Le manque insupportable de reconnaissance envers les enseignants et le « prof bashing ».
Quand on dit qu’on est enseignant, la première réaction de votre interlocuteur ressemble souvent à : « Ah, les vacances ! Et seulement 18 h de travail par semaine ! »
Sincèrement, je peux en témoigner, les vacances ne pèsent pas lourd face à l’extrême difficulté de ce métier.
En réalité, entre les heures devant élèves, la préparation, les corrections, le suivi des élèves et des nombreux cas particuliers (échanges avec les parents, avec les collègues, prise de connaissance des aménagements, mise en place des aménagements, rédaction des rapports d’incidents et mise en retenue, etc.), le remplissage des cahiers de texte, les réunions, la lecture des mails, la rédaction des appréciations en fin de trimestre, les préparations des conseils de classe, les projets (ex. : échange scolaire), l’autoformation, etc., il m’arrive, en période scolaire, de faire des semaines qui tendent vers les 50 h. Et je travaille quasiment tous les week-ends.
Les vacances sont plus que méritées, car le temps scolaire face aux élèves est usant, éprouvant, et le sommeil s’en voit souvent impacté. Mais là aussi, souvent, une grande partie des vacances est occupée par la préparation des cours. Celle-ci demande un temps considérable, un certain calme et du recul qu’il est difficilement possible d’avoir pendant le marathon scolaire que représente chaque période.
J’ai fait l’exercice de pointer mes heures pendant une année entière. Lissé sur l’année, je travaille beaucoup plus que tous ceux qui sont aux 35 h.