Au vu des médias, notamment, mais aussi du débat présidentiel, je ne peux m'empêcher de penser à cette citation du général de Gaulle :
« Les Français ne pensent qu'à bouffer et à augmenter leur niveau de vie. Le bifteck-pommes frites, c'est bon. La Quatre-chevaux, c'est utile. Mais tout cela ne constitue pas une ambition nationale. »
Il faut évidemment l'adapter : la « bouffe » compte désormais peu. On pourrait évoquer les smartphones ou les fringues. Bref, il faut sortir d'un débat, voire d'une société, où le pouvoir d'achat est l'alpha et l'oméga. Il semble aujourd'hui conditionner la politique : quel impact sur le pouvoir d'achat... En particulier quand cette problématique consiste surtout à faire prendre en charge les dépenses contraintes par différentes prestations (chèque énergie, APL, repas étudiant à 1 €, réductions en tout genre) pour dégager du « revenu disponible » pour d'autres choses.
Les Français ont ainsi dépensé près de 3 milliards d'euros pour la télévision payante. Il se vend environ 15 millions de smartphones par an en France... À noter que ces dépenses sont en défaveur de la balance commerciale. Ainsi, toute relance par l'action sur le revenu présente un risque de partir, pour une partie, vers des activités hors de France.