RUPTURE 2 : L'AGRICULTURE : FAIRE PAYER LA QUALITÉ
Le piège actuel
On impose aux agriculteurs français des normes supérieures à celles de leurs voisins, puis on suspend ces normes par dérogation quand les filières perdent en compétitivité. Résultat : l'agriculteur supporte le coût de l'exigence sans jamais en toucher la prime, et le consommateur ne sait plus ce qu'il achète.
Il faut retourner la question. Quand on interdit un pesticide, c'est une décision de salubrité publique : il s'agit de protéger des vies. La bonne réponse agricole n'est pas de dénoncer la concurrence déloyale, c'est d'accompagner et de vendre la propreté. Le noyer hors marché ? La betterave sans néonicotinoïdes ? Le maïs sans résidus ? Tant mieux : ce sont demain des produits premium.
Cahier de doléances · Agriculture
Problème n° 3608
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