Alors que le parc nucléaire historique français — financé par l’effort des contribuables — permet de produire une électricité parmi les moins chères d’Europe, la réglementation du marché européen de l'énergie soulève une question cruciale de souveraineté.
Est-il économiquement juste d'exposer nos industries, nos transports et le pouvoir d'achat des ménages aux prix de gros européens, ou la France doit-elle sanctuariser son avantage compétitif face à des voisins qui ont fait des choix énergétiques différents ?
Cahier de doléances · Environnement
Problème n° 285
4 solutions proposées
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La France doit sanctuariser.
Voici mes solutions a ce problème:
Faire bénéficier la production française de contrats d’électricité durables
Je propose de garantir aux entreprises qui produisent en France un accès durable à une électricité compétitive, tout en finançant l’entretien et le renouvellement de nos moyens de production.
La CRE évalue le coût complet du nucléaire existant à 60,3 €/MWh, en euros 2026, pour 2026-2028. Ce repère concerne la production : le transport, la distribution, l’adaptation aux heures de consommation et les taxes restent à financer.
1. Constituer une première enveloppe de 50 TWh par an de contrats de fourniture de cinq à dix ans pour les sites industriels, les PME regroupées et les transports électrifiés. Comptabiliser les contrats existants qui répondent à ces critères. Fixer les prix selon des coûts audités, incluant les investissements et la rémunération du capital, avec une formule de révision connue à la signature.
2. Conditionner cet accès à des engagements vérifiables : activité productive sur le territoire, investissements d’électrification ou d’efficacité énergétique, interdiction de revendre à profit l’électricité ainsi obtenue. Permettre aux PME de mutualiser leurs achats avec un accompagnement standardisé.
3. Confier à la CRE le contrôle des coûts et de la répercussion effective de l’avantage aux consommateurs. Faire valider le dispositif au niveau européen, notamment ses éventuelles aides publiques. La réforme européenne de 2024 encourage déjà les contrats de long terme ; l’enjeu est de les rendre effectivement accessibles.
Ordre de grandeur : sur 50 TWh, un écart de prix de 20 €/MWh représente 1 milliard d’euros par an pour les entreprises concernées. C’est une illustration de l’exposition économique, pas une économie garantie : un contrat stable peut aussi être supérieur au marché à certaines périodes.
Conserver les interconnexions et les échanges européens, utiles à la sécurité d’approvisionnement, tout en réduisant la dépendance des investissements industriels aux fluctuations quotidiennes des prix. Publier chaque année les volumes contractualisés, les prix moyens et les investissements réalisés en contrepartie.
La France doit développer sa souveraineté et doit imposer à Bruxelles son autorité, son pouvoir. L'Europe ne correspond plus du tout à une Europe fédérale comme il aurait été souhaitable qu'elle le soit. L'Europe nous impose ou nous a imposé des solutions facilitant la vie d'autres Européens. Dans le fond, c'est une bonne chose, mais ne nous laissons pas marcher sur les pieds.
EDF est une force de notre pays. Nous ne devons plus casser nos champions payés avec nos impôts.
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