Simplification administrative : rendre du temps aux équipes et clarifier qui décide
L’enquête Talis 2024, publiée par la DEPP en octobre 2025, indique que les tâches administratives constituent une source importante de stress pour 61 % des enseignants à l’école élémentaire et 58 % au collège. Au collège, 62 % citent également l’évolution des exigences institutionnelles.
Cela ne démontre pas que toute administration est inutile : la même enquête situe à 3 % la part moyenne du temps consacrée aux tâches administratives, contre 5 % au collège dans les pays européens comparés. Leur complexité et leur instabilité méritent donc autant d’attention que leur volume.
Il faut aussi distinguer les métiers. Le rapport du Sénat sur le budget 2026 recense, pour 2024-2025, 56 310 personnels administratifs, soit 16 % des non-enseignants, principalement dans les établissements. Supprimer indistinctement des postes non enseignants toucherait aussi l’accompagnement du handicap, la surveillance et les services qui permettent aux professeurs d’enseigner.
Une circulaire de juillet 2024 prévoit déjà de rapprocher les documents de pilotage des collèges et lycées. L’enjeu est de vérifier les résultats de ces simplifications et de les prolonger : demandes répétées, saisies multiples, validations successives et responsabilités partagées doivent être examinées procédure par procédure.
L’objectif doit être mesurable : moins de travail administratif inutile, des réponses plus rapides et davantage de moyens disponibles pour l’enseignement, sans transférer les tâches supprimées aux enseignants ou aux familles.