L'insertion par l'activité économique vise à insérer des personnes éloignées de l'emploi par une mise en situation de travail et un accompagnement social. Ce dispositif, en place depuis 1998, mérite d'être revisité :
- Face à des situations de fragilité croissante (sociale, linguistique, sanitaire...), les délais accordés (2 ans maximum) ne permettent pas un retour vers l'emploi durable et laissent ces personnes dans la précarité.
- Face à des financements publics contraints, face à la lourdeur administrative (demande de subvention, justification de l'évolution de « l'employabilité » des personnes, situations financières...), les structures porteuses de chantiers d'insertion jonglent constamment entre le social et l'économique, entre résultats en matière d'insertion et équilibre budgétaire.
Ce dispositif n'est plus du tout agile. Il mobilise des prescripteurs (France Travail, Département, travailleurs sociaux...), des financeurs (État, Département), des organismes de paiement (ASP). Chacun apporte son niveau d'exigence quant à l'éligibilité des personnes, aux actions à mettre en œuvre, au suivi individuel et financier... Tout cela est chronophage et non rémunéré pour la structure.