Autour de moi, en Seine et Marne, je connais trop de personnes qui travaillent et qui pourtant n'y arrivent plus. Des AESH, des infirmières, des aides à domicile, des chauffeurs, des magasiniers… la liste serait trop longue. Ces femmes et ces hommes sont dévoués, et heureusement qu'ils sont là pour nous. Pour eux, chaque mois, le loyer, les courses, l'énergie et le plein passent avant tout le reste, et ce qui reste fond.
Quand, rarement, ils obtiennent une augmentation, elle se voit à peine sur la fiche de paie : entre ce que coûte leur travail à leur employeur et ce qu'ils touchent vraiment, l'écart est énorme. Et s'ils gagnent un peu plus, ils perdent une aide ailleurs.
Ils ne demandent pas l'aumône. Ils demandent que le travail paie, que l'aide arrive à celles et ceux qui en ont besoin sans qu'ils aient à la réclamer, et que chacun contribue à sa hauteur. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas. À quand un salaire net pour avoir une vie décente et une solidarité juste et efficace ?
Cahier de doléances · Économie
Problème n° 2856
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