Il y a une terrible déconnexion entre ce qu'on appelle à juste titre l'élite stato-financière et le réel. Le personnel politique et les hauts fonctionnaires n'ont jamais, ou très peu, été confrontés au réel. Par le passé, les ministres avaient auparavant été élus locaux, maire puis députés par exemple. Aujourd'hui on peut devenir premier ministre ou président en ayant moins de 30 ans ou sans jamais avoir été confronté au suffrage universel ni aux permanences de mairie ou de député ou autre.... Cela ne permet pas d'appréhender et de comprendre les difficultés quotidienne et conduit à des décisions inadaptées et souvent guidées par des considérations strictement gestionnaires ou corporatistes.
De plus, ces mêmes personnels sont tous (ou très majoritairement) issus du même creuset (ENA, Sciences PO, HEC...), endoctrinés au néolibéralisme, sans aucun esprit critique ni culture économique. Pire, c'est même un critère de reproduction. Le moindre écart à la doxa disqualifie les prétendants, ce qui focalise d'avantage le problème. Les rares personnalités qui pourraient introduire de la diversité sont sélectionnées sur leur porosité au dogme.... Exit donc la contradiction qui permet souvent d'approfondir une analyse ou de considérer des alternatives... Sans diversité, pas de fertilisation.
Cahier de doléances · Médias
Problème n° 2649
1 solution proposée
Il serait souhaitable d'ouvrir davantage les cercles de décisions à des profils complémentaires, plus rationnels et surtout moins gestionnaires. En effet, comment prendre des décisions stratégiques quand on n'a aucun ordre de grandeur physique à l'esprit, quand on ne connait pas son domaine, quand on est parachuté de ministère en ministère sans connaitre le portefeuille. Dans ce cas, il ne reste plus que le tableur excel et son pied de page comme radeau de flottaison. Cela conduit invariablement à "il faut tailler dans les dépenses", seule variable d'ajustement facile à appréhender... Il me semble que par le passé, nous avions plus d'ingénieurs dans ces postes de décision (ce qui ne garantit rien s'ils sont formés comme leurs prédécesseurs).
Il faut donc introduire de la DIVERSITE dans les enseignements. Keynes m'a-t-on dit est banni des enseignements, sauf peut etre dans quelques universités....
Dans ce domaine aussi, il faut que l'instruction amène de la surface et développe l'esprit critique faute se quoi nous demeurerons les victimes de la perpétuelle reproduction des mêmes recettes, au mieux contreproductives...
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