La France et l'Europe sont devenues des sociétés de services. Nous importons aujourd'hui près de 190 Mds d'€ de produits industriels (source Insee). Les « mouvements » géopolitiques de ces dernières années révèlent de nouveaux enjeux en termes de positionnement, de matières premières, de marché. Le marché européen est pourtant un marché prospère en termes de consommation (deuxième derrière les USA). En synthèse, nous avons la demande, mais nous n'avons pas l'offre.
Quelles en sont les causes ? Parce que la France a perdu son savoir-faire. Il me paraît essentiel aujourd'hui de le recouvrer pour regagner en compétitivité. Il faut associer notre système éducatif à nos besoins. Notre problème est que nous avons supprimé ou délocalisé des strates importantes de notre société. Les conséquences : un déséquilibre profond de notre société à tous les niveaux, puisque nous ne sommes plus en mesure d'assurer notre indépendance.
Notre formation est au centre de cette problématique. Il faut redonner du sens à notre action collective et que chacun trouve sa place dans l'industrie, la construction, l'artisanat, le commerce, dans la R et D, l'innovation. Les événements du moment démontrent cette réalité : nos jeunes n'ont plus de choix d'orientation (je vous invite à lire les rapports de l'enseignement supérieur, de l'Institut Montaigne). Redécouvrons les enseignements du CAP, du BEP, du brevet professionnel, des options au lycée, de la faculté, et que chacun, encore une fois, trouve sa place !
Développons cette offre, avec un État fort, pour redynamiser nos territoires, nos PME, notre économie, notre Europe, notre positionnement. Il faut reconstruire ce socle qui aura un impact à plus ou moins court ou moyen terme sur notre économie, notre fiscalité, notre système de santé, notre environnement, notre pouvoir d'achat, la redistribution.
Le problème, pour moi : nous traitons les conséquences, mais pas les causes !!!! Traitons l'offre et la demande par le travail, et non pas par la consommation.