Sport à l’école : une pratique physique insuffisante et des inégalités d’accès
L’activité physique des enfants et des adolescents reste marquée par des écarts selon le sexe, l’âge et le milieu social. L’étude française Esteban, réalisée en 2014-2016 et reprise dans la synthèse de Santé publique France de 2024, indiquait que seuls 51 % des garçons et 33 % des filles de 6 à 17 ans atteignaient les recommandations d’activité physique. Ces données anciennes ne constituent pas une mesure de la situation en 2026. Elles montrent cependant une diminution de l’activité après dix ans et une pratique moins importante dans les ménages les moins diplômés.
Les horaires scolaires prévoient trois heures hebdomadaires d’EPS à l’élémentaire, quatre heures en sixième et trois heures dans les autres classes du collège. Ces volumes inscrits à l’emploi du temps ne renseignent toutefois pas, à eux seuls, sur le temps effectivement passé en mouvement, les disciplines accessibles ou la continuité des apprentissages.
L’accès à une pratique complémentaire dépend notamment de la proximité des installations, des créneaux disponibles, du transport, du coût des inscriptions et de la disponibilité familiale. Ces contraintes peuvent se cumuler pour les élèves des territoires peu équipés ou des familles disposant de moins de ressources.
Les possibilités de participation diffèrent également selon le niveau sportif, la confiance en soi, l’état de santé ou le handicap. Une offre existante ne signifie donc pas que chaque élève puisse effectivement y accéder et s’y engager durablement.
Le problème est double : une activité physique insuffisante pour une partie des jeunes et des conditions inégales pour découvrir, pratiquer et poursuivre un sport au cours de la scolarité.