alors une prime-santé de 730 € au printemps de l’année suivante.
Bien sûr, cela est illusoire, mais, en admettant que tous les citoyens soient chacun 115 jours malades dans l’année (ce qui est plus probable), ils ne toucheraient que 500 € de prime-santé.
Cela coûterait 1 725 € par citoyen par an. Et si l’on multiplie cette somme par 66 millions, cela monterait le coût de cette prime à 114 milliards.
Évidemment, même s’il faut calculer plus précisément et plus professionnellement, cela fait une différence avec les 353 milliards de dépenses de « santé » annoncées plus haut, pour 2025 et pour toute la France.
Là où je vis, certaines caisses de maladie privées récompensent leurs adhérents de cette manière, et je vois en direct que cela les motive à ne pas tomber dans l’assistanat.
Cela fait faire des économies pour celles et ceux qui en ont vraiment besoin.
Car le problème de fond reste tout de même : l’assurance maladie ne survivra que si elle est supportable financièrement. Et si elle disparaît, ce sont les grands malades et handicapés qui en subiront réellement les conséquences.