Des cours prévus qui doivent être réellement assurés
La continuité de l’enseignement est une condition de l’égalité entre les élèves. Lorsque les cours disparaissent, les apprentissages sont interrompus et les familles doivent trouver des solutions de garde ou de soutien.
Selon la DEPP, en 2024-2025, 9,8 % des heures prévues dans les collèges et lycées publics, hors Mayotte, n’ont pas été assurées. Sur l’ensemble des heures prévues, 7,5 % correspondent à des absences non remplacées, soit 15,4 millions d’heures, et 2,3 % à des fermetures d’établissements, notamment pour les examens.
Les absences non remplacées comprennent des motifs individuels, mais aussi des formations et des missions institutionnelles. Ce chiffre ne mesure donc pas seulement les conséquences des arrêts maladie.
Dans le primaire public, le rapport annuel de performances 2025 indique que 79,2 % des demi-journées d’absence ont été remplacées en 2024-2025, hors Mayotte. Cela laisse environ une demi-journée d’absence sur cinq sans remplacement. Ce taux porte sur les absences, pas sur l’ensemble du temps scolaire.
Des brigades de remplacement, des titulaires sur zone et des heures rémunérées existent déjà. Le défi consiste à disposer du bon enseignant, dans la bonne discipline et au bon endroit, suffisamment rapidement, tout en anticipant les absences prévisibles.
Accueillir les élèves et leur assurer un enseignement sont deux services à suivre séparément. Une permanence surveillée peut être nécessaire, mais elle ne suffit pas à rattraper un cours. L’objectif est de préserver une progression pédagogique réelle et d’informer clairement les familles.