Cet été, j’ai traversé la France de Toulon à Saint-Brieuc par les routes départementales. Ce trajet m’a profondément marquée.
Pendant deux jours, uniquement sur les routes départementales, j’ai vu des paysages brûlés par les incendies ou desséchés, des terres jaunies, des cours d’eau à sec. J’en suis rentrée réellement inquiète. Je ne veux pas d’une écologie uniquement faite d’interdictions individuelles, de culpabilisation ou de petites mesures symboliques. Je voudrais une politique beaucoup plus ambitieuse de protection de notre territoire : l’eau, les sols, les forêts, l’agriculture, les paysages. Nous avons un pays magnifique. Le protéger devrait être un projet collectif majeur, au même titre que l’éducation ou la santé.
Je ne veux pas simplement m’inquiéter de ce que nous allons laisser derrière nous. Je veux que nous prenions enfin soin de ce que nous avons.