Vivre dans un département rural ne devrait pas condamner à un accès aux soins dégradé.
Lorsqu’il faut effectuer deux heures de route pour consulter un spécialiste, le problème ne se limite plus à la désertification médicale. Il faut aussi payer le carburant, parfois les péages, poser une journée de congé et supporter des délais d’attente considérables.
L’éloignement géographique se transforme en inégalité financière devant la santé. C’est une double peine pour les habitants des territoires ruraux, qui contribuent pourtant au même système de solidarité nationale.
L’égalité d’accès aux soins ne peut pas rester un principe théorique : elle doit devenir une réalité sur l’ensemble du territoire.