Arrêter le nivellemnt "par le bas", rétablir l'intérêt pour l'apprentissage et les métiers manuels, mieux accompagner le handicap
Cahier de doléances · Éducation
Problème n° 3
14 solutions proposées
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On pourrait déjà commencer par remettre les élèves au travail, avec des devoirs, des DM, des interrogations surprises… Qu'on réenseigne la grammaire et l'orthographe ; qu'on arrête de faire passer dans la classe suivante des élèves qui n'ont pas le niveau et qu'ils bénéficient d'aides ; et qu'on arrête de donner le bac à tout le monde…
Il faudrait dès aujourd’hui réfléchir aux emplois de demain.
Je suis dans le domaine du développement logiciel et l’arrivée de l’IA va révolutionner ces métiers. Cela a déjà commencé.
Quant au nivellement par le bas, il faut arrêter de ne vouloir que des bac +12.
Revenir aux formations en alternance, les valoriser. Les métiers manuels vont revenir en force grâce ou à cause de l’IA.
Je suis ingénieur en conception mécanique et calcul dans l'industrie, mais j'ai commencé par un CAP et un BEP.
J'ai eu la chance de pouvoir utiliser certaines passerelles, mais tous n'ont pas cette chance ni cette opportunité.
Or, pour faire un bon ingénieur, il faut être bon technicien.
Il serait plus que nécessaire de faire des ponts. Par exemple, une personne en CAP ayant travaillé doit pouvoir reprendre ses études « si et seulement si » elle a le niveau requis. Cette reprise d'études serait à financer pour tout ou partie par les entreprises, lesquelles seraient les bénéficiaires des nouvelles compétences de leur employé. Cela fonctionne aussi avec un bac pro qui voudrait être bac + 2, etc.
Dès la 6e, réallouer une partie du temps scolaire pour faire déplacer les collégiens dans les entreprises locales de leurs communes ou des communes voisines : artisans, agriculteurs, pêcheurs, commerçants, etc.
Faire intervenir une fois par mois ou de manière bimensuelle, dans chaque classe, un professionnel qui présente son métier et son parcours professionnel aux élèves. Cela permet de répondre directement aux questions que peuvent se poser les collégiens sur ces métiers.
Ex. : menuisiers, cuisiniers, plombiers, informaticiens, soudeurs, agriculteurs, militaires, policiers, etc. La liste n'est pas exhaustive.
Liens directs entre les professionnels et les collégiens et, du coup, entre les générations.
Soutenir de manière importante la filière de l'apprentissage, la valoriser à l'école par les enseignants et l'équipe pédagogique scolaire. Plus une voie de garage !
Pourquoi ne pas promouvoir les métiers de l'artisanat lors des championnats du monde ou des MOF, les ouvrages d'art… Il faut vraiment un changement de mentalité concernant ces métiers : ne plus faire de lien entre le carreleur et le Portugais, le maçon et le Maghrébin ou le Roumain, etc. (Désolé si c'est caricatural, mais ça peut faire partie de l'imaginaire des gens qui pourraient se diriger vers ces domaines.) Il faut refaire briller ces métiers indispensables aux petites entreprises. Sûrement revaloriser le salaire de ces filières sans handicaper les marges des entreprises.
Le Conseil d’analyse économique a proposé un plan sur 10 ans pour agir sur les 2 grandes problématiques françaises en matière d’éducation : la baisse du niveau et les inégalités. Avec 5 milliards d’euros par an (moyens dégagés grâce à la baisse des effectifs), il propose notamment une augmentation drastique de la formation continue des enseignants, la mise en œuvre de tutorat en groupes de 2 à 4 élèves, la définition d’objectifs de niveau clairs et la réduction de la taille des classes. Autant de mesures qui ont fait leurs preuves dans les pays étrangers et qui doivent nous permettre de remonter dans le classement PISA.
Arrêter le collège unique.
Rétablir le redoublement dès la maternelle et le primaire : redoubler n'est pas un gros mot. Il s'agit de permettre à un enfant d'évoluer à son rythme. En supprimant le redoublement, l'État français a laminé le niveau scolaire.
