Faire de l’orientation un choix et de la voie professionnelle une voie de réussite
Champ : collèges et lycées publics et privés sous contrat, outre-mer compris, avec les centres de formation d’apprentis comme partenaires.
1. Donner une expérience concrète des métiers à tous
Utiliser les quatre demi-journées annuelles déjà prévues pour organiser, au collège, au moins une visite de formation professionnelle ou technologique et une rencontre avec des professionnels chaque année. Présenter des métiers variés, leurs gestes, conditions de travail, rémunérations et évolutions possibles.
Proposer ces découvertes à tous les élèves, filles et garçons, quels que soient leurs résultats. Maintenir des enseignements généraux et scientifiques exigeants.
Avant les choix de troisième, garantir un entretien individuel avec un personnel formé, associant la famille et mobilisant un psychologue de l’Éducation nationale si nécessaire. Présenter plusieurs parcours, leurs prérequis et les aides.
2. Garantir des stages accessibles et formateurs
Confier aux établissements, avec les bureaux des entreprises existants en lycée professionnel, la responsabilité d’aider chaque élève à trouver un stage adapté. Utiliser les outils existants, sans nouvelle plateforme nationale.
Chaque stage comporte un tuteur identifié, des activités prévues, un contact avec l’établissement et un bilan. Vérifier sécurité, accessibilité et contenu pédagogique ; retirer les partenaires qui ne respectent pas leurs engagements.
Prévoir une solution de remplacement si l’accueil échoue. Soutenir les déplacements et l’hébergement des élèves modestes, en complément des aides existantes.
3. Moderniser les formations sans enfermer les jeunes
Programmer avec les régions et les professionnels la modernisation des ateliers, des équipements et des formations : maintenance, énergie, bâtiment, industrie, numérique, agriculture, services et métiers d’art.
Croiser besoins économiques, aspirations, poursuites d’études et accès géographique. Ne pas fermer une formation sur la seule base d’un mauvais taux d’emploi à six mois.
Publier, par formation si les effectifs le permettent, réussite au diplôme, poursuite d’études, insertion à six et vingt-quatre mois et types de contrats. Expliquer le contexte local et le profil des élèves accueillis.
4. Rendre les changements de voie possibles
Renforcer les passerelles existantes entre voies générale, technologique et professionnelle, et entre spécialités. Chaque demande reçoit un entretien, une évaluation des acquis et une réponse motivée.
Financer des modules de transition, avec places d’accueil identifiées et reconnaissance des acquis. Prévoir jusqu’à 60 heures d’appui pour les élèves concernés. Un changement ne doit pas imposer de recommencer inutilement une année entière.
Accompagner les ruptures d’apprentissage avec les CFA et les établissements, pour chercher une poursuite de formation. Les prérequis restent exigés.
5. Répartir les responsabilités
• État : diplômes, programmes, personnels, qualité pédagogique et financement de l’accompagnement.
• Rectorats et régions : programmer ensemble les formations ; les régions financent les équipements des lycées et organisent l’information sur les métiers.
• Directions départementales de l’Éducation nationale : coordonner les affectations, les passerelles et le suivi des élèves sans solution.
• Départements et communes : faciliter l’accès aux équipements locaux et aux activités, selon leurs compétences.
• Établissements et centres d’information et d’orientation : entretiens et suivi.
• Entreprises et CFA : accueil, tutorat et qualité des périodes professionnelles, en lien avec les équipes pédagogiques.
6. Un financement identifiable et une évaluation
Hypothèses annuelles de moyens supplémentaires :
• 500 ETP de psychologues de l’Éducation nationale pour l’orientation × 85 000 € de coût employeur : 42,5 M€.
• Fonds complémentaire d’immersion : 800 000 élèves × 50 € : 40 M€.
• Mobilité ciblée : 100 000 élèves × 300 € en moyenne : 30 M€.
• Passerelles : 30 000 élèves × 60 heures, en groupes moyens de six, à 90 € par heure d’enseignement : 27 M€.
• Organisation des stages et évaluation : 10,5 M€.
Total : 150 M€ annuels, financés par l’État. Ajouter 100 M€ par an pendant cinq ans pour moderniser 100 sites publics par an, sur une hypothèse de 1 M€ par site, financés à parts égales par l’État et les régions volontaires.
Soit 250 M€ supplémentaires par an pendant cinq ans. Coûts indicatifs, avec entretien des équipements à prévoir. Les moyens déjà votés et ceux des autres fiches restent distincts.
Démarrer en 2027 à un cinquième de cette échelle : 30 M€ de fonctionnement et 20 M€ d’investissement annuels. Après deux années, évaluer qualité des stages, choix satisfaits, diplômes et ruptures de formation. Viser une baisse de 20 % des ruptures sans poursuite de formation dans les établissements pilotes, comparés à des établissements similaires, avant extension.