Il est urgent de faire de l’école publique une véritable priorité nationale, en lui accordant les moyens humains et financiers nécessaires à sa mission.
En tant que professeure des écoles, je constate quotidiennement les limites d’un système qui prétend vouloir l’inclusion de tous sans se donner les moyens de la rendre effective.
Où sont les orthophonistes, les psychologues scolaires, les psychomotriciens et les professionnels capables d’accompagner les enfants qui en ont besoin ? Les familles se retrouvent confrontées à des délais d’attente interminables, quand elles ont seulement la possibilité d’accéder à ces professionnels.
Aujourd’hui, les AESH constituent souvent la seule réponse concrète proposée aux besoins particuliers des élèves. Leur travail est indispensable, mais elles ne peuvent remplacer des professionnels du soin, de la rééducation ou de l’accompagnement psychologique.
Il faut également repenser profondément l’orientation scolaire et les filières de formation, revaloriser l’enseignement professionnel et permettre à chaque élève de trouver une voie adaptée à ses compétences et à ses aspirations.
Enfin, il est urgent de mettre un terme au déclassement social et financier des enseignants. Comment accepter que des professionnels hautement diplômés, investis d’une mission fondamentale pour la République, voient leur pouvoir d’achat et leur reconnaissance s’éroder année après année ?