Quelques pistes de réflexion :
- Supprimer le collège unique avec la répartition suivante :
Cycle 1 (PS, MS, GS) : maternelle.
Cycle 2 (CP, CE1, CE2) : primaire A.
Cycle 3 (CM1, CM2, 6e, 5e) : primaire B.
Cycle 4 (4e, 3e, seconde) : secondaire A.
Cycle 5 (première et terminale) : secondaire B.
- Prévoir des passerelles/orientations à la fin des cycles 3 et 4.
Chacun n'a pas les mêmes capacités intellectuelles, ce qui n'ôte rien au potentiel de chaque individu. Les passerelles dédiées aux enfants momentanément en difficulté permettent de rejoindre le cycle suivant en fonction des capacités de chacun.
Pour autant, les solutions doivent s'appuyer sur la capacité des entreprises et des établissements à accueillir dans de bonnes conditions ces élèves qui sortent du parcours dit classique. Il est donc primordial d'établir un contrat fort avec les institutions et les entreprises, notamment pour les stages d'apprentissage.
Je suis d'accord avec le redoublement et la fin du collège unique, qui sont déjà évoqués.
Selon les études PISA, les meilleurs taux de réussite se situent dans les endroits où les parents sont impliqués. Donc, il faudrait redonner des devoirs à faire à la maison. En effet, cela impliquerait les parents dès le plus jeune âge, en leur faisant signer l'agenda, par exemple.
De plus, je ne sais pas comment il est possible de réussir en mathématiques sans exercices à effectuer à la maison.
Il faudrait rétablir les dictées dès le plus jeune âge. Cela est le seul moyen d'améliorer le niveau en français. En outre, pour le français, il serait judicieux d'arrêter d'étudier les figures de style et de se concentrer sur les grands textes avec une morale à la fin.
Il faudrait rétablir l'éducation civique, qui est l'un des seuls moyens de former le citoyen de demain.
Centrer ses premiers efforts sur l'école primaire, dont la vocation première pour la jeune génération est de construire des fondations solides sur les fondamentaux (français, maths, histoire, géographie, leçon de choses, le tout accompagné d'exercices de travaux manuels, de dessins, de cartes, etc.), de stimuler sa curiosité et de lui apprendre à réfléchir par elle-même.
Pour ce faire, il faut :
- des enseignants bien formés, bien payés et protégés des ingérences de parents d'élèves ;
- une préférence de recrutement pour les enseignants ayant exercé en entreprise au minimum 5 ans ;
- l'accès à la formation continue tout au long de la carrière.
Accompagner un enfant handicapé, ce n'est pas l'entourer de mille précautions pour montrer qu'on s'occupe de lui. C'est lui permettre de suivre, comme les autres élèves, les enseignements dans de bonnes conditions. Il suffit seulement de pouvoir circuler librement dans les différents lieux ouverts aux élèves et d'avoir un environnement de travail adapté.
Il faudrait aussi établir un besoin réel des entreprises dans le futur et ainsi planifier le nombre d'élèves par filière.
Et envoyer les résultats aux familles, comme cela se fait dans un des pays de l’UE.
Remettre le français et la culture française (hist-géo) au sein du collège et du lycée. Trop d’heures supprimées ces dernières années, notamment en LP.
Prendre les bonnes pratiques finlandaises ou anglaises pour améliorer le niveau des élèves.
En ajout à la proposition 299 pour faire visiter aux collégiens les entreprises locales, surtout pour les habitants des grandes métropoles et de leurs banlieues, mais pas que.
Avec l’aide d’agences de voyages, proposer des circuits pas chers aux parents pour des vacances avec logement chez l’habitant, pour faire découvrir des métiers aux enfants. Conseils touristiques, aires de repos et de loisirs, entreprises et producteurs à visiter avec dégustations de produits locaux. Cela pourrait être aussi proposé à des personnes avec ou sans emploi qui veulent changer de métier. Pourquoi pas, pour les ados et les adultes, avec possibilité de mini-formation le matin et de tourisme l’après-midi.
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