Le vieillissement de la population française va entraîner une augmentation importante du nombre de personnes très âgées et, avec elle, des situations de perte d’autonomie. L’enjeu n’est donc pas seulement de vivre plus longtemps, mais de savoir dans quel état de santé et avec quel degré d’autonomie nous vieillirons.
Or, la perte d’autonomie est multifactorielle! Elle n'est pas simplement dû à l'âge! Elle est notamment favorisée par les maladies chroniques (diabète, tabac, alcool..), neurodégénératives (Parkinson, Alzheimer), mais aussi par la diminution de l’activité physique, les chutes, la dénutrition ou encore l’isolement social.
Dans le même temps, notre modèle d’accompagnement atteint progressivement ses limites. Le recours à des EHPAD fortement médicalisés est coûteux et ne correspond pas toujours au souhait des personnes âgées, qui désirent majoritairement rester chez elles aussi longtemps que possible.
Enfin, le maintien à domicile repose encore largement sur les aidants familiaux. Avec l’allongement de la vie, les enfants de personnes âgées de 85 ou 90 ans sont cependant souvent eux-mêmes âgés, parfois retraités et confrontés à leurs propres problèmes d’autonomie.