Aujourd’hui, après avoir travaillé je suis reconnue en situation d’invalidité totale et permanente, reconnue par le comité médicale de la fonction publique.
Je n’ai pas choisi d’avoir 3 maladies auto-immune , et d’être considérée comme handicapée. Je n’ai pas choisir que mon corps me fasse souffrir chaque jour, je n’ai pas choisi cette fatigue chronique qui est l’équivalent de l’épuisement pour une personne lambda , je n’ai pas choisi ces traitements qui rendent malade ou qui abiment mon foie. Je n’ai pas choisi de perdre mon statut social, j’ai pas choisi de perdre mes primes liés aux responsabilités de mon poste lorsque j’ai été obligée de ne plus travailler : j’ai perdu 1200€ de prime du jour au lendemain… et ensuite j’ai perdu la moitié de mon salaire. Aujourd’hui je vis avec 704€ par mois en demi traitement , maintenu par ma collectivité employeur jusqu’à la décision de la caisse de retraite…. Cela fait 1 an et 1/2 que j’ai demandé mon départ en retraite anticipé pour invalidité pour éviter le licenciement à l’issue de mon congés longue durée pour longue maladie …. Et il faut que j’attende encore 2 ou 3 mois pour que la caisse de retraite des agents de territoriaux, valide ou invalide ma demande.Sachant que j’ai 53 ans que je n’ai pas tous mes trimestres, je vais avoir une retraite ridicule et vivre sous le seuil de pauvreté,.Le fait d’avoir 53 ans et d’être reconnu en situation d’handicap, j’ai choisi par dépit la retraite anticipée pour invalidité. Car malgré mes recherches je n’ai pas pu trouver un cadre de travail compatible avec mes pathologies. J’ai voulu reprendre des études à la fac pour mettre un profit que je sais faire, mais cette reprise des études étaient trop onéreuse , j’ai dû abandonner. J’ai voulu chercher du télétravail pour pouvoir adapter mon emploi du temps mais c’est missions impossible.
Je décris mon cas, mais je sais que je ne suis pas la seule, c’est le parcours du combattant, une déchéance social et financière.
Cahier de doléances · Handicap
Problème n° 2503
1 solution proposée
Le maintien des salaires et des primes lorsqu’il s’agit de maladies reconnues. Prendre en compte dans le calcul du handicap la lourdeur des traitements, reconnaître et mieux évaluer la fatigue chronique liées au pathologies.
A l’heure du numérique, travailler avec nous sur le développement du télétravail pour les personnes en situation de handicap, car nous avons des compétences et du savoir-faire. Nous permettent d’accéder à des travails mieux aménagés, pas seulement en terme de matériel, mais aussi en terme de gestion du temps et des horaires, et compenser financièrement notre incapacité de travailler sur un temps plein, mets le fer, à hauteur de nos compétences, pas sur un système forfaitaire.
Et lorsque le travail n’est pas possible permettre un accès facile, et surtout beaucoup plus rapide, soit de l’indemnité MDPH soit du passage à la retraite pour invalidité. Arrêter un système anxiogène qui augmente et favorise nos pathologies. Ce sont pas forcément des impératifs des dossiers à faire qui sont complexes, mais ce sont les délais de traitements qui ne sont pas efficients.
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