Structurer des partenariats public-privé pour faire des Outre-mer des pôles de biotechnologie végétale
Pour transformer ce patrimoine naturel en atout stratégique pour la recherche française, l'État doit encourager une politique volontariste de recherche translationnelle public-privé.
Il convient d'abord d'implanter des unités mixtes de recherche associant universités ultramarines, organismes publics (Inserm, CNRS) et laboratoires pharmaceutiques ou dermocosmétiques français. Ce cadre partagé permettrait de financer des thèses locales, d'équiper des plateformes analytiques de pointe et de codévelopper des programmes d'innovation végétale dans le respect absolu du partage des bénéfices avec les territoires d'origine.
En parallèle, l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) et les comités scientifiques doivent assouplir et moderniser les référentiels d'évaluation pour la pharmacopée traditionnelle. Accompagner scientifiquement la validation clinique des savoirs empiriques locaux permettrait de sécuriser de nouvelles voies thérapeutiques tout en répondant aux standards internationaux.
Enfin, l'État doit soutenir la structuration de filières locales d'approvisionnement durable et d'éco-extraction. En favorisant une première transformation industrielle sur place, on ancre des emplois qualifiés pérennes dans les bassins insulaires tout en consolidant l'autonomie et le rayonnement scientifique de la France sur les trois océans.