Directeur d'une école primaire en REP+ depuis 11 ans, en décharge totale, et anciennement enseignant en REP dans la même ville durant 7 ans, je suis confronté à de multiples problèmes mais également des réussites.
Je souhaite faire part d'une problématique qui concerne exclusivement le secteur des REP+ mais qui est très symptomatique du fonctionnement de notre institution.
Chaque enseignant en REP+ dispose d'un droit à la formation de 18 demi-journées en interdegrés (1er et 2nd degrés). Ce droit est mis en oeuvre par la mise à disposition de brigades de remplacement envoyées dans les écoles. Aujourd'hui, compte tenu du manque de moyens de remplacement, il n'est possible de mettre en place que 6 demi-journées. Les objets de travail sont choisis chaque année, avec des redites et avec la sensation pour les enseignants de "tourner en rond" indéfiniment autour des mêmes problématiques (compréhension, résolution de problème, apprentissage du lexique...). Des formateurs académiques interviennent (lorsque cela est possible et lorsque l'intervention n'est pas annulée au dernier moment) sur une durée très courte (entre 2 et 3 h), devant s'adapter à un public d'enseignants allant de la TPS à la 3ème. Il est demandé ensuite aux enseignants de mettre à profit ces éléments de formation durant les autres demi-journées de façon autonome sous couvert du pilotage pédagogique du directeur/de la directrice.
Chacun fait son travail avec engagement, les pilotes du réseau, les conseillers pédagogiques, le coordonnateur de réseau, les formateurs et bien entendu les enseignants.
Ces heures de formation, qui seront finalement peu suivies d'effet auprès des élèves, représentent des moyens financiers importants, de l'argent public peu efficace. Elles donnent une sensation de vacuité des moyens donnés aux enseignants de REP+.
Cette expérience/témoignage issue de la REP+ est peut-être partagée ailleurs sous différentes formes.
Cahier de doléances · Éducation
Problème n° 2490
1 solution proposée
Il conviendrait de se recentrer au plus près des difficultés que peuvent rencontrer les équipes d'écoles en REP et REP+ et favoriser l'accompagnement en classe. Les conseillers pédagogiques et formateurs croulent sous les missions administratives annexes auprès des Inspections de circonscription, ils ne peuvent plus être présents dans les classes auprès des enseignants et des élèves pour apporter leur expertise, expliquer ce qui est efficace ou non pour apprendre. On donne désormais cette charge au directeur, pilote pédagogique.
Au lieu d'empiler les dispositifs inefficaces en REP et REP+, il conviendrait de renforcer l'accompagnement sur le terrain en doublant, voire triplant le nombre de conseillers pédagogiques au sein des circonscriptions, tout en revalorisant cette fonction.
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Les solutions sont écrites par les inscrits, puis relues avant publication.
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