On voit bien aujourd’hui l’impasse dans laquelle nous nous trouvons : des gouvernements minoritaires qui se succèdent, des décisions prises par les gouvernants alors même qu’elles sont parfois rejetées par une large majorité de Français. On pourrait penser que la proportionnelle permettrait de régler ce problème en donnant une représentation plus fidèle des différentes sensibilités politiques. Mais elle ne règle pas nécessairement la question de la souveraineté populaire. Dans les systèmes proportionnels, comme en Suède, la multiplication des partis représentés au Parlement peut conduire à des coalitions et à des accords entre partis qui deviennent indispensables pour gouverner. Le pouvoir de décision se déplace alors en partie vers les négociations entre formations politiques. Le problème est donc plus profond : il ne suffit pas de mieux représenter les citoyens au Parlement ; il faut aussi leur permettre de participer directement aux décisions qui les concernent.
Cahier de doléances · Institutions
Problème n° 289
2 solutions proposées
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Il faut, à mon sens et de toute urgence, injecter une bonne dose de démocratie directe dans notre système afin de combler les lacunes d’une démocratie représentative qui ne permet pas toujours à la volonté populaire de s’exprimer directement. De Rousseau à Cornelius Castoriadis, une partie de la pensée démocratique rappelle que la souveraineté ne peut pas être réduite au simple fait d’élire des représentants tous les cinq ans.
Les dernières années ont montré le décalage qui peut exister entre les décisions prises et l’opinion d’une partie importante des Français. La réforme des retraites de 2023 en est un exemple particulièrement frappant, tout comme la suppression de l’ISF en 2017, qui a suscité un débat important sur l’écart entre les choix des gouvernants et les attentes d’une partie de la population.
Il devient donc nécessaire de permettre davantage aux citoyens de trancher eux-mêmes certaines grandes questions, par le référendum et l’initiative citoyenne, aussi bien au niveau national que local. L’objectif ne serait pas de supprimer la démocratie représentative, mais de la compléter : les élus continueraient à gouverner, mais le peuple pourrait reprendre directement la parole lorsque des décisions majeures engagent durablement la collectivité.
Je suis pour une proportionnelle intégrale. On voit ce que donne l'absence de proportionnelle.
En ce qui concerne la constitution de majorités, je ne trouve pas normal que les élus soient déjà indemnisés avant la constitution d'un gouvernement ou pendant les absences de gouvernement de plein droit. Cela devrait favoriser les compromis…
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