La jeunesse est trop souvent livrée à elle-même. L'éducation ne l'instruit pas toujours et de nombreux parents démissionnaires ne les encadrent plus. J'ai travaillé dans un établissement où à chaque récréation il fallait gérer des bagarres, mais dans cette cour, à l'exception du bitume, il n'y avait rien, ni ping-pong, ni terrain de foot ou de basket, ni salles de repos ou de jeux. Quittons la cour pour la ville, même problème. Où sont les lieux de vie et où sont les adultes ? Un jeune de banlieue ou de campagne qui n'a accès ni à une éducation musicale, ni à un club de sport, ou simplement à des terrains de sport ou des salles de jeux, de rencontres, de débats, en libre accès le weekend, finit forcément par traîner dans la rue et l'ennui de le pousser à la première bêtise qui lui rappellera qu'il est bien vivant ou de l'amener vers son téléphone qui ruinera sa santé mentale, ses capacités intellectuelles et sociales, jusqu'à porter atteinte à son humanité.
Cahier de doléances · Jeunesse
Problème n° 3649
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