Natacha Polony — Ensemble, bousculons l’entre-soi politique

← Santé

Cahier de doléances · Santé

Problème n° 310

La tarification à l’activité (T2A) a sonné le glas de la médecine française.
La santé n’a pas de prix, mais elle a un coût. Celui-ci doit être supporté pour assurer le bien-être de la population.
La T2A a instauré une logique purement financière à la santé : on vend des soins désormais comme n’importe quel bien de consommation. La question de la pertinence du soin n’existe plus, la redondance n’est jamais traquée, la prévention n’intéresse personne : seule la vente de produits de santé (soins, médicaments, dispositifs, consultations) est au cœur du système.
Cette évolution est dramatique car, malgré l’explosion de la charge financière des coûts de santé pour l’État, la santé globale des Français ne fait que se dégrader.
Cette T2A ne profite qu’aux acteurs privés (labos, fournisseurs de matériel médical…) et pille les finances publiques.
Le système de santé est mal organisé, les patients sont mal conseillés. La médecine générale a démissionné de son rôle central, car prise au piège d’une consultation au tarif ridicule.
Les coûts de la vieillesse et de la santé nous ruinent, et pourtant le service rendu devient tellement faible qu’on préfère légaliser l’euthanasie plutôt qu’être capable de répondre aux besoins de la population.
L’objectif du système de santé actuel est de créer des richesses (artificielles car ponctionnées sur les finances publiques) pour se financer, et ça n’est plus soutenable.

Depuis Alpes-Maritimes (06) · 4 octobre

1 solution proposée

Solution n° 311Niveau : État

Il faut changer de paradigme : l’objectif du système doit être de maintenir la population en bonne santé, et non plus de créer de l’argent.

Le mode de financement du soin doit être totalement repensé pour l’éloigner de la logique à l’américaine. Il faut axer sur la prévention, la non-redondance du soin et la pertinence des moyens médicaux engagés.

Le gaspillage en santé doit être traqué avec l’aide des outils numériques modernes. Toute obstination déraisonnable doit être proscrite. Il faut s’attacher à rajouter de la vie aux années et non l’inverse.

Le financement des établissements de santé ne doit plus reposer que sur le volume. La médecine générale doit reprendre un rôle de pivot. Les médecins spécialistes doivent sortir de l’engrenage financier où les charges qu’ils subissent sont si lourdes qu’elles les contraignent à faire une médecine d’abattage.

Prendre soin et non plus vendre des soins : voilà le défi que le système de santé doit relever.

Il n’y a pas d’alternative si on veut garder une solidarité nationale.

Ne pas faire ces réformes aboutira à la privatisation à l’américaine pure et simple du système de santé, car la situation actuelle n’est plus tenable.

Depuis Alpes-Maritimes (06) · 4 octobre

Proposer une solution à ce problème

Les solutions sont écrites par les inscrits, puis relues avant publication.

Je propose une solution

Partager cette page

Le lien s’ouvre sans compte et affiche son image sur les réseaux.

Faire un don Je souhaite être informé

Rejoindre le mouvement

Je souhaite être informé

L’inscription est gratuite, et le don facultatif. Laissez votre adresse : vous recevrez votre invitation par courriel.

Protection de vos données. Les deux champs sont obligatoires. Natacha Polony traite ces informations, ainsi que la source de votre visite, sur la base de votre consentement, uniquement pour vous tenir informé de ses prochaines étapes et mesurer la provenance des participations. Votre inscription est enregistrée dès l’envoi du formulaire. Vous pouvez retirer votre consentement et exercer vos droits à tout moment. En savoir plus sur vos droits et l’utilisation de vos données.

Déjà inscrit ? Connectez-vous.