La liberté de manifester est un droit, la liberté d’accéder aux établissements scolaires en est un autre. Les fervents défenseurs du premier font bien peu de cas du deuxième. Ainsi, au Havre ; les lycées sont ouverts mais l’accès reste bloqué. Je ne sais pas s’il faut en rire ou en pleurer ! Et tous les jeunes, quelque soit leur situation partagent les mêmes sentiments : abandon, colère, incompréhension.
Personne ne porte la voix des lycéens et étudiants qui veulent aller en cours. La lâcheté des décisions politiques et le silence de la presse sur ce point sont largement aussi condamnables que les violences des premiers jours qui ont rendu inaudible le débat de fond qui mérite pourtant d’être mené.
Dans certains campus parisiens, 10 bloqueurs empêchent des centaines d’étudiants motivés de rentrer. Les seuls à tenter de les déloger sont les extrémistes d’extrême droite, pas plus fréquentables que les bloqueurs, mais qui sauront, le cas échéant, tirer eux aussi quelques lauriers de la situation.
La jeunesse est en colère car personne ne l’entend et ses accès de rage font le beurre des partis extrémistes, des syndicats en quête de visibilité et des journalistes à la recherche du sensationnel.
En laissant la jeunesse à l’extérieur des établissements scolaires, nous ne savons pas à qui nous la confions !
C’est dans les salles de classe que l’on apprend la mesure, la structure de la pensée, la patience et le débat contradictoire, pas dans la rue !
Il est urgent que les jeunes puissent exprimer leurs revendications de façon apaisée, qu’ils obtiennent des réponses argumentées et surtout qu’ils RETOURNENT EN COURS pour préparer leur avenir!
Cahier de doléances · Éducation
Problème n° 2399
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