Nous assistons à un renversement historique : les générations d’actifs d’aujourd’hui ne sont plus assurées de vivre mieux que leurs parents, malgré des niveaux de qualification plus élevés et une participation toujours aussi importante au monde du travail.
Travailler ne garantit plus de s’élever socialement, ni même de vivre dignement. Les salaires peinent à suivre le coût de la vie, les prélèvements pèsent lourdement sur les revenus et les perspectives d’épargne ou de progression sociale s’amenuisent.
Le travail, autrefois moteur d’ascension sociale, permet désormais à une partie croissante des actifs de tenir financièrement à peine les quinze premiers jours du mois.
C’est un constat accablant pour un pays qui prétend faire du travail et du mérite les fondements de son modèle social.
Qu’une société ne soit plus capable de garantir à ceux qui travaillent la possibilité d’améliorer leurs conditions de vie constitue une faillite majeure de notre promesse républicaine.